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Ce jour-là : 30 juin 2005, le Sphinx avait appelé à manifester contre le prolongement de la transition en RDC

Dernière mise à jour, le 30 juin 2019 à 10:57

Rappel au nouveau président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi dit Fatshi. Le 30 juin 2005, son père, Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, avait appelé à manifester contre le prolongement de la transition en RDC. La répression de cette manifestation a fait plusieurs victimes à Kinshasa. Alors nous dire qu’on désacralise cette date est un mensonge.

Le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a interdit la marche de Lamuka. Accusant réception de la lettre d’information lui transmise par coordinateur de Lamuka à Kinshasa,Fidèle Babala, le gouverneur se dit au « regret de ne pouvoir prendre acte » de l’activité au regard de la date « sacrée et commémorative » du 30 juin qui devait être respectée par tous les compatriotes.

Le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a interdit la marche de Lamuka. Prévue ce dimanche 30 Juin 2019, ladite marche a coïncidé avec la journée commémorative de l’indépendance du pays. Pour cela, le gouverneur appelle les Congolais à la commémoration de cette journée qui renvoie à l’indépendance du pays.

Accusant réception de la lettre d’information lui transmise par coordinateur de Lamuka à Kinshasa,Fidèle Babala, le gouverneur se dit au « regret de ne pouvoir prendre acte » de l’activité au regard de la date « sacrée et commémorative » du 30 juin qui devait être respectée par tous les compatriotes.

Organiser des marches de revendication à cette date, c’est de saboter contre la mémoire de la République, a dit-il dans sa correspondance officielle.

Selon le programme de Lamuka, les militants vont converger tous vers l’échangeur de Limete autour du monument Lumumba, point de chute de la marche. L’appel à manifester était signé par Moise Katumbi, Jean – Pierre Bemba, Martin Fayulu, Adolphe Muzito et Freddy Matungulu, les cinq leaders restants de la coalition Lamuka, rappelle-t-on.

L’Opposition avait annoncé une marche le 30 juin pour dénoncer les antivaleurs dont la corruption, note-t-on.

30 juin 2005 : Une manifestation de l’opposition violemment réprimée par la police

Au moins une personne a été tuée par balles, jeudi, à Kinshasa lors d’une manifestation, violemment réprimée par la police, de centaines de militants de l’opposition protestant contre la prolongation de la transition en RDC.

Plusieurs personnes ont été tuées ou blessées, jeudi 30 juin, à Kinshasa et dans d’autres villes de République démocratique du Congo (RDC), quand la police a réprimé une série de rassemblements de l’opposition contre la prolongation de la transition, qui devait s’achever ce jour. Le parti d’opposition qui appelait à ces manifestations, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parle de dix tués et de dizaines de blessés, et dénonce une « répression disproportionnée ». Selon Me Joseph Mukendi, conseiller politique du président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, « à Kinshasa, six personnes ont été tuées, dont une dame qui était dans sa parcelle (chez elle), à Kasa-Vubu (centre de la capitale) et a été tuée presque à bout portant par des policiers qui recherchaient des combattants de l’UDPS », a-t-il ajouté.

Me Mukendi a également affirmé qu’une manifestation à Tshikapa, dans le Kasaï occidental (Centre), avait fait « au moins trois morts » et que « plusieurs personnes » avaient été tuées à Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï oriental (Centre) et fief de l’UDPS.

Selon plusieurs témoins, deux personnes ont été tuées par balles au cours de deux rassemblements différents de militants de l’UDPS à Kinshasa, dans la commune de Kalamu (Sud). De nombreux blessés ont été acheminés dans différents hôpitaux et cliniques de la ville, a-t-on appris de sources hospitalières et auprès de la Mission de l’ONU en RDC (Monuc).
La situation est progressivement revenue au calme dans l’après-midi à Kinshasa, où près de 5 000 policiers étaient déployés. Les rassemblements ont été systématiquement dispersés et sont restés cantonnés aux quartiers où ils avaient débuté.

TIRS À BALLES RÉELLES

« Il y a eu au moins un mort. Il y en aura sans doute d’autres », a déclaré le général Benjamin Alongabony, adjoint du chef de la police nationale. »La police a dispersé des centaines de manifestants un peu partout dans Kinshasa, mais les attroupements continuent », a précisé le général Alongabony. Il a souligné que les forces de police utilisaient majoritairement des armes non létales (grenades lacrymogènes, matraques, balles plastiques) mais que, parfois, les policiers « très nerveux » avaient « tiré à balles réelles ». Une cinquantaine de manifestants ont été interpellés au cours de la matinée, et des tirs ont été entendus dans différents quartiers de la ville.

Dès 10 heures du matin, des groupes de militants, de 100 à 300 personnes, se sont formés dans différents quartiers de la ville pour répondre à l’appel de l’UDPS, dont le leader, Etienne Tshisekedi, s’oppose à la prolongation de la transition lancée en 2003 en RDC et dont la fin, prévue le 30 juin, a été repoussée à décembre 2005. La « marche pacifique » de l’UDPS, qui réclame le départ des dirigeants actuels de la RDC, n’a pas été autorisée par les autorités au motif que l’objet de cette manifestation est « une remise en cause, illégale, du processus de transition ». Dans les communes qui enserrent Kinshasa, comme Kalamu (Sud), Bandalungwa (Centre-Ouest), Ngafula (Sud), Ngaba (Sud), Limete (Est), des affrontements ont opposé plusieurs centaines de manifestants et les forces de police.

LA FIN DE LA TRANSITION ET LE DÉPART DE KABILA

Les manifestants, essentiellement des jeunes gens, brandissaient des drapeaux blancs et des pancartes proclamant la « fin de la transition » et réclamant, à travers la formule « 1 + 4 = 0 », le départ du président Joseph Kabila et des quatre vice-présidents de RDC.

Des hélicoptères de l’armée congolaise effectuent depuis jeudi matin des survols réguliers, à basse altitude, des différents quartiers de la ville, une mégapole de plus de six millions d’habitants. En province, le calme régnait globalement, jeudi, malgré des heurts entre police et militants de l’UDPS dans leur fief de Mbuji-Mayi (Centre) au cours de la nuit.

(avec Afp)

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