mercredi , 13 novembre 2019
Accueil / Afrique / Intérêts économiques : La diaspora congolaise dénonce le revirement de la diplomatie française

Intérêts économiques : La diaspora congolaise dénonce le revirement de la diplomatie française

Dans un memo adresse au ministre français des affaires étrangères, les Congolais de la Diaspora dénonce le revirement de la diplomatie française en privilégiant les intérêts économiques par rapport aux respects des valeurs et principe de la Démocratie telles que la Constitution française l’exige à tout dirigent politique de France. « Monsieur le ministre, vous n’êtes pas sans savoir que la falsification de ces résultats électoraux n’avait qu’un seul objectif : donner à nouveau un gage de déstabilisation du pays à l’ex-Président Joseph KABILA. Ce dernier exerce aujourd’hui son influence négative au sommet de l’État et bloque la bonne marche des institutions étatiques et politiques du pays. Son omniprésence politique constitue une menace pour la cohésion nationale et la paix sociale en République Démocratique du Congo. » (…) « Ainsi, à l’effet de matérialiser la volonté de mettre fin à cette crise de légitimité et conflit post-électoral, déclarons ce qui suit :

(1) Non à toute démarche diplomatique française remettant en cause la vérité des urnes telle qu’exprimée par le peuple congolais lors des élections présidentielles du 30 décembre 2018, et qui plébiscite Monsieur Martin FAYULU MADIDI vainqueur avec plus de 62% des voix ;
(2) Non à la thèse d’une démocratie du « Gondwana » pour le Congo ;
(3) Non à toute visite officielle en France de Monsieur Félix TSHILOMBO TSHISEKEDI dans ce contexte de crise de légitimité et de conflit post électoral et de sa volonté manifestée de remettre en cause le choix du peuple congolais ;
(4) Non à toute forme de tentative d’occupation de MINEMBWE (Sud Kivu) par des groupes armés non-identifiées venant du Rwanda ;
(5) Non à l’assujettissement, l’exploitation inhumaine des populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ;
(6) Non aux tueries et assassinats crapuleux au Nord Kivu, Sud Kivu et Ituri ;
(7) Non à toute action soutenant le régime en place issu du Coup d’Etat électoral à se maintenir au pouvoir par la force contre la volonté du peuple congolais ;
(8) Oui à toute initiative française qui aurait pour démarche de rechercher la cohésion politique et la paix sociale en République Démocratique du Congo afin de résoudre cette crise de légitimité, née après la confirmation des résultats électoraux controversés par la Cour Constitutionnelle ;
(9) Nous demandons à la France de respecter la volonté du peuple congolais ;
(10) Nous disons au Président Macron que Monsieur TSHISEKEDI, l’usurpateur, ne pourra jamais s’émanciper de Monsieur KABILA. »

HÔTEL DU QUAI D’ORSAY ; MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET EUROPÉENNES ; 37, Quai d’Orsay ; 75007 PARIS

Objet : DENONCIATION DU REVIREMENT DE LA DIPLOMATIE FRANCAISE METTANT À DOS LE PEUPLE CONGOLAIS AU PROFIT DES INTERETS ECONOMIQUES ET POLITIQUES DE LA FRANCE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.

PARIS, le vendredi 16 août 2019.

Monsieur le Ministre,

Au nom du Peuple congolais (Rép. Dém. du CONGO) ayant exprimé le vœux d’avoir un changement à la tête du pays au travers des élections présidentielles, législatives et provinciales du 30 décembre 2018, nous, personnalités, citoyens et représentants des associations congolaises dans la Diaspora, manifestons, ce vendredi 16 août 2019 devant l’Hôtel du Quai d’ORSAY – Ministère des Affaires étrangères et Européennes, venons par la présente pour dénoncer le revirement de la diplomatie française en privilégiant les intérêts économiques par rapport aux respects des valeurs et principe de la Démocratie telles que la Constitution française l’exige à tout dirigent politique de FRANCE.

Mus par la volonté de consolider la cohésion nationale et la paix sociale, de conjurer toute tentative de retour à la force des armes et de restriction d’espace des droits et libertés fondamentaux consacrés par la Constitution du 18 février 2006 et tous les instruments juridiques internationaux y relatifs, nous, Peuple congolais, avons tous soutenu le processus électoral du 30 décembre 2018 qui a placé Monsieur Martin FAYULU MADIDI à la tête avec plus de 60% du suffrage exprimé. Toutes les chancelleries occidentales ont farouchement reconnues cette victoire dont principalement la France qui avait pris une position diplomatique très remarquée et salue par le peuple congolais.

Bien que le peuple congolais ait fait son choix, de manière libre et démocratique, pour le changement, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a procédé à la fabrication d’autres résultats, en proclamant Monsieur Félix TSHILOMBO TSHISEKEDI comme le vainqueur de l’élection présidentielle et en nommant des députés nationaux et provinciaux, sans pour autant publier les procès-verbaux des résultats électoraux bureau par bureau conformément aux articles 68,70 et 71 de la loi électorale.

Sans moindre volonté de condamner cette violation intentionnelle de la Constitution et d’examiner le recours déposé par Monsieur Martin FAYULU MADIDI déclaré recevable par elle-même, la Cour Constitutionnelle a préféré confirmer dans son arrêt du 19 janvier 2019 ces résultats électoraux controversés, et plongeant ainsi le pays dans une crise de légitimité et conflit post-électoral.

Monsieur le ministre, vous n’êtes pas sans savoir que la falsification de ces résultats électoraux n’avait qu’un seul objectif : donner à nouveau un gage de déstabilisation du pays à l’ex-Président Joseph KABILA. Ce dernier exerce aujourd’hui son influence négative au sommet de l’État et bloque la bonne marche des institutions étatiques et politiques du pays. Son omniprésence politique constitue une menace pour la cohésion nationale et la paix sociale en République Démocratique du Congo.

Conscients que toute démarche de cohésion politique et/ou de paix sociale en République Démocratique du Congo passe avant tout par l’acceptation de la vérité des urnes par tous ; Ainsi, à l’effet de matérialiser la volonté de mettre fin à cette crise de légitimité et conflit post-électoral, déclarons ce qui suit :

  • Non à toute démarche diplomatique française remettant en cause la vérité des urnes telle qu’exprimée par le peuple congolais lors des élections présidentielles du 30 décembre 2018, et qui plébiscite Monsieur Martin FAYULU MADIDI vainqueur avec plus de 62% des voix ;
  • Non à la thèse d’une démocratie du « Gondwana » pour le Congo ;
  • Non à toute visite officielle en France de Monsieur Félix TSHILOMBO TSHISEKEDI dans ce contexte de crise de légitimité et de conflit post électoral et de sa volonté manifestée de remettre en cause le choix du peuple congolais ;
  • Non à toute forme de tentative d’occupation de MINEMBWE (Sud Kivu) par des groupes armés non-identifiées venant du Rwanda ;
  • Non à l’assujettissement, l’exploitation inhumaine des populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ;
  • Non aux tueries et assassinats crapuleux au Nord Kivu, Sud Kivu et Ituri ;
  • Non à toute action soutenant le régime en place issu du Coup d’Etat électoral à se maintenir au pouvoir par la force contre la volonté du peuple congolais ;
  • Oui à toute initiative française qui aurait pour démarche de rechercher la cohésion politique et la paix sociale en République Démocratique du Congo afin de résoudre cette crise de légitimité, née après la confirmation des résultats électoraux controversés par la Cour Constitutionnelle ;
  • Nous demandons à la France de respecter la volonté du peuple congolais ;
  • Nous disons au Président Macron que Monsieur TSHISEKEDI, l’usurpateur, ne pourra jamais s’émanciper de Monsieur KABILA.

Nous dénonçons le revirement diplomatique français en rapport avec les élections du 30 décembre 2018 et nous revendiquons, l’ouverture d’une enquête judiciaire internationale contre les génocides commis contre nos populations notamment de KIVU, KASAI, ITURI et MAI-NDOMBE…

Nous vous saurions gré de nous accorder une audience dans votre cabinet afin d’expliciter et de vous présenter notre projet de sortie de cette crise politique nécessaire pour la cohésion politique et la paix sociale en République Démocratique du Congo.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le ministre, l’assurance de nos sentiments distingués.

Fait à Paris, le 16 AOUT 2019

Les signataires :

  1. M. Pitchou SHOMONGO, Activiste -APDH et Comité de Résistance citoyenne
  2. Mme Solange WANGI, Association Maman LAMUKA
  3. Mme Honorina KIMBANGI, Activiste – Association FSAC/RDC
  4. M. Jean-Jacques NGANGWESHE, Dynamique de l’opposition
  5. M. Patrick MBAMU, Parti politique ECIDE
  6. Mme Dietta KABUYA, Parti politique ECIDE et Association Maman LAMUKA
  7. M. François NZITANU, Parti politique ECIDE
  8. M. Albert MUKULUBUNDU, Parti politique Nouvel Elan
  9. M. Eddy MENEMA, Activiste – résistant congolais et Association RDC
  10. M. Wilkens ALHONGO/Placide Eluki, Activistes – Asso. MIRGEC et BEDEN
  11. M. Jean-Marie MBOYO, Activiste pro-démocratie
  12. M. BOKETSHU /Eddy BOLOMBO, Activistes – Asso. Peuple Mokonzi
  13. M. Claude MUTIMA / Christian BOLA, Activistes
  14. Mme MIREILLE NGATWANGA, Activiste pro-démocratie
  15. Mme Antoinette KINKALA, Activiste – résistant congolais
  16. M. Francis MATUMONA, Activiste – résistant congolais
  17. Mme Gyslaine MATUMONA, Association Maman LAMUKA

Pour tout contact :

Monsieur Pitchou Roland SHOMONGO MBEY
Mme Solange WENGI
Mme Dietta KABUYA

Tél : +33612497294 / +33754540620
Email : memorandum.rdcongo@gmail.com

A lire aussi

Général Defao, artiste musicien congolais.

RDC : Influence du Général Defao sur Wenge Musica

Influence de Général Defao MATUMONA sur l’orchestre Wenge Musica : L’ambassadeur Kija BROWN [ancien producteur et …

Laisser un commentaire