dimanche , 15 septembre 2019
Accueil / Afrique / RDC : Un Colonel ordonne la décapitation d’un homme au Nord-Kivu

RDC : Un Colonel ordonne la décapitation d’un homme au Nord-Kivu

Dernière mise à jour, le 25 juin 2019 à 09:06

Les Conflits de terre arable déciment plusieurs vies humaines des populations en territoire de Masisi. Le dernier cas en date est celui de Kasereka Kaboyi retrouvé tué ce vendredi 14 juin 2019 sur l’ordre d’un colonel indiscipliné des FARDC, du nom de Basile Kanuma, dans la notabilité de Bukanika, groupement de Kamuronza, dans la localité de Maleye à plus de dix kilomètres de Sake.

Les jeunes de Sake sont descendus dans la rue pour dénoncer ce cas de tuerie dans leur cité.

Selon le frère de la victime, Shukuru Kiziti, leur frère s’est rendu dans son champ pour cultiver, c’est alors qu’il sera intercepté par les gardes de ferme de l’officier militaire Basile Kanuma, habillés en tenue civile mais, portant des armes à feu pour sécuriser la terre qu’il aurait confisqué à la population de ce groupement.

« Trop c’est trop, car c’est la deuxième personne à être tuée par ordre du Colonel Basile Kanuma, l’homme qui a confisqué la terre de nos parents. Un village entier qu’il a transformé en sa ferme », a fustigé Shukuru Kiziti. Il estime que son frère serait mort ce vendredi 14 juin 2019 à 10 heures locales.

Un témoin explique

Pour une femme qui a était occasionnellement témoin de l’évènement, la victime aurait fait des discussions avec certains des gardes de cette ferme et les a interdit de continuer à envahir leur terre. Pris ent en colère, ces soldats habillés en tenue civile avec des armés à feu ont appelé leur chef au téléphone pour savoir qu’est-ce qu’il fallait faire contre cet homme. « Ils ne s’avaient pas que j’étais à leurs côtés en train de les écouter quand ils étaient en discussion. Après ce coup de fil, les militaires en civile ont chargé leurs fusils, c’est alors que Kasereka Kaboyi tenter de fuir, mais sans succès », a-t-elle expliqué sous couvert d’anonymat, en poursuivant que deux balles lui ont été logées dans ses jambes.

Ce témoin oculaire de l’évènement dit être sauvée de justesse par le miracle de Dieu. Car, les bourreaux de Kasereka Kaboyi ont essayé de mettre également fin à vie pour effacer les traces. Elle sera cachée dans la brousse et va informe les hommes de son village. Visiblement la victime Kasereka a été ligotée, étranglée et décapitée à l’aide des machettes, ont constaté des sources sanitaires de la place. Ils ont fait un constat avec une équipe des journalistes venus de Goma pour cette cause.

Il y a risque de déclencher une guerre civile

La population de ce village craint pour un début d’une guerre civile entre l’ethnie Hutu de Masisi et celle de Hunde. Pour eux, ils étaient déjà dans une cohabitation pacifique très fragile avec leurs concitoyens, mais ces tueries viennent de nouveau susciter la tension entre communautés. Avec la tension qui a prévalu à Sake ce samedi 15 juin ( barricades des routes, des pneus brûlés et des messages de haine entre les deux ethnies), il y a lieu de noter que, les conflits restent perceptibles et ne font que commencer entre ces deux peuples dans cette partie du territoire de Masisi au Nord-Kivu.

Il faut dire que, la victime Kasereka Kaboyi laisse derrière lui, une veuve et dix enfants inconsolables. Pour l’heure, le corps de la victime a été conduit à Sake pour d’autres autopsies médicales. Nos sources soulignent que, le colonel Basile n’est pas à son premier forfait, il aurait tué aussi le frère aîné de sa nouvelle victime Kasereka dans les mêmes circonstances. Tous nos efforts ont été vains pour avoir la version de fait de la partie mise en cause.

(avec Pierre de la Monte)

A lire aussi

Gratuité de l’enseignement : Certains défis se posent encore sur le chemin en RDC

Cette année scolaire est marquée par une particularité. Il s’agit de la gratuité de l’éducation …

Laisser un commentaire