dimanche , 16 juin 2019
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Pollution : Le support atmosphérique est en danger

En marge de la journée internationale de l’environnement, « Voix verte » (une Ong qui travaille pour la sauvegarde de l’environnement) a organisé au centre Wallonie Bruxelles une conférence sur la pollution atmosphérique au chlorofluorocarbone. Parmi les intervenants dans ce rendez-vous pour la protection environnementale, le chef des travaux à l’Institut Facultaire de Développement, Bienvenu Bilabila Musasa a souligné le danger lié à la pollution par le chlore fluo carbone. L’on note que le support atmosphérique est en danger.

« La pollution atmosphérique par le chlore fluo carbone, causes, conséquences et remèdes », c’est le thème développé par l’environnementaliste Bienvenu Bilabila au cours de la conférence organisée mercredi 5 juin au centre Wallonie Bruxelles à Kinshasa par « Voix verte », en marge de la journée internationale de l’environnement.

Diplômé d’études Approfondies en gestion de l’environnement et développement durable, l’orateur a, d’entrée de jeu, expliqué qu’au début du premier millénaire, il y avait trois cents millions d’habitants contre six milliards d’individus en 1999 à l’entrée du troisième millénaire. Une croissance démographique qui a multiplié aussi bien la consommation par six, qu’il s’agit d’eau, de bois ou des combustibles fossiles.

Des lors, il se crée une opposition entre l’homme et la nature. Et malheureusement, l’homme pense que « la nature est constituée des ressources illimitées ». « Or, il apparaît clair aujourd’hui que les ressources de la planète sont limitées et ses mécanismes de régulation sont ébranlés. Le support atmosphérique est aussi en danger », prévient le chef des travaux Bilabila. 

Il explique la constitution de ce support atmosphérique en ces termes : « Jusqu’aux environs de 18 Km du sol, on parle de la troposphère, qui de 18-35 Km il y a une couche de soudure ou intermédiaire appelée tropopause; De 35 – 55 Km, c’est la couche d’ozone appelée ozonosphère ou stratosphère. Ces couches formées en différentes strates sont soudées jusqu’aux environs 80 Km par la couche dite stratopause. Au- delà de 80 Km jusqu’à 120Km, c’est la mésosphère. Enfin au- delà jusque dépasser 500Km la sphère des ions appelée Ionosphère ». 

Selon l’orateur, c’est la stratosphère qui est détruite par plusieurs gaz à effets de serre tels que : CO2, CH4 et tant d’autres et que même l’une des recommandations de la conférence de Kyoto est de réduire de moitié les gaz à effets de serre par les pays membre. « La couche d’ozone nous permet par les différentes strates à retenir les ultraviolets libérés par le soleil et laissent passé d’infimes parties autour de 0,2% de rayons qui viennent vers le sol. Libéré par cette couche, les ultraviolets du soleil signifie que toute la terre doit disparaître (hommes, animaux, végétaux, etc.). Par contre, la même couche d’ozone est détruite par une substance chimique méconnue de la partie de la population congolaise à savoir  » le

Chlorofluorocarbone ou CFC avec formule chimique O3″ dont son nom commercial est la foraine ou le fréon. Ce produit très utilisé pour le réfrigérateur, le congélateur, la chambre froide et le climatiseur. Ce produit une fois libéré dans l’air devient un polluant dynamique qui va migrer jusqu’à la stratosphère et y demeuré 80 ans pour le fréon 11 et 250 ans pour le fréon 12. Delà, ce polluant en particulier l’élément Chlore va attaquer et détruire la couche d’ozone selon la formule: Cl + O3_ ClO + O2 », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « la molécule de l’oxygène se dégage et l’oxyde ce Chlore reste en activité dont chaque molécule doit détruire plus au moins 100 000 molécules d’ozone avant sa disparition dans une réaction cyclique. C’est ici le danger, car nul ne connait en terme de quantité ou de molécules libéré dans le monde en général et par la RDC en particulier. D’où le phénomène du changement climatique à la suite de l’effet de serre. Effet de serre qui est un réchauffement de la Terre dû à la rétention par certains gaz d’une partie de rayonnement solaire. Le rayonnement émis par le soleil est absorbé par l’atmosphère et la Terre et est transformé en chaleur. La surface terrestre réémet vers l’atmosphère cette énergie sous forme d’un rayonnement infrarouge qui est absorbé par les gaz à effet de serre. Ces gaz diffusent cette énergie, dont une partie est de nouveau absorbée par la surface terrestre qui se réchauffe. Ainsi sans les gaz à effet de serre, en particulier le dioxyde de carbone, le méthane et le fluorocarbone, la température moyenne du globe serait de -20 degré Celsius au lieu de +15 degré Celsius ».

D’où, les conséquences qu’il énumère en ces termes : « La disparition des habitants pour la biodiversité, ceci prouve la réduction aussi des espèces tant animales que végétales ; Le changement climatique, avec un réchauffement climatique global de 0,8 – 2,2 degré Celsius en 2050 qui devrait se solder par l’extinction de 15-37% des espèces de papillons, de vertébrés et de plantes terrestres peuplant les diverses grandes régions, les possibilités à migrer vers des sites distants multiplient environ par deux les taux d’extinction prévus ; Les surfaces des forets vont régresser au profit de l’élevage et des cultures alimentaires et énergétiques ».

Et comme remèdes, Bienvenu Bilabila estime qu’il faut vulgariser l’usage de fréon vert en lieu et place de fréon chimique, reconsidérer la place de l’homme dans la chaîne écologique comme maillon faible, un hétérotrophe ou dépendant de la nature et de le faire un écocitoyen et non un opposant de la nature, revisiter le programme national et intégré dans certains programmes universitaires particulièrement des institutions techniques, les notions de l’environnement liées à l’éducation environnementale et protection aux risques et maladies professionnels.

(avec Pitshou Mulumba)

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