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RDC : Qu’attend Fatshi de prendre des mesures draconiennes devant l’aggravation d’Ebola à l’Est ?

Dernière mise à jour, le 25 juillet 2019 à 12:54

Il est impératif aujourd’hui de se poser cette question cruciale pourquoi le président de la Rdc avec son gouvernement intérimaire ne prennent pas de mesures radicales pour freiner la propagation du virus. Quand le premier cas de la fièvre hémorragique Ebola enregistré à Goma a basculé l’agenda de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) lundi 15 juillet et conduit le ministère rwandais de la Santé à demander à ses ressortissants d’éviter tout voyage à l’est du pays sans oublier aux résidents de ne pas fournir de logement aux voyageurs venant des zones où Ebola est signalé, c’est qu’il y avait péril dans la demeure et le président congolais doit pour le moment prendre le taureau par les cornes au lieu de se morfondre dans le marigot de Kinshasa.

Face à une situation complexe où la prolifération des milices ou groupes armés font leur loi et où il existe un délire des rumeurs propagées sur le virus, des mesures exceptionnelles doivent être prises pour éviter que les congolais des autres grandes agglomérations aient la peur au ventre. Les résistances de la population dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola sont combattues par des mesures fortes. S’il ne faut pas s’inscrire dans la continuité du système politique précédent comptable de l’insécurité gravissime sévissant depuis des années à l’est du pays et de la pauvreté entraînant des dégâts collatéraux, sur le court terme Tshisekedi doit faire plus en prouvant des lignes directrices claires pour stopper de facto la propagation d’Ebola. Mais comment redonner de la confiance à la population au lieu d’attendre toujours le financement international et éviter que la populations des zones frappées par le virus soit stigmatisée ?

Il fallait que le gouvernement inscrive dans son programme d’urgence la lutte contre Ebola comme une des priorités au lieu d’alimenter la totalité du programme d’urgence dans des travaux d’infrastructures urbaines dont les mesures ne figurent pas dans le budget de l’Etat. D’où vient l’argent? Le débat est ouvert à propos. Il faut établir un plan de sécurité avec les militaires déployés dans des sites de filtrage pour aider les agents de santé de mener à bien leur travail. Il est impérieux à court terme d’organiser des bouclages dans les villes de l’est où règne l’insécurité chronique pour récupérer les armes que détiennent des hors-la-loi.

Les choses peuvent aller vite s’il y a une réelle volonté politique de freiner la propagation du virus. Nul n’ignore que le cas de Goma vient changer la donne et constitue une alerte pour que les autorités de Kinshasa ne continuent plus de s’endormir sur leurs lauriers comme si la ville de Kinshasa était éloignée de l’épicentre du virus. La gravité de la situation doit interpeller Tshisekedi au lieu de privilégier la réhabilitation des artères de la ville de Kinshasa et les intérêts partisans de partage des postes politiques.

Les congolais ont maintenant du mal à supporter que l’OMS vient de déclarer Ebola comme une urgence de portée internationale. Dans cette perspective, des mesures dont le déplacement en quarantaine des zones touchées par le virus sont nécessaires. Tshisekedi aura toujours un caillou dans la chaussure s’il n’investit pas toute son énergie à réduire la propagation du virus à court terme.

(Professeur Florent Kaniki)

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