jeudi , 18 juillet 2019
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RDC : Intensifier la lutte contre la corruption

Après avoir diagnostiqué les problèmes actuels de l’économie congolaise, la délégation du FMI a recommandé aux autorités congolaises, entre autres, la réduction de la réglementation, la simplification, la consolidation des impôts et des paiements non fiscaux, l’amélioration de la gouvernance, l’intensification de la lutte contre la corruption et la recherche de rentes. Les services du FMI ont, par ailleurs, encouragé les autorités congolaises à accélérer l’adoption du projet de loi anticorruption et de la loi portant création d’une commission indépendante de lutte contre la corruption, en tant que mesures essentielles pour ancrer la crédibilité du gouvernement dans sa quête d’une croissance inclusive et soutenue en République démocratique du Congo (RDC).

Les services du Fonds monetaire international (FMI) viennent d’achever leur mission d’évaluation d’une dizaine de jours sur le sol congolais. Conduite par Mauricio Villafuerte, Chef de Mission du FMI en RDC, cette délégation a affirmé la détermination de son institution à relancer la coopération avec la RDC, rapporte le site web du FMI.

« La mission remercie les autorités congolaises pour leur hospitalité, leur ouverture et leur coopération. Le FMI est prêt à soutenir les autorités congolaises dans leurs réformes et à poursuivre la coopération avec la RDC dans le futur », a déclaré le chef de la délégation.

Les discussions entre les experts du FMI et les autorités congolaises ont porté sur les politiques à mettre en œuvre pour diversifier l’économie congolaise, ainsi améliorer l’environnement des affaires et encourager les investissements du secteur privé en RDC.

Après avoir diagnostiqué les problèmes actuels de l’économie congolaise, la délégation du FMI a recommandé aux autorités congolaises, entre autres, la réduction de la réglementation, la simplification, la consolidation des impôts et des paiements non fiscaux, l’amélioration de la gouvernance, l’intensification de la lutte contre la corruption et la recherche de rentes.

Les services du FMI ont, par ailleurs, encouragé les autorités congolaises à accélérer l’adoption du projet de loi anticorruption et de la loi portant création d’une commission indépendante de lutte contre la corruption, en tant que mesures essentielles pour ancrer la crédibilité du gouvernement dans sa quête d’une croissance inclusive et soutenue en RDC.

L’équipe des services du FMI a, en outre, exhorté les autorités de la RDC à s’employer à rationaliser les dépenses fiscales et à consolider les diverses sources de recettes minières au sein du Trésor. Ce qui, soutient-elle, donnerait au Gouvernement une plus grande marge de manœuvre budgétaire et une capacité d’emprunt accrue pour soutenir les investissements publics et les priorités sociales.

Étant donné que les recettes minières peuvent conduire à des dépenses volatiles, l’équipe des services du FMI a suggéré de modifier la formulation de la politique budgétaire de manière à ce qu’elle repose sur un solde budgétaire non minier et de continuer à faire preuve de prudence dans les emprunts publics pour préserver la viabilité de la dette.

Compte tenu des niveaux élevés de dollarisation du système financier et de la vulnérabilité du pays aux chocs externes, la mission a encouragé les autorités congolaises à poursuivre les efforts pour augmenter fortement les réserves internationales par rapport à leur faible niveau actuel d’environ trois semaines de couverture d’importations.

Les échanges entre les deux parties ont également porté sur la nécessité de continuer à renforcer les contrôles fondés sur les risques et la qualité des données financières, et de finaliser le cadre de la lutte contre le blanchiment des Capitaux et le financement du terrorisme (LBC-FT) afin d’améliorer davantage la stabilité financière.

Au terme de cette mission, les services du FMI ont salué l’évolution positive des indicateurs macroéconomiques en RDC.

A en croire Maurice Villafuerte, la stabilité macroéconomique a continué de se consolider en 2018 grâce aux politiques macroéconomiques prudentes mises en place depuis mi-2017.

La croissance du PIB est passée de 3,7 % en 2017 à 5,8 % en 2018 et la production minière a augmenté plus rapidement que prévu, sous l’effet d’une forte augmentation des prix du cobalt, indique-t-il.

En l’espace d’un an à peine, jusqu’en décembre 2018, a-t-il expliqué, l’inflation en glissement annuel est tombée de 54,7 % à 7,2 %, tandis que le taux de dépréciation du taux de change a fortement ralenti, passant de 31 % à 2,7 %.

Le déficit budgétaire de 2018 a été contenu à 0,1 % du PIB, contre un excédent de 0,5 % du PIB un an plus tôt, malgré des dépenses plus élevées occasionnées par la tenue des élections en décembre dernier qui ont été couvertes totalement par les ressources propres du gouvernement, rapporte ce fonctionnaire international.

La mission d’évaluation des services du FMI en RDC a pris langue avec les autorités congolaises du 22 mai au 5 juin. La délégation a été à la fois à Kinshasa et à Lubumbashi pour mieux se rendre compte de l’évolution de la santé économique de la RDC. 

(avec Orly-Darel Ngiambukulu)

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