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Sages-femmes : défenseurs des droits de la femme

Dernière mise à jour, le 11 mai 2019 à 04:25

Le monde a célébré dimanche 5 mai 2019, la journée de la sage sous le thème : « les sages-femmes : défenseurs des droits de la femme ». A cette occasion, elles ont organisé une marche le samedi 4 mai à travers les rues de Kinshasa pour réaffirmer leur rôle « la sage-femme est le personnel qualifié pour garantir les soins maternels de qualité et prévenir les violences basées sur le genre en temps de paix ou pendant les crises humanitaires ».

Dans sa déclaration en marge de cette célébration, la directive exécutive de l’UNFPA demande aux gouvernements et aux autres partenaires de soutenir les sages-femmes aux côtés de son organisation. « Démontrons notre profonde reconnaissance pour les efforts qu’elles accomplissent inlassablement en les aidant à garantir le respect des droits et choix de la population en matière de procréation ainsi que la santé et le bien-être des femmes et des nouveaux nés partout dans le monde. Les sages-femmes sauvent de vie », a fait savoir Nathalia kanem.

Elle annonce que l’UNFPA, l’OMS, l’UNICEF et la confédération internationale des sages-femmes lanceront bientôt un nouveau rapport sur le renforcement des formations en obstétrique de qualité en vue d’une couverture sanitaire universelle d’ici 2030. A l’entendre, ce rapport contient des données probantes indiquant qu’investir dans des activités de formation, de soutien et d’intégration permet aux sages-femmes d’assurer au mieux la bonne santé des femmes et de leurs nouveau-nés.

Cependant, l’UNFPA encourage activement les activités de formation et de soutien dans le domaine obstétrical, plaide pour l’instauration de politiques plus solides concernant le travail des sages-femmes et promeut leur intégration dans les systèmes de santé officiels. D’après Nathalia Kanem, la formation des héroïnes de la santé publique et la facilitation de leur travail constituent une façon ingénieuse, économique et durable de parvenir à mettre en place un accès universel aux services de santé sexuelle et reproductive, objectif clé du programme de développement durable à l’horizon 2030.

Ensuite, la patronne de l’UNFPA n’a pas manqué de saluer le travail de ces sages-femmes qui garantissent le respect de certains des droits les plus élémentaires en permettant aux femmes de mener à bien leur grossesse et leur accouchement ainsi qu’en prodiguant des soins essentiels aux nouveau-nés.

Pour terminer, elle a reconnu que ces héroïnes fournissent des services de santé qui jouent un rôle crucial dans la réduction de la mortalité maternelle et des risques liés à l’accouchement dans les zones reculées. 

LES SAGES-FEMMES DE LA PROVINCE DU KASAÏ SENSIBILISÉES À VULGARISER LES DROITS DE LA FEMME

La journée de jeudi 09 mai 2019 a été une occasion pour la présidente de l’Association des Sage Femmes du Kasaï, José Mianda, d’inviter toutes les sages femmes de la province de vulgariser les droits de la femme.

Selon José Mianda, plusieurs droits de la femme qui accouchent sont bafoués faute de connaissance. D’après elle, cette femme doit connaitre ses droits. Notamment, choisir sa position pour accoucher sans être imposée ou injectée des produits contre sa volonté. « La sage-femme est mieux placée pour connaître les droits de la femme », a affirmé José Mianda.

Pour cela, la sage femme doit mettre en pratique son savoir faire pour pouvoir répondre aux besoins de la femme, parce que, la présidente de l’Association des sages-femmes du Kasaï, « elle est l’unique qui incarne les trois catégories des femmes dans le secteur de la santé, à savoir: gynéco-obstétricienne, accoucheuses et pédiatrie ».

Au-delà des droits que doit connaître les sages femmes, José Mianda plaide auprès des autorités sanitaires et politico-administratives, pour l’utilisation de la sage-femme à la place qu’il faut et de veiller sur sa rémunération. Car, a-t-elle déploré, « la sage femme est sous-utilisé en médecine interne, pharmacie, réception et d’autres services ».

(avec Mathy MUSAU et Jackie NGOLELA)

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