dimanche , 17 novembre 2019
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Menstruation : Un sujet tabou

L’humanité a célébré pour la première fois la journée de l’hygiène menstruelle, le 28 mai dernier. En marge de cette célébration, une manifestation s’est déroulée à Kinshasa. Sujet tabou dans plusieurs zones rurales où l’accès au matériel hygiénique adéquat est rarissime, l’hygiène menstruelle de la gent féminine doit être ôtée des clichés d’ordre culturel et discriminatoire de la communauté, estime le représentant du numéro un de l’Unicef en RDC, Michaud Christian. Il a tenu à ce que le dispositif de gestion des déchets menstruels soit effectif. « Je suis, dit-il, très heureux de vous retrouver aujourd’hui pour célébrer la journée mondiale de l’Hygiène menstruelle. Nous tenons donc à remercier et féliciter le Gouvernement congolais qui, dans le cadre du programme écoles et villages assainis, a su concrétiser cette manifestation. Nous voudrions également remercier l’ensemble des personnes présentes qui témoignent de l’intérêt porté sur cette thématique peu discutée ». « Or dans beaucoup d’endroits dans le monde, la menstruation reste un sujet tabou, associé à des attitudes négatives. La femme est alors considérée comme sale ou impure et, dans certaines zones rurales, l’accès au matériel abordable et hygiénique est limité, et parfois même inexistant. Les femmes et les jeunes ont alors recours à de vieux chiffons, des feuilles sèches et des bottes d’herbe. Les installations sanitaires sont très souvent conçues sans tenir compte des besoins liés à l’hygiène menstruelle. On trouve, par exemple, des écoles sans espace privé, ni salle de lavage pour les filles sans accès à l’eau et sans dispositif de gestion des déchets menstruels », a-t-il affirmé.

L’humanité a célébré pour la première fois la journée de l’hygiène menstruelle, le 28 mai dernier. En marge de cette célébration, une manifestation s’est déroulée à Kinshasa, le mercredi 29 mai à l’espace Bilembo, dans la commune de Ngaliema. Occasion propice pour changer les règles en vue de briser la glace sur l’ensemble de tabous qui existent sur cette question et sensibiliser davantage pour une bonne hygiène menstruelle des femmes et des filles.

Pour leurs premiers pas, le Gouvernement congolais, l’Unicef, les entreprises sociales et la Société civile se sont réunis dans un forum pour discuter sur les menstruations, essentiellement dans son volet hygiénique.

Sujet tabou dans plusieurs zones rurales où l’accès au matériel hygiénique adéquat est rarissime, l’hygiène menstruelle de la gent féminine doit être ôtée des clichés d’ordre culturel et discriminatoire de la communauté, estime le représentant du numéro un de l’Unicef en RDC, Michaud Christian. Il a tenu à ce que le dispositif de gestion des déchets menstruels soit effectif. « Je suis, dit-il, très heureux de vous retrouver aujourd’hui pour célébrer la journée mondiale de l’Hygiène menstruelle. Nous tenons donc à remercier et féliciter le Gouvernement congolais qui, dans le cadre du programme écoles et villages assainis, a su concrétiser cette manifestation. Nous voudrions également remercier l’ensemble des personnes présentes qui témoignent de l’intérêt porté sur cette thématique peu discutée ».

« Or dans beaucoup d’endroits dans le monde, la menstruation reste un sujet tabou, associé à des attitudes négatives. La femme est alors considérée comme sale ou impure et, dans certaines zones rurales, l’accès au matériel abordable et hygiénique est limité, et parfois même inexistant. Les femmes et les jeunes ont alors recours à de vieux chiffons, des feuilles sèches et des bottes d’herbe. Les installations sanitaires sont très souvent conçues sans tenir compte des besoins liés à l’hygiène menstruelle. On trouve, par exemple, des écoles sans espace privé, ni salle de lavage pour les filles sans accès à l’eau et sans dispositif de gestion des déchets menstruels », a-t-il affirmé.

IL EST TEMPS D’AGIR

Lors de son speech, le représentant de la conseillère du Chef de l’Etat en matière de la jeunesse, du genre, des violences contre la femme, Victor Amisi, a évoqué le bien-fondé de cette célébration qui se veut une aubaine pour que tout le monde s’approprie cette sensibilisation et qu’un dialogue soit initié entre les familles et toute la communauté.

« Cette journée est une opportunité idéale pour les décideurs politiques, les donateurs, les organisations nationales et internationales, les entreprises privées et étatiques, les médias, la Société civile ainsi que les écoles pour engager le dialogue au niveau des familles et des communautés », a-t-il martelé.

Victor Amisi a suggéré la création des normes et des standards pour l’Exécutif national et tous les porteurs de projets dans le but de lever des barrières sur cette question « très délicate ».

« Les femmes sont privées de certains droits humains fondamentaux, ce qui transforme un simple fait biologique en un obstacle à l’égalité de sexe. Des normes et des standards doivent être créés et adaptés par le Gouvernement congolais et le porteurs de projets pour que les femmes ne soient plus contraintes dans leurs activités par un manque d’infrastructures ou de matériels dans la gestion de leurs menstruations. Les familles et les écoles doivent accompagner les filles à accepter cette nature  », a-t-il conclu. 

(avec Gloire BATOMENE)

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