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Moise KATUMBI CHAPWE - politicien, businessman et président du Tout-Puissant Mazembe.
Moise KATUMBI CHAPWE - politicien, businessman et président du Tout-Puissant Mazembe.

Retour de Katumbi : Douche froide pour le FCC de « Kabila »

Dernière mise à jour, le 8 mai 2019 à 09:23

Douche froide pour le FCC qui a multiplié des procès montés de toutes pièces contre Moïse Katumbi Chapwe, aux fins de l’écarter de la course présidentielle. L’avènement de Félix Tshisekedi à la présidence de la République a permis de révéler enfin la face cachée de tous ces montages judiciaires grossiers basés sur des motivations politiques. Quelle que soit la longueur de la nuit, dit-on, le jour finit toujours par poindre. C’est le moins que l’on puisse dire s’agissant de Katumbi. Après l’arrêt de la Cour de cassation le relaxant dans la rocambolesque affaire de spoliation d’un immeuble dans la ville de Lubumbashi, la justice vient de classer « sans suite » l’affaire dite de recrutement des mercenaires que le FCC avait une fois de plus imputée à Moïse Katumbi. Si le ridicule pouvait tuer !

Perspectives heureuses pour Moïse Katumbi qui vient de bénéficier d’un doublé de la part de la justice congolaise. Après l’affaire Stoupis dont le jugement a été annulé par la Cour de cassation, c’est au tour de la Haute Cour militaire de classer sans suite l’affaire dite de recrutement de mercenaires américains. Les deux contraintes judiciaires étant tombées caduques, rien ne peut désormais empêcher le retour de Moïse Katumbi en RDC. C’est en homme libre que le leader d’Ensemble va fouler très prochainement le sol congolais. Ce qui pourrait rabattre sérieusement les cartes sur le terrain politique.

Douche froide pour le FCC qui a multiplié des procès montés de toutes pièces contre Moïse Katumbi Chapwe, leader d’Ensemble pour le changement, aux fins de l’écarter de la course présidentielle. L’avènement de Félix Tshisekedi à la présidence de la République a permis de révéler enfin la face cachée de tous ces montages judiciaires grossiers basés sur des motivations politiques. Quelle que soit la longueur de la nuit, dit-on, le jour finit toujours par poindre. C’est le moins que l’on puisse dire s’agissant de Katumbi.

Après l’arrêt de la Cour de cassation le relaxant dans la rocambolesque affaire de spoliation d’un immeuble dans la ville de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, la justice vient de classer « sans suite » l’affaire dite de recrutement des mercenaires que le FCC avait une fois de plus imputée à Moïse Katumbi. Si le ridicule pouvait tuer !

Le plus malheureux dans ce retournement de la situation en faveur de Katumbi, c’est sûrement Alexis Thambwe Mwamba, ancien ministre de la Justice, qui en avait fait son affaire personnelle, prétextant avoir réuni des preuves nécessaires pour prouver la culpabilité de Katumbi dans ladite affaire. La justice militaire qui instruisait ce dossier sur fond de pression politique, vient de prendre au dépourvu la bande à Thambwe Mwamba. Le FCC devrait, avec raison, se mordre la langue, du fait que toutes ses manœuvres dilatoires contre le leader d’Ensemble pour le changement ont été mises à nu. En corrigeant cette imposture dirigée gratuitement à l’encontre d’un citoyen congolais, la justice en sort grandie et échappe en même temps à un opprobre qui entachait son indépendance consacrée par la Constitution.

Quoi qu’il en soit, Moïse Katumbi est blanchi sur toute la ligne. Le FCC a mordu la poussière dans sa politique d’exclusion et de musellement de tout compatriote qui ose exprimer haut ses ambitions politiques. Le sujet grec Stoupis, fait propriétaire de facto de l’immeuble dont la fausse spoliation a conduit à la condamnation de Moïse Katumbi à trois ans de prison ferme avec effet immédiat (sic !) serait en train de rire sous cape en ce moment précis.

Toutes les charges retenues également contre six Congolais de l’entourage de Moïse Katumbi, arrêtés le 24 avril 2016, ont été également, classées « sans suite » par la Haute cour militaire. « Les enquêtes qui ont été ouvertes autour du dossier du recrutement des mercenaires par Monsieur Moïse Katumbi Chapwe n’ont pas établi la présence effective de ces mercenaires au Katanga au moment des faits », peut-on lire dans le document adressé à l’auditeur général des forces armées de la RDC auquel il est demandé de classer ce dossier sans suite. Dans le même document, l’auditeur général des FARDC donne réellement son accord. Ce qui clôt définitivement le dossier pour « inopportunité de poursuite ».

La Haute Cour militaire motive sa décision en ces termes : « Etant donné que le président de la République a fait de la décrispation politique son cheval de bataille et que les prévenus ci-dessus cités ont été interpelés en marge de l’affaire du recrutement des mercenaires à charge de M. Moïse Katumbi Chapwe, nous estimons inopportun de continuer l’instruction du présent dossier en ce qu’elle va énormément gêner la ligne de conduite de la hiérarchie, aboutissant à un fiasco de la politique de réconciliation tant prônée ».

L’entourage de Katumbi en liesse

La décision de la Haute Cour militaire n’a pas laissé indifférent l’entourage de Katumbi qui n’a pas caché sa joie.

Gabriel Kyungu Wa Ku-Mwanza rend « hommage » au président Félix Tshisekedi qui a rendu, croit-il, cette décision possible en laissant à la justice faire son travail « en âme et conscience ». « La vérité finit toujours par triompher, voilà il n’y a pas de mercenaires eh bien que Dieu aussi soit loué. Toutes nos félicitations à Moïse. Il rentrera triomphalement dans son pays et nous espérons qu’il pourra mettre toute son énergie pour aider son frère Félix Tshisekedi à accomplir son mandat et à le réussir », a indiqué Gabriel Kyungu, interrogé par le site d’informations en ligne, actualité.cd.

Cherubin Okende, député national de la coalition Lamuka, va également dans le même sens. « C’est un homme libre, nous commençons déjà à faire le rappel des troupes pour préparer l’accueil de Moïse Katumbi. Partout où il entrera dans son pays qu’il soit accueilli en homme libre, en bon citoyen pour qu’il vienne participer à notre lutte politique pour le triomphe de la démocratie et de l’Etat de droit », a-t-il déclaré à actualite.cd. Il regrette cependant toutes ces manœuvres qui ont été mises en place par le régime Kabila, juste pour « disqualifier Katumbi de la course présidentielle ».

Jean-Claude Kibala, également député national de Lamuka, souligne plutôt le grave préjudice causé à Moïse Katumbi, notamment le fait de l’avoir écarté de la course présidentielle en montant un procès aux motivations purement politiques.

Sur le chemin de retour

Avec les deux dernières décisions de la justice, d’un côté l’arrêt de la Cour de cassation, et de l’autre, l’avis favorable de l’auditeur général des FARDC dans le classement sans suite de l’affaire des mercenaires, plus rien ne saurait donc bloquer le retour en homme libre de Moïse Katumbi. Son entourage s’en réjouit déjà et toute la population congolaise se prépare à lui réserver un accueil chaleureux le jour de son retour au pays.

Grande figure d’Ensemble pour le changement, Gabriel Kyungu espère que le retour de Katumbi va accélérer son rapprochement avec le président Félix Tshisekedi. Kyungu n’exclut cette hypothèse. D’autres par contre estiment que le retour de Katumbi pourrait donner plus de visibilité au choix du porte-parole de l’Opposition. Avec Ensemble pour le changement, qui compte le plus grand nombre de députés nationaux dans l’Assemblée nationale, Moïse Katumbi est bien placé pour revendiquer ce poste.

Il ne faut pas cependant minimiser d’autres pistes, comme un possible rapprochement avec le président Félix Tshisekedi, comme le préconise Gabriel Kyungu wa Kumwanza.

Le retour en RDC de Moïse Katumbi pourrait servir de déclic pour une profonde reconfiguration de la sphère politique congolaise. Quel sera le rôle de Katumbi face au chef de l’Etat, Félix Tshisekedi ? Va-t-il poursuivre la ligne définie par la coalition Lamuka, dont son regroupement politique, Ensemble pour le changement, est toujours membre ? Il ne faudrait pas oublier qu’au terme de la rencontre de ses six leaders à Bruxelles, dont Moïse Katumbi, Lamuka avait clairement défini sa position en s’affichant comme première force politique de l’opposition. De retour en RDC, Katumbi va-t-il se plier à cette ligne politique ?

Autant de questions qui trouveront sans doute des réponses dès le retour en RDC du leader d’Ensemble pour le changement, lui qui a choisi de faire de l’opposition républicaine.

(avec lePotentiel)

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