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RDC : Le Nonce Apostolique choisi la coalition FCC – CACH !

Dernière mise à jour, le 28 mai 2019 à 12:06

Mgr Ettore Balestrero était fort attendu, le lundi 13 mai 2019, à l’Université Catholique du Congo (UCC), à l’occasion de l’ouverture de la 31me Semaine Théologique. On a notamment retenu de sa sortie des propos tels que « je pense que les conférences épiscopales ont un rôle particulier en donnant la possibilité à l’Église de parler d’une seule voix pour le bien du pays. Il est nécessaire d’avoir l’équilibre. Souvent, c’est un équilibre déséquilibré. La mission centrale de l’Église et de la conférence épiscopale, c’est le salut des âmes ». Comme s’il craignait de ne pas être bien compris, Mgr Ettore Balestrero s’est davantage expliqué : « Il y a aussi une activité politique des évêques, mais cela ne peut être la majeure partie de leur activité. L’Église s’occupe de l’homme et elle prend des positions pour défendre l’homme dans la société, mais l’Église n’est pas là pour faire de la politique. L’Église existe pour le salut des âmes. Nous devons respecter cet équilibre ». Les observateurs ont relevé, à travers ses propos, une volonté certaine de recadrer la Cenco (Conférence Episcopale Nationale du Congo), dont l’insistance à contester les résultats de la présidentielle du 30 décembre 2018 et à réclamer la vérité des urnes.

Témoin privilégié du processus électoral congolais, singulièrement dans sa phase cruciale de l’élection présidentielle, en sa qualité de Chargé d’Affaires du Vatican en RDC d’abord, puis de Nonce Apostolique, Mgr Ettore Balestrero était fort attendu, le lundi 13 mai 2019, à l’Université Catholique du Congo, à l’occasion de l’ouverture de la 31me Semaine Théologique de cet établissement. Sa communication était d’autant fort désirée qu’elle s’inscrivait dans le cadre du thème général ayant pour intitulé : « Religion et politique : la vision de l’Eglise catholique ».

Les observateurs ont relevé, à travers ses propos, une volonté certaine de recadrer la Cenco (Conférence Episcopale Nationale du Congo), dont l’insistance à contester les résultats de la présidentielle du 30 décembre 2018 et à réclamer la vérité des urnes ont paru, aux yeux de certains Congolais, surtout acteurs politiques, comme une immixtion délibérée dans des affaires politiques.

On a notamment retenu de sa sortie des propos tels que « je pense que les conférences épiscopales ont un rôle particulier en donnant la possibilité à l’Eglise de parler d’une seule voix pour le bien du pays. Il est nécessaire d’avoir l’équilibre. Souvent, c’est un équilibre déséquilibré. La mission centrale de l’Eglise et de la conférence épiscopale, c’est le salut des âmes ».

Nombre d’auditeurs présents dans la salle des conférences de l’UCC lundi dernier se sont particulièrement focalisés sur ces propos pour estimer que le représentant du Saint Père auprès du gouvernement de Kinshasa a tenu à rappeler à l’Eglise du Congo que les actions politiques et sociales ne peuvent constituer des priorités pour ses responsables car leur mission première, est la salut des âmes.

Comme s’il craignait de ne pas être bien compris, Mgr Ettore Balestrero s’est davantage expliqué : « Il y a aussi une activité politique des évêques, mais cela ne peut être  la majeure partie de leur activité. L’Eglise s’occupe de l’homme et elle prend des positions pour défendre l’homme dans la société, mais l’Eglise n’est pas là pour faire de la politique. L’Eglise existe pour le salut des âmes. Nous devons respecter cet équilibre ».

A la lecture d’une telle pensée, nombre de Congolais qui s’interrogeaient sur la « position » réelle de l’Eglise catholique du Congo par rapport aux enjeux politiques – au milieu, à gauche ou à droite du village – ont reçu l’éclairage qui leur manquait. Car, depuis 2015, année des premiers remous politiques en rapport avec l’organisation des élections, les velléités de révision de la Constitution et « glissement » du mandat de l’ancien président de la République, les reports effectifs des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales au-delà de décembre 2016 et 2017, beaucoup avaient le sentiment qu’elle avait choisi son camp, à savoir celui de l’Opposition, dans le ferme dessein de chasser les « kabilistes » du pouvoir.

Le même sentiment était ressenti par les pro-Tshisekedi, tant après la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) que des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle. Pour avoir stigmatisé la non transparence du verdict des urnes et avoir continué d’exiger la « vérité des urnes », même au lendemain de l’investiture du successeur de Joseph Kabila à la tête de l’Etat, l’Eglise catholique du Congo était accusée de ne s’être pas montrée neutre dans la lecture du processus électoral et d’avoir contribué, directement, à l’alimentation de la crise post-électorale.

D’où, tous ceux qui se sentaient troublés par les prises de positions des Evêques catholiques face aux résultats de la présidentielle, pensent avoir été apaisés par le Nonce Apostolique, qui a par ailleurs indiqué que les interventions de l’Eglise dans les affaires politiques devraient avoir pour finalité la création des conditions pour que « la foi soit vécue en liberté » par les chrétiens.

(avec Lephare)

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