jeudi , 22 août 2019
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15 radios fermées au Kananga : Vivi la liberté de la presse en RDC

C’est depuis le 3 mai 2019, jour de la célébration de la journée de la Liberté de presse, que 15 médias privés et communautaires émettant à Kananga dans la province du Kasaï-central, ont été scellés par la DGRAD et l’ARPTC. En clair, la DGRAD  reproche à ces radios le non-paiement des redevances, taxes et impôts. Soucieux de respecter les lois et règlements de la République, ces médias affirment dans leur mémo avoir présenté des preuves de paiement à cette régie financière et s’être convenus de verser, des cautions pour obtenir la main levée. Contre toute attente, les patrons de ces radios disent avoir constaté le refus de DGRAD d’encaisser les cautions présentées, au motif que le nouveau Gouverneur du Kasaï Central aurait menacé d’action disciplinaire contre le Directeur provincial de cette régie financière s’il laissait fonctionner lesdites radios, qui n’auraient pas battu sa campagne au moment où il était candidat Gouverneur. 

C’est depuis le 3 mai 2019, jour de la célébration de la journée de la Liberté de presse, que 15 médias privés et communautaires émettant à Kananga dans la province du Kasaï-central, ont été scellés par la DGRAD et l’ARPTC. Dans un communiqué parvenu au journal le Phare, les responsables des radios concernées dénoncent un règlement des comptes et  accusent le nouveau Gouverneur Martin Kabuya d’en être l’instigateur au regard de la tournure que prend cette affaire.

En clair,  la DGRAD reproche à ces radios le non-paiement des redevances, taxes et impôts. Soucieux de respecter les lois et règlements de la République, ces médias affirment dans leur mémo avoir présenté des preuves de paiement à cette régie financière et s’être  convenus de verser, des cautions pour obtenir la main levée. Contre toute attente, les patrons de ces radios disent avoir constaté le refus de DGRAD d’encaisser les cautions présentées, au motif que le nouveau Gouverneur du Kasaï Central aurait menacé d’action disciplinaire contre le Directeur provincial de cette régie financière s’il laissait fonctionner lesdites radios, qui n’auraient pas battu sa campagne au moment où il était candidat Gouverneur.

Les responsables 15 radios fermées ont réaffirmé l’engagement de s’acquitter de leurs obligations fiscales  afin de donner au Gouvernement les moyens de sa politique, tout en  dénonçant la procédure  engagée par la DGRAD et exigent la réouverture sans délai des radios fermées. Ils demandent également à l’Assemblée provinciale de veiller à la protection de la liberté d’expression et de presse visiblement mises en danger par le nouveau Gouverneur. « … Nous appelons le Gouverneur Martin Kabuya s’abstenir de tout comportement susceptible de troubler l’ordre public et la paix sociale… Nous demandons  aussi au Chef de l’Etat, Felix Tshisekedi, d’avoir un regard sur les attitudes du Gouverneur Martin Kabuya, caractérisées par les règlements de comptes et les dérives totalitaires », ont-ils martelé.

Par ailleurs, ils ont fait savoir que la décision de sceller les radios par la DGRAD l’a été en violation de la loi car, selon eux, aucune note de perception n’a été émise pour les radios  depuis 2017 suite à l’insurrection des Kamuina Nsapu au Kasaï, ni mises en demeure, moins encore des commandements de paiement n’ont été adressés aux radios. 

De son côté, le directeur provincial de la DGRAD a démenti toute manipulation, expliquant avoir initié cette opération pour permettre à l’Etat de récupérer de l’argent à travers les taxes exigées dans ce secteur.

Dans un communiqué remis à la presse, la régie financière affirme que l’action de fermeture des chaines des radios n’a rien avoir avec un ordre donné par le Gouverneur de province. Le même document soutient que les chaines de radios avaient été prévenues depuis plusieurs années.

Pour sa part,  le Gouverneur du Kasaï central a rejeté en bloc ces accusations, affirmant que la décision de fermer ces radios est antérieure à sa prise de fonctions.  Martin Kabuya affirme qu’il suffit que ces 15 radios règlent non seulement leurs arriérés de taxes, mais aussi une licence pour se mettre en règle et pouvoir émettre de nouveau et qu’il n’y a là aucun règlement des comptes politiques. « Cela n’a rien à voir avec la politique.  Que ces gens se conforment à la loi en payant les différentes licences… Avant de payer la licence, l’administration vous donne une année d’essai. Alors la plupart d’entre eux, ont déjà dépassé le délai d’une année. Il y en a qui sont à dix ans, il y en a qui sont à sept ans. Vous payez votre licence, votre permis d’exploitation, et puis vous payez les arriérés qu’il faut. Ils payent leur licence, puis ils payent leur redevance et ils vont recommencer à émettre ! », a-t-il martelé.

Parmi les 15 radios fermées, on note notamment : Full Contact Radio (FCR), Radio Diku Dietu, Radio Nsanga, Lumière FM, Radio Télé Espérance, Radio Télé Chrétienne, Radio Télé Shalom, Radio Télé Amazone et Kasaï Horizons Radio Télévision (KHRT).

(avec P.D, lePhare)

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