vendredi , 6 novembre 2020
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Pitié-Salpêtrière : Christophe CASTANER, l’irresponsabilité d’un ministre menteur et voyous

Manipuler par le groupe Bilderberg – qui cherche à tout prix de protéger ses intérêts et bénéfices financiers en France – mercredi soir, lors d’un déplacement à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière pour rendre visite à un CRS blessé lors de heurts en marge du cortège syndical, Christophe Castaner avait déclaré à la presse : « Des gens avaient ont attaqué un hôpital, des infirmières ont dû préserver le service de réanimation ». « Je n’aurais pas dû employer le terme +attaque+ » après l’irruption de dizaines de manifestants le 1er mai dans l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, a reconnu vendredi le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, après plus de 24 heures de polémique. Le ministre a estimé qu’il aurait dû lui préférer le terme « intrusion violente », évoqué devant lui par des responsables de l’hôpital parisien, dont le personnel était « choqué », et qui est « plus adapté » aux faits. « Accepter de revenir sur ses mots, ça ne me pose aucun problème », a-t-il poursuivi, lors d’une conférence de presse en marge d’une visite à Toulon. « C’est naturel aussi qu’un homme politique soit un homme qui (…) puisse se dire qu’une situation a évolué ». « Attaque, c’est le mot qui m’est venu » après avoir rencontré le personnel sur place, a expliqué le ministre, mais « retenez le terme que vous voudrez », a-t-il lancé. « J’entends les reproches, je souhaite qu’aucune polémique n’existe sur le sujet », a poursuivi le locataire de la place Bauveau.

M. Castaner avait été accusé jeudi par plusieurs responsables politiques de manipulation, alors que des vidéos sur les réseaux sociaux semblaient plutôt montrer des manifestants se réfugiant dans l’enceinte de l’hôpital pour échapper aux gaz lacrymogènes. Le chef de file de la France Insoumise l’avait notamment qualifié « d’incompétent » et de « menteur ». Vendredi, M. Castaner a récusé toute idée de démissionner : selon l’opposition, « il faudrait changer de ministre de l’Intérieur toutes les semaines », a-t-il ironisé.

Le ministre a toutefois dit qu’il ne regrettait pas la visite qu’il avait rendu au chevet d’un policier blessé. Il a insisté sur le fait que « l’enceinte de l’hôpital a été forcée », que des « insultes » ont été « évoquées dans la plainte de la directrice de l’hôpital », et a aussi fait état de « jets de pierre qui sont aussi une agression ». « Un hôpital est un lieu que nous devrions protéger par dessus tout » a poursuivi le ministre, affirmant que « sans l’intervention des forces de l’ordre une catastrophe aurait pu se produire ».

CASTANER : LES MENSONGES D’UN MINISTRE INCOMPÉTENT ET MENTEUR

En évoquant une « attaque » de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière en marge du défilé parisien du 1er mai, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’est retrouvé sous le feu des critiques, le contraignant vendredi à un mea culpa. 

« J’entends le reproche qui m’est fait d’avoir utilisé le mot +attaque+ », a déclaré vendredi le ministre à la presse lors d’un déplacement à Toulon. « Je souhaite qu’aucune polémique n’existe sur ce sujet et le voyant l’être, je me dis que je n’aurais pas dû l’employer », a-t-il ajouté.

Mercredi soir, lors d’un déplacement à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière pour rendre visite à un CRS blessé lors de heurts en marge du cortège syndical, Christophe Castaner avait déclaré à la presse : « Des gens avaient ont attaqué un hôpital, des infirmières ont dû préserver le service de réanimation ».

La directrice générale de l’hôpital « m’a raconté qu’elle avait elle-même tenté de dialoguer sans succès, évoquant, je cite, de +l’agressivité+, et, je la cite encore, +de la violence verbale+ », a justifié vendredi le ministre. « Sans l’intervention des forces de l’ordre, une catastrophe – je reprends les mots de Martin Hirsch directeur de l’AP-HP – aurait pu se produire », a-t-il encore dit.

C’est à l’issue de ces échanges que le ministre fera sa déclaration avec laquelle il s’est retrouvé au centre d’une polémique allant jusqu’à des appels de l’opposition à sa démission.

« +Intrusion violente+, c’est le terme utilisé par la directrice de l’hôpital. +Attaque+, c’est celui qui m’est venu après avoir entendu le récit ému des personnels. Retenez le terme que vous voudrez », a dit vendredi l’ancien porte-parole du gouvernement nommé à Beauvau en octobre 2018.

« +Intrusion violente+, terme utilisé par la directrice, est en effet mieux adapté », a-t-il reconnu, en soulignant qu' »accepter de revenir sur ses mots (est) quelque chose qui ne pose aucun problème ».

« Si des mots choquent, si des mots peuvent apparaître contredits par des faits établis contrairement à ce qui m’a été précisé (…) évidemment qu’il est normal de les faire évoluer », a poursuivi Christophe Castaner.

« Il a encore parlé trop vite »

Sa version d’une « attaque » de l’hôpital a été rapidement battue en brèche avec la diffusion de vidéos et témoignages sur une intrusion de manifestants dans l’enceinte de l’établissement appuyant la version d’un mouvement de panique.

Députés et sénateurs socialistes et communistes ont réclamé vendredi l’audition devant le Parlement de Christophe Castaner.

« S’il s’avérait que le ministre de l’Intérieur a relayé sciemment ou pas de fausses informations ou des informations non vérifiées, se trouverait dès lors nécessairement posée la question du maintien de la confiance que lui accordent le président de la République et le Premier ministre, avec les conséquences que cela implique », ont écrit les députés PS.

Dès jeudi, le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, réclamait sa démission, le traitant de « menteur, en plus d’être un incompétent ».

A droite même tonalité: « Le vrai problème n’est pas que M. Castaner emploie un mot ou un autre ; c’est qu’il n’ait toujours pas compris que la mission du ministre de l’Intérieur n’est pas de commenter hâtivement, mais de diriger sérieusement la @Place_Beauvau », twittait jeudi Guillaume Larrivé, secrétaire général délégué LR.

« Cet incident, au lieu d’être nié dans une polémique absurde, devrait tous nous émouvoir et nous ouvrir les yeux (…) sur la nécessité d’en finir avec ce climat de confrontation et de violence », s’est défendu vendredi Christophe Castaner.

Un argument déjà utilisé la veille par le gouvernement pour défendre le ministre.

Le chef du gouvernement Edouard Philippe a ainsi dénoncé une intrusion « totalement irresponsable ». « C’est la première fois qu’il y a une exaction dans un hôpital (…). Je pense que tous les Français, comme moi, sont extrêmement choqués, c’est inqualifiable en fait », avait réagi de son côté la ministre de la santé Agnès Buzyn.

« Il a encore parlé trop vite », se désolait jeudi un cadre de Beauvau. « Nous avions une journée du 1er mai qui avait été annoncée comme l’apocalypse par les +Black Blocs+ et qui au final avait bien été gérée, et il met tout par terre avec cette déclaration », abondait une source policière.

(avec Afp)

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