samedi , 19 octobre 2019
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RDC : Menace de la présidence contre le patron de l’IGF

Tout est parti d’une correspondance attribuée à Vital Kamerhe, intimant au service de contrôle de l’Inspection générale des finances de suspendre toute mission de contrôle dans les services publics. Directement après, les services de la présidence de la République ont remis en cause l’authenticité de cette lettre, excluant toute intention du directeur de cabinet du chef de l’État d’empiéter sur les prérogatives de l’IGF. Dans la foulée, des sources concordantes ont fait part de l’interpellation par les services du CNS de l’inspecteur général des finances. Victor Batubenga a affirmé avoir été convoqué, samedi dernier, par les services de François Beya Kasonga, conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité. Il a dit avoir été interrogé pendant trois heures sur les enquêtes en cours en rapport avec les dépenses effectuées par différents ministères depuis l’investiture de Félix Tshisekedi comme président de la République. « On m’a entendu sur procès-verbal. On m’a demandé pourquoi nous avons continué les enquêtes alors que nous avons reçu une lettre du directeur de cabinet nous demandant d’arrêter », a-t-il dit. Il a également indiqué avoir reçu des menaces sur « son intégrité physique » et celle de sa famille. Quatre personnes ont participé à cette audition, d’après lui.

Qu’est-ce qui s’est finalement passé entre le Conseil national de sécurité (CNS) et l’Inspection générale des finances (IGF), deux services relevant de la présidence de la République ? A cette question, les avis sont partagés.

Des informations largement relayées par les réseaux sociaux rapportent que l’inspecteur général des finances – chef de service, Victor Batubenga, a été interpelé le week-end par les services du conseiller du chef de l’État en matière de sécurité sur une mission de contrôle des finances publiques diligentées par la présidence de la République. Sur la toile, on a eu droit à des informations divergentes.

Tout est parti d’une correspondance attribuée au directeur de cabinet du chef de l’Etat, Vital Kamerhe, intimant au service de contrôle de l’Inspection générale des finances de suspendre toute mission de contrôle dans les services publics. Directement après, les services de la présidence de la République ont remis en cause l’authenticité de cette lettre, excluant toute intention du directeur de cabinet du chef de l’Etat d’empiéter sur les prérogatives de l’IGF. Dans la foulée, des sources concordantes ont fait part de l’interpellation par les services du CNS de l’inspecteur général des finances.

Selon le site en ligne Actualité.cd, Victor Batubenga a affirmé avoir été convoqué, samedi dernier, par les services de François Beya Kasonga, conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité. Il a dit avoir été interrogé pendant trois heures sur les enquêtes en cours en rapport avec les dépenses effectuées par différents ministères depuis l’investiture de Félix Tshisekedi comme président de la République.

 « On m’a entendu sur procès verbal. On m’a demandé pourquoi nous avons continué les enquêtes alors que nous avons reçu une lettre du directeur de cabinet nous demandant d’arrêter », a-t-il dit. Il a également indiqué avoir reçu des menaces sur « son intégrité physique » et celle de sa famille. Quatre personnes ont participé à cette audition, d’après lui, suivant des propos rapportés par Actualite.cd.

Un feu de paille

Des déclarations qui contrastent avec le point de vue défendu par le bureau du conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité qui rapporte plutôt une réunion de routine à laquelle a pris part au CNS l’inspecteur général des finances. Le CNS rejette, par conséquent, toutes menaces qui auraient été proférées contre le patron de l’IGF.

A ce propos, une source interne au CNS indique que ce genre de réunions sont fréquents au niveau du bureau du conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité. Il note, à ce propos, que la présence de l’inspecteur général des finances ne peut nullement être assimilée à une quelconque menace qu’on aurait exercée sur lui pour désorienter les missions de contrôle que mener ses services. « Sur les réseaux sociaux, tout y passe. Le CNS et l’IGF sont deux services relevant de la présidence de la République. C’est normal qu’ils échangent par moment des informations dans le cadre de leurs attributions respectives. C’est ce qui a été fait le week-end. Et rien d’autre », a tenu à préciser la même source.

Y aurait-il conflit de compétences entre les services de la présidence de la République ? On est encore loin de ce cas de figure, rassure-t-on à la présidence de la République. Toujours est-il qu’avec le retour du chef de l’Etat depuis dimanche matin, après cinq jours de visite officielle au Japon, les choses devraient s’éclaircir pour des relations apaisées entre le CNS et l’IGF. Entretemps, au CNS, on indique que l’audition du patron de l’IGF est un non-événement qui ne remet pas en cause la détermination du chef de l’Etat à ramener de l’ordre dans la gestion des finances de l’Etat.

(lePotentiel)

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