vendredi , 13 décembre 2019
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Fatshi – « Kabila » : Une cohabitation et non coalition

Effectuant un saut dans le passé, Adolphe Muzito présente la République démocratique du Congo (RDC) comme une nation caractérisée par des conflits politiques à répétition. Selon lui, la conséquence de toutes ces crises sont l’illégitimité politique et la faillite de l’économie du pays de 1960 à ce jour. Chronologiquement, le « Prof de l’Université populaire » cite le conflit Kasa-vubu-Lumumba, Kasa-vubu-Tshombe, Mobutu-Kasa-vubu-Tshombe, Mobutu-Etienne Tshisekedi, Mobutu-peuple. Auxquels s’ajoutent les conflits Mobutu-M’zee Laurent Désiré Kabila, M’zee Laurent-Kabila-Etienne Tshisekedi, Joseph Kabila-Etienne Tshisekedi et, finalement, le conflit Joseph Kabila- Martin Fayulu. En luminaire, Adolphe Muzito titre sur ce qu’il qualifie de quadruple conflit politique actuel Kabila-Fayulu et ses conséquences économiques et sociales. Ce, avant de faire une projection sur les conséquences du conflit politique actuel sur l’avenir du Congo en chiffres. D’ores et déjà, Adolphe Muzito note que la situation politique de la RD Congo est celle d’un régime en conflit avec lui-même. Nous avons un Chef de l’Etat qui a une supposée majorité présidentielle, mais sans majorité parlementaire. La gestion du pays ne pourra que lui échapper. Les réformes économiques, des ordonnances non appliquées par les Ministres du camp adverse. D’où cohabitation et non coalition. 

Si nombre d’acteurs politiques congolais consacrent le plus clair de leur temps au factuel, ce n’est décidément pas le cas pour Adolphe Muzito qui porte un regard critique sur l’avenir du pays. En véritable « croqueur » de chiffres – comme il sait bien le faire – le Premier ministre honoraire présente une sorte de tableau synoptique de la situation économique de la RD Congo sur fond de données chiffrées évaluées en pourcentages. Ce, dans les secteurs clé de l’économie du pays.

Effectuant un saut dans le passé, Adolphe Muzito présente la RD Congo comme une nation caractérisée par des conflits politiques à répétition. Selon lui, la conséquence de toutes ces crises sont l’illégitimité politique et la faillite de l’économie du pays de 1960 à ce jour. 

Chronologiquement, le « Prof de l’Université populaire » cite le conflit Kasa-vubu-Lumumba, Kasa-vubu-Tshombe, Mobutu-Kasa-vubu-Tshombe, Mobutu-Etienne Tshisekedi, Mobutu-peuple. Auxquels s’ajoutent les conflits Mobutu-M’zee Laurent Désiré Kabila, M’zee Laurent-Kabila-Etienne Tshisekedi, Joseph Kabila-Etienne Tshisekedi et, finalement, le conflit Joseph Kabila- Martin Fayulu.

En luminaire, Adolphe Muzito titre sur ce qu’il qualifie de quadruple conflit politique actuel Kabila-Fayulu et ses conséquences économiques et sociales. Ce, avant de faire une projection sur les conséquences du conflit politique actuel sur l’avenir du Congo en chiffres. D’ores et déjà, Adolphe Muzito note que la situation politique de la RD Congo est celle d’un régime en conflit avec lui-même.

 » Nous avons un Chef de l’Etat qui a une supposée majorité présidentielle, mais sans majorité parlementaire. La gestion du pays ne pourra que lui échapper. Les réformes économiques, des ordonnances non appliquées par les Ministres du camp adverse. D’où cohabitation et non coalition. Pas de réformes de fond, pas de coopération avec la Communauté financière internationale (FMI et Banque Mondiale) « , fait remarquerle leader de Nouvel Elan.

LES SEPT CONFLITS DANS LE PAYS

Par ailleurs, Adolphe Muzito postule que le régime actuel est en conflit avec le peuple. Conséquence : illégitimité. « Le peuple dans sa grande majorité ne se reconnait pas dans le pouvoir illégitime actuel. Il ne va pas adhérer à son action. L’incertitude et l’instabilité vont régner. S’ajoute à cela, la méfiance des investisseurs étrangers », ajoute-t-il.

Dans le même registre de conflit, le Premier ministre honoraire présente la RD Congo à la fois comme une République et une Monarchie. Il ajoute que le peuple congolais est en conflit avec lui-même. D’après lui, le peuple est divisé. Les communautés dressées les unes contre les autres. La cohésion nationale est quasi absente. Par conséquent, conclue-t-il, on ne saurait prétendre au développement du pays dès lors qu’il n’y a pas de cohésion nationale.

Dans les tableaux ci-dessous, Adolphe Muzito présente les différents en chiffres, en commençant par le gap entre l’Offre et la Demande politique. Autrement dit, les attentes du peuple et l’offre politique du régime Kabila-Fatshi. Tout bien considéré, il conclut que l’offre du régime actuel est bien loin inférieure aux multiples attentes de la population. 

(avec Grevisse KABREL)

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