mardi , 19 novembre 2019
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Fatshi : L’homme aux promesses tenues

La décrispation politique étant en marche, les opérateurs économiques congolais ont eux aussi les regards tournés vers le chef de l’Etat qui ne devrait pas s’arrêter, en si bon chemin, après l’étape de ses cent jours. Ils estiment pour leur part que le président de la République devra lancer un signal fort à l’endroit des hommes et femmes d’affaires congolais qui ne demandent pas mieux que de soutenir sa vision, par leurs activités économiques et industrielles. Le secteur privé étant le moteur de l’économie, comme on le sait, l’apport de ces opérateurs économiques locaux serait déterminant pour la relance effective de la plupart des secteurs-clés de l’économie.

Des prisonniers politiques dits emblématiques libérés, comme il l’avait déclaré lors de ses discours de campagne, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo s’affiche aujourd’hui comme l’homme aux promesses tenues et qui tient au respect de la parole donnée. Frank Diongo, Diomi Ndongala, Me Muyambo, Me Firmin Yangambi et autres savourent aujourd’hui, leur liberté de mouvement, pendant que Moïse Katumbi et les Mbusa Nyamuisi ont retrouvé la mère-patrie et bientôt.

La décrispation politique étant en marche, les opérateurs économiques congolais ont eux aussi les regards tournés vers le chef de l’Etat qui ne devrait pas s’arrêter, en si bon chemin, après l’étape de ses cent jours. Ils estiment pour leur part que le président de la République devra lancer un signal fort à l’endroit des hommes et femmes d’affaires congolais qui ne demandent pas mieux que de soutenir sa vision, par leurs activités économiques et industrielles.

Le secteur privé étant le moteur de l’économie, comme on le sait, l’apport de ces opérateurs économiques locaux serait déterminant pour la relance effective de la plupart des secteurs-clés de l’économie. En effet, si leurs factures pouvaient être payées, non seulement ils investiraient davantage du pays, mais créeraient des emplois directs et indirects avec comme résultantes, la réduction sensible du taux élevé de chômage de jeunes, la lutte contre la pauvreté et le banditisme. Cette prospérité des sociétés locales inciterait en outre, les investisseurs étrangers à affluer en RDC. Notre pays deviendrait ainsi une nouvelle destination pour les investissements étrangers, si en même temps on améliorerait le climat des affaires.

C’est dans ce cadre que bon nombre de ces hommes et femmes d’affaires attendent en amont l’appui du gouvernement. Cet appui, comme il faudrait le signaler, devrait se traduire par la libération de la dette intérieure. Pour rappel, la plupart d’opérateurs économiques de différents domaines avaient réalisé en leur temps des travaux, fourni des intrants et rendu service à l’Etat, pendant que ce dernier à court de ressources financières s’était engagé à liquider cette dette intérieure, dès que les finances publiques allaient s’améliorer. Une année, deux ans, cinq, voire dix ans et plus, l’Etat, qui n’a cessé de multiplier des promesses de paiement, a toujours traîné les pieds pour honorer ses nombreux engagements.

Le clientélisme à l’égard des PME étrangères a défavorisé les sociétés congolaises  

Contre toute attente, à cause de la politique de deux poids deux mesures, certains fonctionnaires de l’Etat ne favorisaient que les opérateurs économiques expatriés moyennant des rétro-commissions, laissant les hommes et femmes d’affaires congolais au bord de la route. D’où la plupart des PME ont fermé boutique, les autres ayant contracté des crédits bancaires, ne sont plus en mesure de les rembourser dans les délais. C’est à cette asphyxie financière que doivent actuellement faire face des milliers des PME congolaises.

Aujourd’hui, le constat amer de la plupart des fournisseurs de l’Etat à l’arrêt, sinon en faillite, plaide pour que le président de la République puisse prendre ce dossier en mains, pour de solutions adéquates qui permettraient de relancer la myriade des petites et moyennes entreprises congolaises. Bref, toute la machine économique.

Si dans son discours à la nation, le jour de son investiture, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo s’était engagé à soutenir le secteur privé pour la création d’une véritable classe moyenne congolaise, l’occasion lui est donnée d’intervenir dans ce domaine, le gouvernement à mettre en place devant initier en toute priorité, des actions pour recenser dans chaque commune, chaque district ou territoire, des entreprises congolaises viables, secteur par secteur, capables de participer au programme d’action de l’exécutif pour matérialiser la vision du président de la République. D’autre part, il faudrait réactualiser en urgence la liste des entreprises congolaises viables répertoriées par l’Office de gestion de la dette publique comme partenaires de l’Etat à qui il devrait payer des fonds à même de relancer cette machine économique qui tourne en déça de sa capacité de production.

Avec l’appui de ses partenaires financiers et des bailleurs de fonds, l’Etat congolais pourrait obtenir de lignes de financement susceptibles de booster les secteurs-clés de l’économie, élargir l’assiette fiscale par le transfert des PME du secteur informel vers le secteur formel et favoriser l’accès des PME aux sources de financement par des mesures incitatives en faveur des établissements bancaires et des institutions de microfinance.

Terre d’opportunités, la RDC pourrait redécoller facilement si des mesures concrètes seraient prises à court terme, dans le cadre de la décrispation économique.

(J.R.T. et lePhare (RDC))

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