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Publication du Gouvernement : Le bout du tunnel est encore loin en RDC

Dernière mise à jour, le 29 août 2019 à 08:23

Dans la longue allée qui mène vers la formation du gouvernement, on aborde déjà le dernier virage. C’est dimanche que les coordonnateurs de deux plateformes à la coalition, à savoir Jean-Marc Kabund pour le CACH et Néhémie Mwilanya pour le FCC, ont transmis au Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, les listes harmonisées des personnalités proposées par chacune de deux plateformes politiques membres de la coalition au pouvoir pour faire partie de l’équipe gouvernementale. Les prochaines heures pourraient être cruciales. Le Premier ministre en a d’ailleurs fait part aux délégués de la coalition, juste après la réception de ces listes. Selon lui, il devait s’atteler à l’analyse approfondie de ces listes pour juger de leur correspondance aux dix critères qu’il a fixés au préalable pour faire partie de son gouvernement. Le chef du gouvernement prévoit également d’en débattre avec le chef de l’État, Félix Tshisekedi, avant l’ultime étape pour une dernière délibération entre le président de la République et Joseph Kabila, autorité morale du FCC. Autrement dit, le bout du tunnel est encore loin. En alignant son regroupement politique dans la majorité parlementaire, indépendamment du FCC, Modeste Bahati attend également trouver son compte dans le partage des responsabilités au sein du gouvernement. Il vient d’ailleurs de recevoir un soutien de taille de la part du CNSA (Conseil national de suivi et évaluation de l’accord du 31 décembre 2016). Dans une déclaration faite par son rapporteur, Valentin Vangi, le CNSA s’est farouchement opposé au dédoublement de l’AFDC-A, reconnaissant au seul Modeste Bahati le pouvoir d’engager la plateforme aux négociations autour du gouvernement Ilunga.

Cette fois-ci pourrait être la bonne. La publication du gouvernement est imminente. Probablement, au courant de cette semaine, apprend-on de la présidence de la République. C’est dimanche dans la soirée que le Premier ministre nommé, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a reçu de deux délégations du FCC et du CACH les listes harmonisées de prétendants au gouvernement. Avant une discussion en tête-en-tête avec le chef de l’État, Félix Tshisekedi. La touche finale sera certainement apportée à l’issue de la rencontre Félix Tshisekedi – Joseph Kabila, autorité morale du FCC. Le compte à rebours est lancé.

Dans la longue allée qui mène vers la formation du gouvernement, on aborde déjà le dernier virage. C’est hier dimanche que les coordonnateurs de deux plateformes à la coalition, à savoir Jean-Marc Kabund pour le CACH et Néhémie Mwilanya pour le FCC, ont transmis au Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, les listes harmonisées des personnalités proposées par chacune de deux plateformes politiques membres de la coalition au pouvoir pour faire partie de l’équipe gouvernementale. Une étape est franchie. Il en reste bien d’autres.

Les prochaines heures pourraient être cruciales. Le Premier ministre en a d’ailleurs fait part aux délégués de la coalition, juste après la réception de ces listes. Selon lui, il devait s’atteler à l’analyse approfondie de ces listes pour juger de leur correspondance aux dix critères qu’il a fixés au préalable pour faire partie de son gouvernement. Le chef du gouvernement prévoit également d’en débattre avec le chef de l’État, Félix Tshisekedi, avant l’ultime étape pour une dernière délibération entre le président de la République et Joseph Kabila, autorité morale du FCC. Autrement dit, le bout du tunnel est encore loin.

Les trois tamis

Toujours est-il que, dans ce long processus de mise en place du gouvernement, on négocie déjà le dernier virage. Néanmoins, pour l’instant, rien n’est d’avance acquis. Certes, les listes des préposés sont parvenues au Premier ministre, mais la délibération pourrait prendre plus de temps que prévu. En principe, les listes doivent passer par trois tamis.

Le premier, c’est au niveau du Premier ministre pour voir si les personnalités proposées par les partenaires à la coalition répondent à ses critères. Le deuxième tamis, c’est au niveau du chef de l’État qui aura un mot à dire sur le choix des ministrables. Pour le président de la République, il s’agit d’aligner, dans le premier gouvernement de son quinquennat, des personnalités qui correspondent à sa vision et qui ne pourraient pas faire ombrage à son action.

Le dernier tamis renvoie au tête-à-tête entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila. Dans la logique de la coalition FCC-CACH, cette rencontre entre les deux têtes d’affiche est indispensable pour se fixer les mêmes objectifs. C’est dire que dans la longue marche vers la formation du gouvernement Ilunga, rien n’est encore joué. La fumée blanche n’est certainement pas pour bientôt.

Du reste, l’on apprend que l’attribution de certains ministères stratégiques comme les Finances et la Justice, censés revenir au FCC, pose encore problème. Des sources proches du dossier rapportent que le chef de l’État voudrait avoir un droit de regard sur la nomination des personnalités FCC aux ministères régaliens. Ce qui n’est pas du goût de la famille politique de Joseph Kabila qui attend jouir de sa liberté dans le choix de ses délégués. On n’est pas encore sorti de l’auberge.

Bahati en embuscade

Loin de discussions FCC – CACH, Modeste Bahati, autorité morale de l’AFDC-A, n’a pas encore dit son dernier mot. En alignant son regroupement politique dans la majorité parlementaire, indépendamment du FCC, Modeste Bahati attend également trouver son compte dans le partage des responsabilités au sein du gouvernement. Il vient d’ailleurs de recevoir un soutien de taille de la part du CNSA (Conseil national de suivi et évaluation de l’accord du 31 décembre 2016). Dans une déclaration faite par son rapporteur, Valentin Vangi, le CNSA s’est farouchement opposé au dédoublement de l’AFDC-A, reconnaissant au seul Modeste Bahati le pouvoir d’engager la plateforme aux négociations autour du gouvernement Ilunga.

Dans tous les cas, la nomination du gouvernement Ilunga se précise. Le Premier ministre vient de recevoir les listes autant du FCC que du CACH. Modeste Bahati a également transmis la sienne, apprend-on des sources concordantes. C’est parti pour les dernières délibérations. Le compte à rebours est lancé.

Lokondo fustige la boulimie du PALU

Entre le Parti lumumbiste unifié (Palu) et ses alliés, les violons sont loin de s’accorder sur le partage des postes au futur gouvernement Ilunga Ilunkamba. Le Palu qui est loin de considérer ses alliés, qui lui ont pourtant permis d’atteindre le seuil requis aux dernières législatives nationales, s’illustre dans ce que le député national Henri-Thomas Lokondo qualifie de « boulimie » de pouvoir. L’élu de Mbandaka qui se déclare ni preneur, ni demandeur d’un poste gouvernemental condamne par contre le fait que le Palu n’ait pas pris en compte les alliés dans les discussions pour la constitution de la prochaine équipe Ilunga.

L’on apprend que le Palu a transmis au Premier ministre Ilunga Ilunkamba une liste sans prendre en compte ses alliés. Ce qui reste donc une liste du parti politique et non du regroupement. Dans cette option dangereuse d’ignorer la force des alliés politiques, le Palu met également en mal les équilibres politiques recherchés. Tout se réduit à ce stade à la seule course pour satisfaire la quête de strapontin.

Contacté, le député national Henri-Thomas Lokondo ne s’est pas gêné d’apporter son soutien à Mutiri wa Bashara. « Je soutiens Mutiri comme allié. Je le dis de façon désintéressée, impartiale et objective. J’étais contacté et j’ai dit non. J’avais déjà annoncé au regroupement qu’on ne me comptabilise pas dans la perspective de l’équipe gouvernementale. Je ne peux pas être boulimique. J’étais déjà candidat au perchoir de l’Assemblée nationale et c’est le même parti Palu qui a tout fait pour me faire invalider inconstitutionnellement… », a déclaré avec pointe de dépit Lokondo.

Pour l’élu de Mbandaka, c’est dans l’optique de pousser les jeunes à être performants et à prendre effectivement place dans l’arène politique qu’il n’avait pas postulé à tous les scrutins (législatives nationales et provinciales, puis sénatoriales) alors qu’il en avait l’opportunité. Lokondo est d’avis qu’il faut encourager la compétence, la droiture et l’efficacité à la place du copinage et des récompenses politiques qui ne reposent sur rien de républicain.

(avec lePotentiel)

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