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Diaspora : Accrochages entre les diplomates de la RDC !

Dernière mise à jour, le 25 juillet 2019 à 12:53

Une série de correspondances du Secrétaire général aux affaires étrangères fait état de la nomination et l’affection des chefs de missions et autres diplomates dans des nouveaux postes diplomatiques en dehors de la République démocratique du Congo (RDC). Selon nos sources dans différents postes diplomatiques, ces décisions notifiées par le Secrétaire général sont à la base des remous dans les ambassades et consulats de la RDC. Elles créent un conflit d’intérêt entre les ambassadeurs et autres diplomates en poste et les nouveaux qui viennent d’être affectés, discréditant l’image de la diplomatie congolaise devant les autorités des pays d’accueils. Alors que certains nominés du SG Ileka se déploient déjà dans les pays où ils sont affectés, les anciens refuseraient de libérer les postes au motif de s’interdire d’obtempérer à des ordres illégaux, ce qui crée déjà des accrochages entre des diplomates du même pays devant la méfiance des pays d’accréditation.

Une série de correspondances du Secrétaire général aux affaires étrangères Ileka Atoki dont quelques copies sont parvenues à congoreformes.com fait état de la nomination et l’affection des chefs de missions et autres diplomates dans des nouveaux postes diplomatiques en dehors de la RDC.

Le secrétaire général évoque, sans le citer, une décision du Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères alors que Léonard She Okitundu, si c’est de lui qu’il s’agit, siège comme sénateur depuis le mois de mars dernier, et bien avant, comme Député provincial du Sankuru.

Selon nos sources dans différents postes diplomatiques, ces décisions notifiées par le Secrétaire général sont à la base des remous dans les ambassades et consulats de la RDC.

Elles créent un conflit d’intérêt entre les ambassadeurs et autres diplomates en poste et les nouveaux qui viennent d’être affectés, discréditant l’image de la diplomatie congolaise devant les autorités des pays d’accueils.

Alors que certains nominés du SG Ileka se déploient déjà dans les pays où ils sont affectés, les anciens réfuseraient de libérer les postes au motif de s’interdir d’obtempérer à des ordres illégaux, ce qui crée déjà des accrochages entre des diplomates du même pays devant la méfiance des pays d’accréditation.

Dans certains postes, renseignent nos sources, on retrouve déjà deux chefs de mission, l’ancien et le nouveau, et l’on ne sait finalement plus lequel est l’interlocuteur valable face aux autorités des pays d’accréditation.

Outre la nomination et l’affectation des nouveaux diplomates évoqués dans son message N°132/131.02.1/1863/1994/multiples 006/2019 du 27 avril 2019), le secrétaire général aux Affaires étrangères rappelle collectivement des diplomates à la centrale à Kinshasa à travers sa correspondance N°131/131.02/0212/2265/multiples 086/2019 du 11 mai 2019. Cette décision implique, à n’en point douter, des conséquences lourdes sur le budget de l’État, ainsi que sur l’image du pays à l’extérieur.

Dans son message N°131/131.1.2./02660/2341/Multiples 089/2019, le Secrétaire général en personne affirme être au courant de la barbarie et son cortège de manifestations de colère endrées par sa décision de renvoie collectif en ce moment délicat.

Malgré tout, M. Ileka ferait pression aux chefs de mission en fonction de procéder, avant la mise en place du nouveau gouvernement, à la remise et reprise avec les diplomates récemment désignés, en violation des consignes de la haute hiérarchie.

Nous apprenons que les ambassadeurs et chefs de missions en fonction sont dans un embarras, partagés entre l’application de la décision du Secrétaire général, patron de l’administration diplomatique, et l’observance de la mesure prise par le cabinet du Chef de l’État de surseoir à tout mouvement du personnel jusqu’à nouvel ordre.

Le Président de la République est appelé à s’impliquer dans ce dossier qui, si l’on n’y prend garde, est de nature à jeter de l’opprobre à l’image du pays à l’extérieur.

Violation des principes de base de l’administration

Ces nominations et affectations des diplomates dans des nouveaux postes à l’extérieur de la République démocratique du Congo alors qu’il n’y a ni gouvernement ni ministre pour décider d’une question aussi délicate qui engage l’État et le gouvernement vont à l’encontre de la mesure prise par le chef de l’État dès son entrée en fonction, suspendant tout mouvement du personnel au sein de l’administration publique jusqu’à la mise en place d’un nouvel exécutif.

L’administration publique est intrinsèquement gérée par le pouvoir politique, précisément par chaque ministre en fonction et appartenant au gouvernement désigné par la nouvelle hiérarchie.

À ce jour le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et son Premier ministre sont en pleines consultations en vue de la formation du gouvernement.

Logiquement, rien qui engage le gouvernement ou l’État congolais ne peut se décider sans l’accord du président de la République.

Il convient de signaler que l’investiture du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi a eu lieu le jeudi 24 janvier 2019. À partir de cette date rien ne peut se faire pour engager la RDC sans son accord délibéré. Surtout pas dans le domaine régalien de la diplomatie, sauf si l’on veut tendre des peaux de bananes au nouveau régime.

(avec Congo Réforme)

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