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Élections Européennes : Bilderberg battu par les gilets jaunes en France

Dernière mise à jour, le 30 mai 2019 à 02:11

Effet gilets jaunes : Le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen est arrivé en tête dimanche des élections européennes, en devançant légèrement la liste soutenue par le président Emmanuel Macron, tandis que les écologistes ont pris une surprenante troisième place. « La catastrophe annoncée pour Macron n’a pas eu lieu, le RN réalise un score important mais pas spectaculaire quand on le compare avec celui d’il y a cinq ans », a résumé Zaki Laïdi, politologue au Cevipof.

Le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen est arrivé en tête dimanche des élections européennes, en devançant légèrement la liste soutenue par le président Emmanuel Macron, tandis que les écologistes ont pris une surprenante troisième place.

Marqué par une participation nettement plus élevée que prévu, au-delà des 50%, le premier scrutin intermédiaire depuis le début du quinquennat confirme le duo de tête attendu. Mais il a été riche en surprises, avec la dégringolade des Républicains de Laurent Wauquiez – à un plus bas historique – et la grosse contre-performance de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Selon les estimations affinées en fin de soirée des instituts de sondages, le mouvement d’extrême droite et sa tête de liste Jordan Bardella totalisent entre 23,4 et 23,7% des suffrages, un peu en deçà de son score des européennes de 2014 (24,9%).

« La catastrophe annoncée pour Macron n’a pas eu lieu, le RN réalise un score important mais pas spectaculaire quand on le compare avec celui d’il y a cinq ans », a résumé Zaki Laïdi, politologue au Cevipof.

Macron « rejeté »

La liste Renaissance pro-Macron menée par l’ex-ministre Nathalie Loiseau est elle créditée de 22,4% à 22,6%, inférieur au résultat d’Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle (24,01%). Une dizaine de points derrière, les écologistes d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) surprennent en obtenant entre 12,9 et 13,2%, alors qu’ils étaient donnés sous les 10% par les sondages.

L’entourage du chef de l’Etat a défendu un « score honorable » dans un contexte national difficile, avec la crise des « gilets jaunes », sur fond de poussée eurosceptique en Europe. Mais « quand on termine deuxième, on ne peut pas dire qu’on a gagné », a reconnu le Premier ministre Edouard Philippe.

Emmanuel Macron s’était beaucoup engagé dans la campagne en affirmant sa détermination à « mettre toute (son) énergie pour que le RN ne soit pas en tête ».

Juste après les premiers résultats, l’Elysée a annoncé que le chef de l’Etat allait « intensifier l’acte 2 de son quinquennat » et ne ferait « pas de changement de cap ».

Mais pour Marine Le Pen, Emmanuel Macron « n’a d’autre choix que de dissoudre l’Assemblée nationale ». Car « le pouvoir en place essuie un véritable échec. Ce soir c’est lui et sa politique qui sont rejetés », a fustigé M. Bardella, en s’exprimant devant des partisans enthousiastes.

« Vague verte »

Dans un bar de l’Est parisien, l’ambiance était également à la fête pour célébrer la tête de liste d’EELV, Yannick Jadot, qui a salué « une vague verte européenne », en faisant allusion à la percée des Verts allemands au-delà des 20%.

Alors que tous les candidats ont verdi leurs programmes, « les électeurs ont préféré ceux qui ont toujours défendu l’écologie », a commenté auprès de l’AFP Daniel Boy, professeur à Sciences-Po, constatant la « très grande réussite » de la liste de M. Jadot.

L’ambiance était en revanche plombée chez les Républicains, qui tombent sous la barre des 10% (8,1 à 8,4% selon les sondeurs) soit le pire score de l’histoire de la droite et très loin du score de l’UMP en 2014 (20,81%). « La droite traverse une crise profonde, tout est à reconstruire », s’est désolé la tête de liste François-Xavier Bellamy. Cette reconstruction « sera longue et exigeante », a reconnu le patron du parti, Laurent Wauquiez, fragilisé.

Les mines étaient lugubres aussi à la France Insoumise (LFI), qui navigue selon les estimations entre 6,1 à 6,4%, très loin des 19,58% de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. « Très décevant », a jugé ce dernier, le visage sombre.

Quant à l’alliance Parti Socialiste-Place Publique, elle recueille également entre 6,3 et 6,4%, là aussi son plus mauvais score à des européennes, mais qui lui permet néanmoins de garder des eurodéputés, ce qui était la priorité N.1. La gauche française n’est « pas morte » mais doit « chercher à (se) rassembler », a réagi sa tête de liste Raphaël Glucksmann.

PS et LR, qui ont gouverné alternativement la France pendant plus de 35 ans (1981-2017), dépassent à peine les 15% cumulés ce dimanche. « Les anciens clivages ne sont plus », a commenté le Premier ministre Edouard Philippe.

Les autres listes (Debout la France, Parti communiste, Générations, UDI…) ont obtenu moins des 5% nécessaires pour envoyer des représentants au Parlement européen. Un nombre record de 34 listes, dont deux listes issues des « gilets jaunes » à 0,5% cumulé, concouraient à cette élection qui renouait avec une circonscription nationale unique. Le parti animaliste a obtenu un score surprenant de 2,2% à 2,4 des voix.

Sur les 79 sièges dévolus à la France au Parlement européen, le RN obtiendrait entre 21 et 25 sièges, LREM/MoDem 20 à 24, EELV 12 à 15, LR 7 à 10, PS-Place Publique et LFI 5 à 8 sièges chacun, selon les différentes projections.

La première surprise de ce scrutin a été la participation nettement plus forte qu’attendu malgré une campagne atone. Le nombre d’électeurs s’élèverait selon les instituts de sondage entre 51,3% et 54%, soit sept à dix points de plus qu’ en 2014.

C’est la participation la plus forte pour un scrutin européen depuis au moins un quart de siècle (52,7% en 1994), voire depuis 35 ans (56,7%) en 1984, rompant avec l’érosion du vote lors des récents scrutins européens.

Près de 47 millions d’électeurs étaient appelés à désigner les 79 eurodéputés français, soit cinq de plus qu’en 2014, après la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne. Les cinq derniers élus devront toutefois attendre que le Brexit soit effectif pour siéger.

« SÉISME POUR LA DROITE »

« Un séisme pour la droite »: quatrième derrière les écologistes, sous la barre des 10% aux européennes, la liste de François-Xavier Bellamy a réalisé le pire résultat national de l’histoire des Républicains (LR), une gifle pour Laurent Wauquiez dont la stratégie va être vivement contestée.

« C’est un résultat catastrophique », s’alarme un haut dirigeant de LR en quittant le siège du parti où l’atmosphère s’est peu à peu alourdie à mesure qu’approchait 20h00. Selon les estimations, la liste Bellamy recueille entre 8 et 9%, loin des 11 à 14% que lui prêtaient les ultimes sondages.

« Nous n’avons pas pu faire entendre notre voix. Et ce résultat n’est évidemment pas à la hauteur des espoirs soulevés pendant la campagne », a concédé M. Wauquiez, le visage serré, lors d’une brève déclaration.

Le patron de LR s’est donné « trois ans » pour bâtir « une nouvelle voie » pour la présidentielle de 2022, accusant Emmanuel Macron d’avoir été « l’artisan de la progression » du Rassemblement national.

Après ce premier scrutin intermédiaire du quinquennat, LR voulait se présenter en « première alternative crédible » à Emmanuel Macron. Immense déception: le parti gaulliste est quatrième derrière Europe Écologie-Les Verts. Une humiliation pour un parti déjà traumatisé de la troisième place de François Fillon au premier tour de la présidentielle de 2017.

« C’est un séisme pour la droite, son plus mauvais score en France, alors que la droite européenne progresse », a réagi un proche de la présidente de l’Île-de-France Valérie Pécresse, rivale de Laurent Wauquiez.

Enseignant en philosophie et élu local de Versailles, choisi dans le scepticisme général par M. Wauquiez avant de séduire les militants LR durant la campagne, François-Xavier Bellamy ne réalise donc pas la moitié du résultat obtenu en 2014 (20,81%) et le nombre d’eurodéputés LR à Strasbourg devrait être divisé par deux.

« La droite traverse une crise profonde, tout est à reconstruire », a réagi M. Bellamy.

Sa liste arrive également en deçà du score (15,77%) totalisé par le candidats LR lors des élections législatives de 2017, quand une partie des cadres avaient déjà rejoint Emmanuel Macron au gouvernement.

Elle se classe en dessous du pire score (12,82%) réalisé lors d’élections européennes par Nicolas Sarkozy en 1999.

Pression sur Wauquiez

En privé, l’ex-chef de l’État a souligné qu’il avait alors cédé la direction du parti. Une manière de mettre la pression sur les épaules de Laurent Wauquiez, contesté depuis son élection à la tête du parti fin 2017.

« C’est un désaveu pour Laurent Wauquiez et la ligne choisie depuis janvier 2018 », juge un proche de Mme Pécresse, qui a fondé son propre mouvement, Libres!, associé à LR.

La semaine promet donc d’être agitée au sein du parti de droite, sur un paradoxe: au fur et à mesure de la campagne, les voix les plus sceptiques sur le choix de M. Bellamy, dont celle du président du Sénat Gérard Larcher, avaient fini par se rétracter, au vu du succès remporté dans les meetings.

Mais les critiques momentanément mises en sourdine devraient rapidement resurgir au sujet de la ligne prônée par M. Wauquiez, du profil « conservateur » de la tête de liste comme de sa gouvernance jugée « solitaire » au sommet du parti.

« Disons la vérité, c’est un échec », a réagi M. Larcher dimanche soir. Pour le président du Sénat, LR « devra repenser sa ligne politique », « rassembler plus largement » et « exprimer plus clairement la diversité qui le compose ».

« Ntre stratégie n’a pas été la bonne », a jugé l’ancienne ministre Rachida Dati.

Le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau a « lancé un appel à toutes les personnalités des Républicains et des centristes pour, enfin, refonder ».

« La droite doit désormais refonder son projet autour de questions économiques, sociales et environnementales. Nous devons tous prendre conscience que le conservatisme sociétal et les questions identitaires seules ne nous permettront jamais de gagner l’élection présidentielle », a averti, auprès de l’AFP, le 2e vice-président du parti et député de l’Ain Damien Abad.

Du côté de Matignon, on juge que LR est devenu « une micro-niche partisane ». Ce « crash », « ça veut dire que le pari stratégique et politique du président fonctionne », juge un proche d’Edouard Philippe, qui a quitté LR en rejoignant Emmanuel Macron.

LES ÉCOLOGISTES S’OFFRENT UNE 3E PLACE INESPÉRÉE

Il a créé la surprise en contribuant, au côté des Verts allemands, à la « vague verte européenne » dimanche. La tête de liste des écologistes, Yannick Jadot (EELV), s’est offert une inespérée troisième place avec environ 13% des suffrages.

Thème majeur des dernières semaines, l’écologie avait fait l’objet d’une tentative de préemption de la quasi-totalité des listes, à commencer par La France Insoumise, qui entendait remporter le match contre les troupes de M. Jadot. Son score est finalement inférieur de moitié.

La République en Marche (LREM) avait également fait des enjeux environnementaux l’un de ses principaux chevaux de bataille, en affichant quelques prises de guerre: l’ex-EELV Pascal Canfin, numéro deux de la liste Loiseau, ou le soutien de Daniel Cohn-Bendit.

« Ce score, ça veut dire qu’au fond, il n’y a pas eu d’évasion du vote écolo », note auprès de l’AFP Daniel Boy, directeur de recherches émérite à Sciences-Po, selon qui « c’est une très grande réussite ». « Il y a eu une grosse mobilisation », poursuit ce spécialiste du vote écolo, « les électeurs ont préféré ceux qui ont toujours défendu l’écologie ».

La stratégie Jadot n’avait pourtant rien d’évident. Soucieux de prendre sa revanche sur la présidentielle de 2017, lorsqu’il avait dû se résoudre à faire une alliance avec le PS de Benoît Hamon, c’est en cavalier seul que les Verts avaient décidé de se lancer. Le résultat lui donne raison.

Pendant la campagne, M. Jadot s’était aussi attiré les foudres des tenants de l’orthodoxie écologiste pour avoir affirmé qu’il était disposé à travailler avec les bonnes volontés social-démocrates, libérales voire conservatrices.

« Conquérir le pouvoir »

Devant des troupes survoltées réunies dans un bar de l’Est parisien largement sous-dimensionné, Yannick Jadot a considéré peu après 20H00 qu’il s’agissait d' »une vague verte européenne dont nous sommes les acteurs ».

« Les Françaises et les Français nous ont envoyé un signal très clair, ils veulent que l’écologie aussi soit au cœur du jeu politique, et ce message a été lancé dans toute l’Europe », a-t-il ajouté, en appelant à la « construction d’une alternative à la technocratie libérale et aux populismes ».

Les Verts allemands ont quasiment doublé leur score à 20,5-22% (contre 10,7% en 2014). La mobilisation autour de la Suédoise de 16 ans Greta Thunberg, qui a rassemblé des centaines de milliers de jeunes Européens dans les rues ces derniers mois, a visiblement payé.

En France, le Premier ministre Edouard Philippe a d’ailleurs adressé un hommage indirect à EELV en disant avoir « reçu le message de nombreux Français sur l’urgence écologique ».

Au milieu de partisans euphoriques qui lançaient « On est plus chaud que le climat », M. Jadot a en outre annoncé la création d’un « Comité citoyen de surveillance et d’initiative sur l’Europe » qui devra réunir « les acteurs de la société civile, les syndicats, les scientifiques, les entreprises et les citoyens, afin qu’ensemble nous évaluions en permanence le travail des institutions européennes ».

Mais c’est aussi sur le terrain de la politique nationale que les Verts emmenés par Jadot entendent asseoir leur nouveau leadership à gauche.

EELV tient désormais la dragée haute à un PS en très petite forme, qui fait jeu égal avec la France insoumise (environ 6,5% chacun), et se retrouve au centre d’une gauche toujours convalescente, dont le potentiel électoral demeure particulièrement bas.

« Il faut nous dépasser pour bâtir le grand mouvement de l’écologie politique capable de conquérir le pouvoir », a exhorté dimanche soir M. Jadot, en promettant d’associer « tous ceux qui agissent et qui veulent transformer la société ».

Dans le bar où se célébrait au saumur bio ce que certains considéraient comme une victoire, l’euphorie a alors laissé place aux divergences de toujours: « Il va falloir mettre les egos de côté », souffle une sympathisante, Coline Morel, 26 ans, électrice de Hamon en 2017 et qui s’interroge « quel aurait pu être le score de ce soir si on avait été réunis, peut-être 20% ».

Un appel à l’union, notamment pour les futures municipales, qui ne fait toutefois pas l’unanimité: « L’écologie ne peut pas s’accommoder de la social-démocratie », tranche une militante encartée depuis près de vingt ans, Dominique Trichet-Allaire. Qui prévient: « On ne pourra travailler qu’avec des groupes en rupture avec le modèle productiviste, qui ont un regard critique sur le capitalisme ».

COMMENT LE RN A FAIT PROSPÉRER SON IDÉE DE VOTE UTILE

Le Rassemblement national a conclu dimanche par une courte victoire sa campagne des européennes lancée volontairement très tôt, dans laquelle il est parvenu à convaincre une partie de l’électorat qu’il était « le seul vote utile » contre Emmanuel Macron.

Des prises de paroles brèves d’à peine trente minutes, suivies de séances photos avec les sympathisants: la méthode, inspirée par l’allié italien Matteo Salvini, est testée avec succès lors de ce tour de France hivernal des campagnes.

En pleine crise des « gilets jaunes », la cheffe du RN réclamait alors, sans paraître y croire vraiment, « une dissolution » de l’Assemblée pour « renverser la table ».

Depuis son débat jugé raté de l’entre-deux-tours de la présidentielle, Marine Le Pen cherche un souffle nouveau. Elle a rebaptisé « Rassemblement national » le Front national créé par son père, Jean-Marie Le Pen. Et la doctrine du parti ne prévoit plus ni la sortie de l’euro ni celle de l’Union européenne.

« À la guillotine »

Pour les européennes, c’est Jordan Bardella, un inconnu de 23 ans, qui a été envoyé au charbon – « au casse-pipe », moquent à l’époque d’aucuns.

Le jeune homme au visage poupon et aux cheveux gominés peine d’abord à s’imposer lors des réunions publiques: phrases trop longues, débit trop rapide, le novice est cantonné aux débuts de meetings face à des foules incrédules.

En ce début d’année, la liste Bardella est distancée par celle de LREM de quatre à six points. Le potentiel électoral du mouvement des « gilets jaunes », soutenu par la moitié des Français, se dilue dans les intentions de vote pour La France insoumise ou Nicolas Dupont-Aignan, voire pour une liste autonome des protestataires en chasuble fluo, donnée à 12% dans plusieurs études.

Les fondamentaux du lepénisme sont alors convoqués: « Notre priorité, c’est, c’était et ce sera toujours les Français d’abord », répète la tête de liste.

« Vote utile »

La base solidifiée, il s’agit au début du printemps pour Marine Le Pen et les siens d’élargir leur assiette électorale. Le grand débat, puis la conférence de presse du président de la République en avril, convainquent les stratèges du RN de persévérer dans l’affrontement frontal avec le chef de l’État.

A défaut de dissolution, c’est un référendum antiMacron que réclament désormais Mme Le Pen et M. Bardella, lequel a gagné en éloquence et assurance au fur et à mesure des meetings et prestations télévisées, quand sa principale adversaire, la macroniste Nathalie Loiseau, est jugée terne et trop peu combative.

Fin avril, le frémissement d’intentions de vote pour la liste LR emmenée par le conservateur François-Xavier Bellamy, un enseignant en philosophie qui suscite un engouement inattendu dans son camp, interroge les hiérarques du RN.

Le 1er mai, à Metz, Marine Le Pen infléchit son discours et dénonce le supposé complot d’une Union européenne qui serait l’œuvre de financiers américains, en théorisant « la lutte des empires contre la nation ». La salle n’adhère pas.

Huit jours plus tard, la cheffe du RN change de stratégie et dramatise encore davantage l’enjeu. Elle estime que « si Emmanuel Macron perd cette élection, alors il devra partir », comme un écho aux « Macron, démission » lancés tout l’hiver dans les défilés « gilets jaunes ».

Vendredi, portée par une dynamique sondagière tardive, elle convie les électeurs LR, LFI et DLF à voter Rassemblement national. « Le seul vote utile », selon elle.

(avec Afp)

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