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Élections au Sénat : Discours de campagne de Samy BADIBANGA

Dernière mise à jour, le 16 septembre 2019 à 06:31

Candidat au poste de 1er Vice-Président à la Chambre haute, Samy Badibanga s’engage, une fois élu, à promouvoir l’esprit de compromis et de consensus. Se voulant conciliant, rassembleur, l’élu des élus du Kasaï Oriental promet de faire du Sénat  »une véritable instance transpartisane de décision collégiale ».

Convaincu que chaque sénateur regorge d’une expérience particulière au niveau du Gouvernement, du Parlement, au niveau provincial, ou au sein des entreprises publiques ou dans le privé, Samy Badibanga s’attend à faire profiter au Sénat de toutes ces expériences qui constituent une richesse.

Fort de son riche passé en tant que conseiller spécial d’Etienne Tshisekedi, l’autorité morale de  »Les Progressistes » compte mettre à contribution son expérience en tant qu’homme d’affaires, député national doublé de président du groupe parlementaire UDPS et alliés, et Premier ministre.

« La Chambre Haute, comme dans toutes les démocraties, est l’assemblée de la sagesse et de l’expérience. C’est cette sagesse de l’expérience que nous devons rassembler au service du cœur de métier de notre assemblée : la loi et le travail législatif d’une part, le contrôle parlementaire d’autre part, et, enfin, la prospective, car nos expériences nous permettent d’anticiper et de voir plus large et plus loin », fait-il remarquer.

Non au radicalisme et aux extrémismes

D’après Samy Badibanga, l’enjeu de sa candidature est de faire de la Chambre des sages  »une plateforme transpartisane, au service des ambitions de la République, par la recherche du consensus et l’esprit de dialogue ». Pourquoi avoir pris une telle option ? « Premièrement, parce que j’aime le Congo et je suis un républicain.

Deuxièmement, parce que le radicalisme et les extrêmes ne sont pas synonymes de progrès », argumente le porte-étendard de  »Les Progressistes ».

« Nous devons préférer les équilibres négociés dans la concertation, plutôt que les solutions imposées. Pas d’opposition systématique, mais pas non plus d’adhésion automatique », indique l’ancien Premier ministre qui se propose de  »faire le pari de notre intelligence collective ».

Redynamiser la CENI

Aux dires de Samy Badibanga, ses responsabilités en tant que 1er vice-président lui permettront de gérer à bon escient les questions législatives, les relations avec la Cour Constitutionnelle, les institutions d’appui à la démocratie, les groupes politiques, les groupes provinciaux et les relations extérieures et interparlementaires.

A propos des institutions d’appui à la démocratie, Samy Badibanga met plus le curseur sur la Centrale électorale. « Notre priorité, dit-il, doit être de travailler avec la CENI pour obtenir l’efficacité et surtout la transparence. Il s’agira d’assurer la bonne préparation des échéances électorales, et d’exercer notre contrôle parlementaire. Il en va de la crédibilité internationale du pays, de la confiance des citoyens et de la stabilité des institutions ».

Deux priorités

Deux autres priorités taraudent l’esprit du porte-étendard de  »Les Progressistes ». Tout d’abord, la représentation et la promotion des jeunes et des femmes dans les commissions, les groupes politiques et provinciaux ainsi que dans les réseaux interparlementaires du monde.

Il s’attend, ensuite, à renforcer les moyens financiers. Par exemple, par la caisse de solidarité ou autres moyens, pour permettre aux sénateurs de lancer, dans leurs provinces, des initiatives locales d’action économique et de soutien social à la population.

Enfin, Samy Badibanga met le cap sur les relations extérieures et interparlementaires.

« Nous devons, conclut-il,développer la diplomatie parlementaire pour profiter des expériences, et des meilleures pratiques internationales, en matière de démocratie parlementaire, et d’efficacité des institutions, au service du développement de la Nation ».

(avec Yves KALIKAT)

Honorables Président, honorables membres du Bureau et Chers collègues,

J’ai l’immense honneur, non seulement d’être membre de cette haute assemblée, mais également de vous présenter ma candidature pour la 1èrevice-présidence de notre assemblée.

La première alternance démocratique que vit notre pays, est une chance qui nous oblige à l’ambition et à la réussite.

Cette ambition, c’est la consolidation de notre République, de notre démocratie, par le compromis dans la collégialité, le consensus enrichi par la force, et la diversité de nos expériences respectives.

Chacun de nous a une expérience particulière, au niveau provincial, au gouvernement, au Parlement, au sein des entreprises publiques ou dans le privé. Ce sont toutes nos expériences diverses qui font la richesse de notre assemblée.

La Chambre Haute, comme dans toutes les démocraties, est l’assemblée de la sagesse et de l’expérience.

C’est cette sagesse de l’expérience que nous devons rassembler au service du cœur de métier de notre assemblée : la loi et le travail législatif d’une part, le contrôle parlementaire d’autre part, et, enfin, la prospective, car nos expériences nous permettent d’anticiper et de voir plus large et plus loin.

D’abord conseiller spécial d’Etienne Tshisekedi, j’ai été élu pour la première fois aux élections de 2011. J’ai siégé en tant que député national, et président du groupe parlementaire UDPS et alliés, puis premier ministre à une période de crise politique forte, avec ses conséquences politique, financières, budgétaires, économiques et sociales.

Pour moi, l’enjeu est de faire de notre assemblée, une véritable instance transpartisane de décision collégiale. Pourquoi ?

Premièrement, parce que j’aime le Congo et je suis un républicain. Deuxièmement parce que le radicalisme et les extrêmes ne sont pas synonymes de progrès car, comme le disait Mendes France :

« La démocratie, c’est beaucoup plus que la pratique des élections et le gouvernement de la majorité. C’est un type de mœurs, de vertu, de sens civique, de respect de l’adversaire ; bref, c’est un code moral ».

Le progrès de notre Nation est notre obligation de résultat. Nous devons impérativement réussir ensemble ce mandat, car notre pays ne peut pas s’offrir les conséquences d’un échec.

C’est là l’ambition et le leitmotiv de ma candidature : faire travailler le Sénat comme une plateforme transpartisane, au service des ambitions de la République, par la recherche du consensus et l’esprit de dialogue.

Nous devons préférer les équilibres négociés dans la concertation plutôt que les solutions imposées. Pas d’opposition systématique, mais pas n’ont plus d’adhésion automatique. Je vous propose de faire le pari de notre intelligence collective.

Les responsabilités du 1er vice-président concernent les questions législatives, les relations avec la Cour Constitutionnelle, les institutions d’appui à la démocratie, les groupes politiques, les groupes provinciaux et les relations extérieures et interparlementaires.

Mon expérience me dit qu’il nous faut avoir des priorités pour chacun de ces domaines, car  » il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va « , comme le disait Sénèque, sénateur romain au temps de Jésus Christ.

Nous devrons d’une part, appuyer les réformes de développement économique et social, en faisant notamment les propositions nécessaires et utiles, en profitant de nos expériences.

Nous devrons d’autre part, mener à bien le contrôle parlementaire, en adoptant une culture des résultats.

Nous devrons enfin, assurer la transparence des travaux du Sénat, en démontrant à la population l’ouverture et le dialogue, pour développer la confiance dans les institutions de la République.

S’agissant des relations avec la Cour Constitutionnelle, notre ambition et notre objectif, est la consolidation de l’état de droit, ce qui exige de nous une franche collaboration pour la primauté du droit et de la hiérarchie des normes dans les propositions législatives.

Concernant les institutions d’appui à la démocratie, notre priorité doit être de travailler avec la CENI pour obtenir l’efficacité et surtout la transparence. Il s’agira d’assurer la bonne préparation des échéances électorales, et d’exercer notre contrôle parlementaire.

Il en va de la crédibilité internationale du pays, de la confiance des citoyens et de la stabilité des institutions.

En tant que 1erVice-Président, si vous m’en confiez la responsabilité, je m’engage à tout faire dans la coordination et l’assistance aux groupes politiques, pour qu’ils contribuent ensemble à l’esprit de compromis et de consensus à l’efficacité des travaux parlementaires.

Il en va de même pour les groupes provinciaux, qui doivent contribuer à la consolidation de la cohésion nationale, en incitant à la réflexion et au dialogue, pour le développement économique et social, en apportant à notre assemblée la diversité, l’intelligence et les spécificités des provinces.

A ce sujet, deux choses

Tout d’abord, la représentation et la promotion des jeunes et des femmes dans les commissions, les groupes politiques et provinciaux ainsi que dans les réseaux interparlementaires du monde, doit être une priorité absolue pour le Sénat. J’en fais la mienne.

Deuxièmement, nous devons renforcer les moyens financiers, par exemple par la caisse de solidarité ou autres moyens, pour permettre aux sénateurs de lancer, dans leurs provinces, des initiatives locales d’action économique et de soutien social à la population.

En dernier lieu mais de première importance, il y a le sujet des relations extérieures et interparlementaires.

Nous devons développer la diplomatie parlementaire pour profiter des expériences, et des meilleures pratiques internationales, en matière de démocratie parlementaire, et d’efficacité des institutions, au service du développement de la Nation.

La politique internationale est fixée par le Chef l’Etat

Pour contribuer à ces objectifs, il nous faut aller à la rencontre des parlementaires notamment en Afrique, aux Etats Unis, dans l’Union Européenne et ailleurs encore. C’est une responsabilité qu’il faudra assumer et réussir.

Chacun d’entre nous devra participer à des missions à l’étranger, pour contribuer au développement des relations internationales du Sénat au service de notre République, de nos provinces, de notre population et de nos entreprises.

Ici aussi, pensons local. Chaque province à ses spécificités, ses difficultés et son potentiel.il nous incombe, dans le cadre des relations internationales du Sénat, de promouvoir les partenariats à l’international et apporter les solutions en matière financière, économique, humanitaire, sociale, d’infrastructures, d’énergie, de santé, d’éducation, de formation professionnelle et de soutien aux entreprises.

C’est l’ambition qui doit nous guider, pour faire progresser, à travers les relations interparlementaires et avec les autres institutions au plan international.

En bref, tout ce qui fera notre prospérité et notre cohésion sociale nationale, au service de notre souveraineté.

Pour finir, je soulignerai l’importance de la responsabilité qui est là notre. L’alternance politique que la République a réussi, est une étape majeure dans la transformation de notre Nation.

Il nous appartient maintenant, d’assurer la consolidation et la poursuite de cette transformation nationale, non seulement en matière politique, mais aussi en matière économique et sociale.

Il nous faudra utiliser toute nos capacités institutionnelles, politiques et diplomatiques, pour renforcer notre souveraineté et développer nos relations internationales.

Les défis que nous devons relever sont importants, mais souvenons-nous encore de Sénèque, sénateur de Rome :

« Ce n’est pas parce que c’est difficile que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas que c’est difficile ».

Je m’engage chers collègues à rester à votre écoute, à être accessible et disponible à tout moment, à travailler en toute quiétude avec nos collègues du bureau et ce dans le respect des règles.

Mesdames et Messieurs les Sénateurs, mes chers collègues : rassemblons-nous, et osons transformer ensemble notre grande Nation. N’oubliez pas la patrie avant le parti.

(BADIBANGA NTITA Samy)

Expériences Professionnelles

  • 2019 à ce jour : Sénateur
  • Novembre 2016 à Mai 2017 : Premier Ministre de la République Démocratique du Congo
  • 2012 à 2018 :Député National et Président du Groupe Parlementaire UDPS Alliés, premier groupe de l’opposition à l’Assemblée Nationale
  • 2010 à 2012 : Conseiller Spécial du Président Etienne Tshisekedi
  • 2009 à 2010 : Consultant de la société minière Minco ltd South Africa
  • 2007 à 2010 : Directeur Gérant de la Lubilanji Mining sprl Société d’exploration et d’exploitation des minerais (Joint Venture BHPBilliton – MIBA)
  • 2008 à ce jour : Représentant de la société Allemande EMH en Afrique Centrale, partenaire SNEL
  • 2007 à ce jour : Président du Conseil de Gestion de Congo Ressources SPRL bureau d’étude et de consulting, fournisseur SNEL
  • 2006 à 2009 : Représentant en RDC de l’organisation pour les infrastructures en Afrique et les Partenariats pour le développement (IPAD)
  • 2006 à ce Jour : Président de l’organisation des explorateurs et extracteurs en RDC (FEE, Mines et Pétrole)
  • 2005 – 2007 : Membre du comité technique de l’Initiative pour la Transparence de l’Industrie Extractive (ITIE)
  • 2003 – 2009 : Consultant BHP Billiton

Conferencier (2006-2010)

  • Analyses politiques, sociales et Economique
  • Maître de conférences du secteur minier (IPAD)
  • Participation à la grande conférence minière INDABA en Afrique du Sud
  • Introduction de BHPB en RDC, facilitation des relations avec les institutions étatiques, les autorités politiques et administratives
  • Négociation de partenariats avec les sociétés privés, négociation avec les entreprises publiques (MIBA, Gécamines, Okimo…)
  • Négociation avec le Ministère des Mines sur la révision des contrats
  • Négociation avec le Ministère de l’Energie et des Finance pour la construction et la fourniture d’énergie d’inga 3
  • 1798-2005 : Consultant de la société Diamantaire Arslanian & Frère ; recherche et négociation de contrats d’achat de diamant en Afrique (MIBA, INDIAMA)
  • 1995 à ce jour : Administrateur Directeur général de la société SAMEX ÏRADING SPRL ; (détenteur de plusieurs permis de recherches minières en RDC et partenaire en joint-venture avec la BHP Billiton)
  • 1991 -1995 : Expert évaluateur et acheteur de diamant de la société Arslanian & Frère
  • 1986 à ce Jour : Administrateur Délégué de la SOCODAM SPRL

FORMATION

Etudes supérieures

  • 2001 : Diplômé de l’institut International de Gemmologie à Anvers
  • 1791 : Diplômé de l’Ecole du Haut Conseil pour le Diamant à Anvers
  • 1980 : Bachelier en Math Physique (Kinshasa)

COMPÉTENCES

Connaissances linguistiques (écrites et parlées)

  • Français : Courant
  • Anglais : Bonne Compréhension

Je jure sur l’honneur que les renseignements ci-dessus sont sincères et exactes.

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