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Fatshi, President de la RDC, devant près de drapeaux, lors d'une réunion.
Fatshi, President de la RDC, devant près de drapeaux, lors d'une réunion.

RDC, un pays dirigé par un gouvernement parallèle

Dernière mise à jour, le 7 mai 2019 à 11:18

Depuis plus de trois mois, en effet, le gouvernement est dirigé par un Premier ministre non investi par le nouveau Parlement. On dirait même que le pays est dirigé par un gouvernement parallèle qui fonctionne à la présidence de la République. Pendant ce temps, les animateurs de différents ministères n’assurent que les affaires courantes. Entre-temps, les dépenses de l’État sont suspendues. La conséquence, c’est que le fonctionnement normal des institutions est mis en branle. Une situation voulue implicitement par les politiques qui, visiblement, trouvent de l’intérêt en clochardisant davantage le peuple, leur électorat.

Après l’élection du président de la République en décembre 2018 et son investiture quelques jours après, la République démocratique du Congo n’a toujours pas un nouveau gouvernement. La nomination du Premier ministre, chef du gouvernement, se fait encore attendre. Plus le temps passe, plus les interrogations se multiplient dans le chef des Congolais. Qu’est-ce qui bloque ? L’oiseau rare qui devra accompagner le chef de l’État dans l’exécution de son programme n’est toujours pas découvert ? Deux questions qui méritent d’être posées. Surtout que le peuple congolais s’impatiente de voir son social s’améliorer.

Depuis plus de trois mois, en effet, le gouvernement est dirigé par un Premier ministre non investi par le nouveau Parlement. On dirait même que le pays est dirigé par un gouvernement parallèle qui fonctionne à la présidence de la République. Pendant ce temps, les animateurs de différents ministères n’assurent que les affaires courantes.

Entre-temps, les dépenses de l’État sont suspendues. La conséquence, c’est que le fonctionnement normal des institutions est mis en branle. Une situation voulue implicitement par les politiques qui, visiblement, trouvent de l’intérêt en clochardisant davantage le peuple, leur électorat.

Dans les milieux politiques, l’on indique que les violons ne s’accordent toujours pas entre Félix Tshisekedi, président de la République et son prédécesseur, Joseph Kabila, autorité morale du Front commun pour le Congo (FCC), qui gère une majoritaire confortable au Parlement.

Qu’à cela ne tienne, le président Félix Tshisekedi doit se rappeler que c’est lui qui a été élu à la tête de l’État. En tant que tel, par devoir de redevabilité, des comptes lui seront demandés. Le chef de l’État a donc intérêt à travailler dans le sens de donner à la République un Premier ministre digne d’un pays aux dimensions continentales.

Une mission difficile, certes, mais pas impossible d’autant que dans les rangs des politiques, ce ne sont pas des compétences qui manquent. Il suffit seulement d’un sens élevé de patriotisme et d’un esprit critique pour dénicher celui qui pourra être le premier de tous les ministres.

(avec lePotentiel)

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