lundi , 18 novembre 2019
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UE : Des sanctions injustes contre certains dirigeants de RDC ?

Les efforts que déploie l’Union Européenne pour appuyer la démarche d’un de ses membres, en l’occurrence la Belgique, en vue de la reconquête de notre pays ne datent pas d’hier. Avec une assiduité sans relâche, les dirigeants belges s’acharnent, depuis environ 5 ans, à démolir la démocratie congolaise en pleine construction. Afin d’empêcher la classe politique congolaise à s’unir autour d’un projet commun susceptible de consolider l’Etat congolais et de donner à son économie un élan plus affirmé, les libéraux à la tête du gouvernement belge ont, pendant la législature qui s’achève, profité de toutes les occasions pour entraver le bon fonctionnement des institutions de la République Démocratique du Congo (RDC).

Union Européenne intervient dans nos élections

Plus l’échéance électorale du 23 décembre 2018 s’approche, plus il devient difficile pour ceux qui veulent assujettir la République Démocratique du Congo de cacher leur projet. En effet, alors même que la campagne électorale bat son plein à travers le pays, l’Union Européenne vient de donner un signe plus qu’évident de l’appui qu’elle accorde à l’opposition congolaise.

Ce lundi 10 décembre 2018, l’Union Européenne a prolongé pour un an les sanctions injustes prises contre un certain nombre des dirigeants congolais dont l’Honorable Emmanuel RAMAZANI SHADARY, candidat du FCC à l’élection présidentielle du 23 décembre en cours.

Les efforts que déploie l’Union Européenne pour appuyer la démarche d’un de ses membres, en l’occurrence la Belgique, en vue de  la reconquête de notre pays ne datent pas d’hier. Avec une assiduité sans relâche, les dirigeants belges s’acharnent, depuis environ 5 ans, à démolir la démocratie congolaise en pleine construction.

Afin d’empêcher la classe politique congolaise à s’unir autour d’un projet commun susceptible de consolider l’Etat congolais et de donner à son économie un élan plus affirmé, les libéraux à la tête du gouvernement belge ont, pendant la législature qui s’achève, profité de toutes les occasions pour entraver le bon fonctionnement des institutions de la République Démocratique du Congo.

Pour n’indiquer que des événements assez récents, il faut rappeler les efforts malsains déployés par la diplomatie belge en RDC lors de la tenue des «Concertations Nationales » convoquées à l’époque de l’agression du pays par des forces manifestement manipulées par l’extérieur. La conférence convoquée le 7 septembre 2013 avait pour objectif de sensibiliser les différentes forces, présentes sur l’échiquier politique congolais, afin de les unir pour mieux faire face à la guerre qui, comme chacun le sait, visait la dislocation de notre pays.

Malgré la noblesse de cette cause qui ne concernait que la survie de l’Etat créé par Léopold II, la diplomatie belge s’était investie dans des manœuvres visant à décourager quelques opposants incapables de suivre la voie de la dignité et de l’indépendance, telle que voulue par la grande majorité de la classe politique congolaise, soutenue par les masses populaires.

Par la suite, la diplomatie européenne s’est complètement investie dans le soutien des mouvements dits « citoyens » conçus et organisés au sein même des ambassades européennes à Kinshasa. Ces mouvements fantoches, dits «citoyens », auront pour but de se substituer aux partis d’opposition qui se montraient de plus en plus sensibles aux discours patriotiques et nationalistes de Joseph KABILA.

Ayant constaté que ces mouvements, comme les partis politiques d’opposition avant eux, ne parvenaient pas à détourner la Majorité Présidentielle de sa détermination à poursuivre le combat de la libération totale de notre pays, la diplomatie européenne s’est résolue à utiliser l’Eglise catholique. C’est ainsi que, suite à de nombreuses manœuvres, les influenceurs européens pénètrent, assez aisément d’ailleurs, la CENCO sollicitée par le Président de la République pour aider les politiciens à se mettre d’accord afin de sauver le pays d’une crise qui s’annonçait certaine. Ce stratagème échouera à son tour. Les prélats catholiques jetteront l’éponge le 28 mars 2018.

Afin d’éviter que cette institution religieuse ne s’implique directement sur la scène politique, les spécialistes européens des insurrections iront trouver un ancien haut fonctionnaire de l’Organisation Internationale de la francophonie pour les aider à créer ce que l’on appellera « le Comité Laïc de Coordination » CLC en sigle. L’histoire retiendra que dévoyant l’évangile et tournant le dos à la doctrine culturelle de la paix, le CLC, avec la contribution des experts nichés dans les ambassades européennes, a rependu la haine et la violence dans les rues de Kinshasa et d’autres villes congolaises. Par ces manœuvres, les paroisses catholiques s’étaient métamorphosées en lieux de conception des stratégies politiques visant à remettre en cause les institutions démocratiquement et légalement établies. Il a fallu l’intervention discrète du Pape François pour mettre un terme à cette politisation exacerbée de l’Eglise catholique congolaise. Malgré toute l’agressivité du CLC et, à la surprise générale, le régime patriotique et nationaliste de Kinshasa a su tenir tête.

Il fallait donc, pour la diplomatie européenne, trouver une autre procédure afin de mettre un terme définitif au régime souverainiste de Kinshasa. C’est ainsi que le Parlement de l’Union Européenne est entré en jeu. Les lobbyistes, financés notamment par le spéculateur Georges SOROS, parviendront à convaincre quelques parlementaires européens influents à proposer une résolution condamnant, sans les avoir entendu, des personnalités congolaises de haut rang.

Pour des institutions qui se prétendent démocratiques, le devoir de neutralité aurait voulu que les organes officiels européens se tiennent en dehors des affrontements politiques démocratiques qui se déroulent actuellement en République Démocratique du Congo. C’était ignorer l’acharnement des dirigeants belges à reconquérir, coûte que coûte, l’ancienne propriété du Roi Léopold II.

Dans l’affaire de la République Démocratique du Congo, les soit disant «démocrates européens » ont montré à la face du monde les limites qu’ils mettent aux valeurs démocratiques qu’ils propagent. La première surprise est venue de la libération de Jean-Pierre BEMBA, que pourtant les faits accablaient. Il n’y a plus de doute aujourd’hui que cette étrange mise en liberté a été organisée pour remettre l’ancien rebelle dans le circuit de la lutte pour le pouvoir en République Démocratique du Congo.  Depuis, la Cour Pénale Internationale a perdu le peu de crédibilité qu’il lui restait encore.

La honteuse rencontre de Genève de novembre 2018, où l’on a vu un diplomate européen de haut rang, M. ALAN DOSS, manipuler des candidats à la Magistrature Suprême de notre pays, n’est en fait qu’un épisode de cet acharnement des occidentaux à soumettre le peuple congolais à sa volonté.

Aujourd’hui, c’est le Conseil de l’Union européenne, gouvernement de l’organisation du vieux continent qui a décidé de se jeter dans l’arène politique congolaise. En effet, le refus de Bruxelles de garder  ses distances dans l’affrontement démocratique en RDC est un choix politique délibéré et incontestable. L’Europe, qui ne cesse de dénoncer les interventions étrangères, notamment russes ou américaines lorsqu’elles la concernent, s’est résolu de soutenir la Belgique afin qu’elle reprenne sa domination sur la nation congolaise et son peuple.

Le Conseil de l’Union Européenne n’a fait que poursuivre le travail fait par ALAN DOSS à Genève. L’appui des occidentaux à Jean-Pierre BEMBA, à Moïse KATUMBI ne souffre d’aucune ambiguïté.  L’Union Européenne a choisi de voter Martin FAYULU.  Nous devons nous y opposer.

A l’exemple des Etats-Unis qui, pour des raisons démocratiques, dénoncent les manœuvres russes dans son processus électoral, à l’instar d’Emmanuel MACRON, Président de la France, qui proteste contre les interventions américaines dans la politique intérieure de son pays, les Congolais que nous sommes, avons le droit de revendiquer une totale indépendance dans le déroulement de notre processus électoral.

Dans ces conditions, il urge de sensibiliser tout congolais épris de paix et du sens de la dignité de voter selon sa conscience et non en fonction des pressions qui nous viennent de l’extérieur.

Que vivent l’indépendance, la souveraineté, la dignité et l’autodétermination du peuple congolais.

(Par Jean-Pierre Kambila Kankwende)

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