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François De Rugy, ancien président de l’Assemblée nationale française et ministre de la Transition écologique.
François De Rugy, ancien président de l’Assemblée nationale française et ministre de la Transition écologique.

Affaire de Rugy : Les abus d’un pion de Bilderberg exposés en France

Dernière mise à jour, le 8 septembre 2019 à 11:38

M. de Rugy, âgé de 45 ans, s’est indigné contre « la volonté de nuire, de salir, de démolir » de Mediapart qui a en premier dévoilé mardi dernier ses agapes dispendieuses lorsqu’il était président de l’Assemblée entre juin 2017 et septembre 2018. En ce sens, le député de Loire-Atlantique a affirmé avoir déposé mardi matin « une plainte pénale en diffamation » contre le site d’investigation. Dénonçant des attaques sur la base de « photos volées, de ragots », M. de Rugy s’est aussi dit « soumis à un feu roulant de questions nouvelles et contraint de parer sans cesse à de nouvelles attaques ». « Ce n’est pas parce que des médias le disent, qu’il faut le croire forcément », a renchéri Sibeth Ndiaye. Edwy Plenel cofondateur et dirigeant de Mediapart a dit avoir envoyé lundi des questions au ministre sur une nouvelle enquête, mise en ligne mardi, à propos de l’utilisation de ses frais professionnels en tant que député. Il attendait ses réponses pour 14h00, au lieu desquelles il a reçu l’annonce de sa démission. « L’information a été plus forte que la communication », s’est félicité le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, auteur de ces enquêtes.

Après une semaine de polémiques autour de repas fastueux lorsqu’il présidait l’Assemblée, François de Rugy a démissionné mardi de son poste de ministre de l’Ecologie, immédiatement remplacé par la ministre des Transports Elisabeth Borne.

Mme Borne gardera également le portefeuille des Transports, sans pour autant prendre le titre de ministre d’Etat de son prédécesseur, a précisé l’Elysée.

« La confiance que m’accordent le Président de la République et le Premier ministre est un immense honneur », a réagi sur Twitter Mme Borne. « Déterminée à poursuivre ce combat essentiel qu’est la transition écologique et solidaire. Au travail dès demain, avec @brunepoirson et @EmmWargon », a-t-elle ajouté.

M. de Rugy a décidé de quitter son poste après une série de révélations portant notamment sur des dîners fastueux lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale. Il a dénoncé un « lynchage médiatique » alors qu’il s’apprêtait à défendre le projet de loi énergie et climat.

Sur Twitter, le ministre démissionnaire a confié qu’il pensait « aux mots » de François Mitterrand à l’égard de Pierre Bérégovoy, qui s’était suicidé le 1er mai 1993. L’ancien président avait alors déclaré que son Premier ministre avait été « livré aux chiens ».

Emmanuel Macron a dit respecter la « décision personnelle » du ministre, englué dans une série de révélations, « pour qu’il puisse se défendre pleinement et librement », a affirmé l’Elysée à l’AFP.

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a affirmé n’avoir « aucune indication tendant à démontrer que François de Rugy a commis des actes qui sont contraires à la justice », alors que Matignon a lancé une enquête sur des faits reprochés.

Selon son entourage, le ministre a pris sa décision durant la nuit et avait en tête sa démission en se rendant mardi matin à Matignon, où il était attendu pour une réunion de travail « classique » avec Edouard Philippe.

« C’est une décision personnelle. La seule force extérieure c’est l’acharnement de Mediapart », souligne cette source.

Trente minutes avant de se présenter à l’Assemblée pour les questions au gouvernement où, contre toute attente, la démission n’a pas été abordée, M. de Rugy a fait savoir par communiqué qu’il se retirait, « trop attaché à l’écologie pour accepter que (notre) action écologique soit affaiblie par des mises en cause personnelles incessantes ».

Plainte

« La mobilisation nécessaire pour me défendre fait que je ne suis pas en mesure d’assumer sereinement et efficacement la mission que m’ont confiée le président de la République et le Premier ministre », a encore mis en avant M. de Rugy.

M. de Rugy, âgé de 45 ans, s’est aussi indigné contre « la volonté de nuire, de salir, de démolir » de Mediapart qui a en premier dévoilé mardi dernier ses agapes dispendieuses lorsqu’il était président de l’Assemblée entre juin 2017 et septembre 2018. En ce sens, le député de Loire-Atlantique a affirmé avoir déposé mardi matin « une plainte pénale en diffamation » contre le site d’investigation.

Dénonçant des attaques sur la base de « photos volées, de ragots », M. de Rugy s’est aussi dit « soumis à un feu roulant de questions nouvelles et contraint de parer sans cesse à de nouvelles attaques ».

« Ce n’est pas parce que des médias le disent, qu’il faut le croire forcément », a renchéri Sibeth Ndiaye.

Edwy Plenel cofondateur et dirigeant de Mediapart a dit avoir envoyé lundi des questions au ministre sur une nouvelle enquête, mise en ligne mardi, à propos de l’utilisation de ses frais professionnels en tant que député. Il attendait ses réponses pour 14h00, au lieu desquelles il a reçu l’annonce de sa démission.

« L’information a été plus forte que la communication », s’est félicité le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, auteur de ces enquêtes.

Elus « inquiets »

Une source gouvernementale indique que « c’est une décision à laquelle on ne s’attendait pas » et l’explique par le fait que « la pression médiatique se tasse mais ne retombe pas » et que des élus se disent « inquiets » de ce qu’ils entendent dans leurs circonscriptions.

Outre la dizaine de repas organisés à l’hôtel de Lassay, M. de Rugy est également soumis à une « inspection » du secrétaire général du gouvernement pour des travaux dans son logement de fonction.

D’autres révélations embarrassantes se sont succédé, concernant notamment le logement HLM de sa directrice de cabinet qu’il a limogée illico, ou la participation à un dîner « hors agenda » avec des lobbyistes du monde de l’énergie.

La démission de M. de Rugy, 11 mois après celle fracassante de Nicolas Hulot, place de noueveau dans l’embarras Emmanuel Macron qui a fait de la préservation de l’environnement l’un des marqueurs forts de la suite de son quinquennat.

Sa secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon a défendu à sa place mardi au Sénat le projet de loi énergie et climat, indiquant qu’elle « assurerai(t) la continuité de l’Etat » pour que les débats puissent se dérouler « dans les meilleures conditions possibles ».

Pour son autre secrétaire d’Etat Brune Poirson, « plus que jamais au travail », M. de Rugy « souhaite continuer à se défendre, et par là-même il protège le gouvernement, il protège le ministère », a-t-elle dit à BFMTV.

« Légèrete »

Le chef des députés LREM Gilles Le Gendre a aussi salué une démission qui vise à « protéger (la) majorité ». Son homologue au Sénat François Patriat l’a qualifiée « de bon sens, même s’il y a une forme d’injustice ». Il s’agit de la décision d’un homme « à bout », selon la députée Olivia Grégoire.

Barbara Pompili, députée LREM et proche de François de Rugy, a cependant déploré sa « légèreté dans la gestion des moyens publics ».

Les responsables politiques ont tous stigmatisé le « décalage » entre le discours du ministre « chantre de la vertu » et la réalité, à l’instar de la vice-présidente de l’Assemblée LR Annie Genevard, « en colère » parce que « cette affaire réduit un peu plus le crédit qu’ont les hommes politiques auprès des Français ».

MACRON TOURNE LA PAGE RUGY

Décidé à éviter un nouveau feuilleton d’été désastreux, Emmanuel Macron a choisi une solution éclair pour tenter de sortir au plus vite de l’affaire Rugy, en nommant la ministre des Transports Elisabeth Borne pour succéder au ministre de l’Ecologie démissionnaire.

« Le président a souhaité que cela aille extrêmement vite », commente une source proche de l’exécutif, contrairement à plusieurs remplacements précédents qui avaient traîné en longueur.

Le ministère de l’Ecologie, déjà plombé par la démission surprise de Nicolas Hulot fin aout 2018, ne pouvait rester vacant trop longtemps, alors que son enjeu politique s’est encore accru avec la montée des Verts aux Européennes.

En choisissant une remplaçante à l’intérieur du gouvernement, Emmanuel Macron évite le délai de plusieurs jours imposé aux nouveaux entrants par les vérifications de la Haute autorité pour la transparence de la vie politique.

La nomination de Mme Borne, 58 ans, dont le portefeuille était déjà placé sous la tutelle du ministère de la Transition écologique, « est une évidence », a commenté la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.

Le choix de Mme Borne n’illustre pourtant ni l’écologie politique ni un geste en direction des Verts. Ex-directrice de la RATP de 2015 à 2017, ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Ecologie en 2014, Mme Borne est avant tout « une femme de terrain », ancienne préfète de la Région Poitou-Charentes et préfète de la Vienne, fait valoir une source gouvernementale.

« Elle a construit une relation avec les élus locaux à travers les différents textes qu’elle a eu à défendre » et « est opérationnelle tout de suite pour défendre la loi énergie-climat » actuellement au Sénat, souligne cette même source.

« Poursuivre le combat »

« Déterminée à poursuivre ce combat essentiel qu’est la transition écologique et solidaire. Au travail dès demain », a tweeté la ministre mardi soir.

Mme Borne n’incarne pas spécialement les sujets écologiques, à l’inverse de M. de Rugy ou de Nicolas Hulot. Mais « quand on parle de réchauffement climatique, la clé est dans les transports », souligne un conseiller de l’exécutif.

Titulaire d’un double portefeuille, Elisabeth Borne n’aura pas le titre de ministre d’Etat comme ses deux prédécesseurs.

Mais « cela n’a aucune incidence sur la volonté du gouvernement de mener une action résolue en faveur de l’Ecologie », assure l’Elysée qui rappelle ses projets sur l’économie circulaire ou la récente création du Conseil de défense écologique.

Ce n’est pas l’avis de l’opposition: « Nommer à l’Ecologie celle qui s’apprête à remettre 25.000 camions sur les routes en fermant la ligne Perpignan-Rungis, c’est fort! », a aussitôt tweeté le PCF.

« Deux enseignements : le banc de touche de l’équipe Macron est terriblement pauvre. L’écologie est rétrogradée en 2e division en perdant son ministère d’Etat », a critiqué de son côté Julien Odoul (RN).

« Une excellente nouvelle pour la transition écologique et solidaire ! L’alliance des convictions et des compétences », s’est félicité au contraire le député LREM Aurélien Taché.

Tourner la page

L’exécutif veut surtout tourner au plus vite la page d’une affaire de Rugy qui depuis une semaine alimente des soupçons au sein d’un gouvernement qui entend défendre « l’exemplarité ».

Au point que de nombreux membres de la majorité, toujours marqués par la crise des « gilets jaunes », ne cachaient pas leur désir d’une démission rapide de l’ancien président de l’Assemblée. Emmanuel Macron a dit respecter la « décision personnelle » du ministre « pour qu’il puisse se défendre pleinement et librement ».

Englué depuis une semaine dans un feuilleton médiatique sur son supposé train de vie fastueux, photos de homards et champagne à l’appui, François de Rugy a démissionné mardi, peu avant la publication d’une nouvelle salve d’informations sur une utilisation contestée de ses indemnités parlementaires en 2013-2014.

Il a dénoncé un « lynchage médiatique » et a dit avoir porté plainte contre Médiapart. Sur Twitter, il a confié mardi qu’il pensait « aux mots » de François Mitterrand à l’égard de Pierre Bérégovoy, qui s’était suicidé le 1er mai 1993. L’ancien président avait alors déclaré que son Premier ministre avait été « livré aux chiens ».

LES VASTES CHANTIERS QUI ATTENDENT BORNE

Des choix énergétiques à la lutte contre le gaspillage, de vastes chantiers attendent Elisabeth Borne qui succède mercredi à François de Rugy à la tête du ministère de la Transition écologique.

Ces dossiers s’annoncent complexes, avec des décisions qui se heurtent aux intérêts de différents secteurs, à l’heure où la France a déjà du retard sur ses engagements climatiques. Le Haut conseil pour le climat a ainsi récemment appelé l’Hexagone à revoir son action.

« Urgence climatique »

Le projet de loi énergie et climat, actuellement examiné par le Sénat, fixe une série d’objectifs pour répondre à « l’urgence écologique et climatique ».

Il prévoit d’atteindre la « neutralité carbone » à l’horizon 2050, une baisse de 40% de la consommation d’énergies fossiles d’ici à 2030 et la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022.

Il entérine le report de 2025 à 2035 de l’objectif de ramener à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité (plus de 70% aujourd’hui).

Le sujet de la rénovation énergétique des logements, absent du texte initial, a été ajouté par les députés.

Une « convention citoyenne », voulue par Emmanuel Macron comme une réponse au grand débat, est chargée de proposer d’autres mesures. Ces 150 particuliers tirés au sort devront commencer leurs travaux en septembre et conclure début 2020.

Nucléaire et énergies renouvelables

L’adoption du projet de loi énergie est indispensable pour pouvoir entériner la feuille de route énergétique de la France à horizon 2028. Présentée en janvier, la programmation pluriannuelle de l’énergie fait actuellement l’objet de consultations pour d’éventuelles modifications à la marge.

Elle prévoit la fermeture de 14 réacteurs nucléaires sur 58 d’ici à 2035, mais ouvre aussi la porte à la construction de nouveaux réacteurs. Le gouvernement veut disposer mi-2021 des éléments pour se décider.

Elle fixe également des trajectoires de développement des énergies renouvelables avec des appels d’offres réguliers, en particulier dans le solaire et l’éolien.

Transports

Le projet de loi sur les mobilités (LOM), un texte fleuve qui vise à « verdir » les transports, doit revenir en septembre en nouvelle lecture au Parlement.

Il doit notamment fixer un cadre pour la circulation des trottinettes électriques et permettre d’étendre l’interdiction de circulation de véhicules polluants à certaines heures dans les villes.

Nouvelles taxes

Le gouvernement a annoncé début juillet qu’il allait mettre en place dès 2020 une contribution sur les vols au départ de la France. Cette mesure, dénoncée par le secteur concerné, doit être intégrée dans la loi énergie climat.

L’exécutif compte aussi réduire l’avantage fiscal accordé aux transporteurs routiers sur le gazole.

Quant à la hausse de la taxe carbone, étincelle du mouvement des « gilets jaunes », le gouvernement souhaite qu’une éventuelle décision vienne de la « convention citoyenne » installée à la rentrée.

Lutte contre le gaspillage

Le projet de loi pour une économie circulaire sera examiné par le Parlement à la rentrée, dans un contexte d’attentes grandissantes de l’opinion publique.

Ce texte décrète la guerre au plastique et mise sur le recyclage et les consignes. Il recèle de multiples propositions qui doivent cependant trouver leurs modalités concrètes d’application.

Electricité et gaz

Le projet de loi énergie climat intègre un article permettant de faire évoluer le mode de calcul des tarifs régulés de l’électricité, qui avait entraîné une hausse très contestée de 5,9% en juin.

Le texte prévoit également de mettre fin d’ici à 2023 aux tarifs réglementés de vente du gaz, jugés contraires au droit européen.

Bien-être animal

François de Rugy avait prévu de prendre en septembre des décisions concernant le sort des des animaux dans les cirques, les zoos, les delphinariums et les élevages de visons, au moment où l’opinion publique est de plus en plus sensible à la condition des bêtes sauvages en captivité.

Biodiversité

Le gouvernement a présenté début juillet un maigre bilan d’un plan pour préserver la biodiversité. Il est notamment prévu d’augmenter la part des aires marines et terrestres protégées à 30% du territoire d’ici à 2022 (contre 20% actuellement).

L’Office français de la biodiversité (OFB) est en cours de création. Il regroupera à partir de 2020 l’Agence française pour la biodiversité et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage.

Adaptation au changement climatique

Un deuxième plan national d’adaptation au changement climatique a été présenté en décembre. Mais un rapport sénatorial a estimé en mai que la France devait faire plus, alors que des zones littorales, des activités agricoles et des ressources en eau sont menacées.

LE « SOULAGEMENT » DE RUGY

François de Rugy a évoqué son « soulagement » mercredi au lendemain de sa démission et de son remplacement par Elisabeth Borne, un remaniement express décidé par l’exécutif dans l’espoir d’éviter un nouveau feuilleton d’été désastreux.

Lors de la passation de pouvoirs avec Mme Borne mercredi, l’ex-ministre d’État à la Transition écologique a évoqué une « erreur regrettée et payée au prix le plus élevé et le plus cruel », après une semaine de révélations sur ses dépenses.

Démissionner est, selon M. de Rugy, « un double soulagement ». « Politique d’abord », a-t-il dit en louant la « compétence » et le « sens de l’État » de sa remplaçante.

« Mon soulagement est aussi plus personnel », a ajouté l’ex-président de l’Assemblée nationale, pour lui comme pour « l’entourage familial, [sa] femme et [s]es enfants, malmenés ».

Elisabeth Borne, qui conserve son portefeuille des Transports, a assuré que « la transition écologique et solidaire [était] la première des priorités » du « nouvel acte dans lequel le gouvernement est engagé ».

La ministre était présente mercredi après-midi au Sénat pour défendre le projet de loi Énergie et Climat qu’était initialement censé porter son prédécesseur.

Lors du Conseil des ministre, le chef de l’État a salué « le sens des responsabilités » de M. de Rugy « qui l’a conduit à préférer quitter le gouvernement plutôt que d’entraver l’action de la majorité », selon des propos rapportés par la porte-parole Sibeth Ndiaye.

Emmanuel Macron et Édouard Philippe ont rappelé « l’importance que revêt le respect scrupuleux et strict de la séparation des activités publiques et privées et ont invité les ministres à être extrêmement précautionneux et attentionnés » sur ce point, a ajouté Mme Ndiaye.

Contrairement aux précédents du quinquennat, l’exécutif n’a pas traîné pour remplacer le ministre démissionnaire. « Le président a souhaité que cela aille extrêmement vite », confirme une source proche de l’exécutif.

Le ministère de la Transition écologique, déjà plombé par la démission surprise de Nicolas Hulot fin aout 2018, ne pouvait rester vacant trop longtemps, alors que son enjeu politique s’est encore accru avec la montée des Verts aux Européennes.

En choisissant une remplaçante à l’intérieur du gouvernement, Emmanuel Macron échappe au délai de plusieurs jours imposé aux nouveaux entrants par les vérifications de la Haute autorité pour la transparence de la vie politique.

Le choix de Mme Borne n’incarne pourtant ni l’écologie politique, ni un geste en direction des Verts. Ex-directrice de la RATP de 2015 à 2017, ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Écologie en 2014, Mme Borne est avant tout « une femme de terrain », ancienne préfète de la Région Poitou-Charentes et de la Vienne, fait valoir une source gouvernementale.

« Elle a construit une relation avec les élus locaux à travers les différents textes qu’elle a eus à défendre » et « est opérationnelle tout de suite pour défendre la loi énergie-climat » actuellement au Sénat, souligne cette même source.

(avec Afp)

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