lundi , 18 novembre 2019
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Sextape : Un scandale sexuel qui a désacralisé le Kongo Central

Depuis lundi 23 septembre 2019, les députés provinciaux du Kongo Central sont en session extraordinaire pour statuer sur le cas Matubuana-Luemba-Mimie Muyita. Respectivement gouverneur, vice-gouverneur et assistante du gouverneur. Les deux derniers étant impliqués dans un sextape, un scandale sexuel, qui a « désacralisé » cette province, pour paraphraser un ancien gouverneur du Kongo Central.

Une session convoquée pour examiner le réquisitoire du procureur général près la Cour de cassation, en rapport avec ce sextape. À l’issue de cet examen, il se pourrait que l’immunité du gouverneur soit levée afin de permettre à l’organe de la loi de le poursuivre en Justice.

Aussi les membres de l’organe délibérant du Kongo Central sont-ils appelés à s’assumer et à refuser toute immixtion de Kinshasa tendant à déstabiliser politiquement, socialement et culturellement la province. Des Congolais, de la province et d’ailleurs, épris de paix et de justice, invitent également ces députés à être à la hauteur et à prendre une décision qui va renforcer l’unité provinciale. La cohésion et l’unité provinciales étant en jeu, ils devront privilégier d’abord les intérêts de la population Ne Kongo et la paix sociale, gage du développement du Kongo Central.

La division ne va profiter à personne. La fondation du peuple kongo connaît quelques fissures. Donc, il faut faire attention pour que l’édifice Ne Kongo ne s’écroule. Les députés provinciaux ne doivent pas se comporter comme les acteurs de la Société civile de leur province qui, visiblement, ne sont pas sur la même longueur d’onde. Surtout que des clivages tribaux, à peine voilés, sont déjà perceptibles.

Les élus du Kongo Central sont conviés à agir en toute responsabilité et à privilégier l’intérêt commun. Sans oublier de garantir l’avenir de la province en optant pour la justice. Seulement, un bémol à mettre sur le réquisitoire du procureur général près la Cour de cassation qui s’est déjà fait une conviction, en affirmant que le gouverneur Atou Matubuana « est le commanditaire des faits sous la qualification légale d’outrage public aux bonnes mœurs ».

(avec lePotentiel)

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