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Jeannine MABUNDA, en train de voter au Parlement de la RDC.
Jeannine MABUNDA, en train de voter au Parlement de la RDC.

RDC : Biographie de Jeanine MABUNDA LIOKO MUDIAYI

Dernière mise à jour, le 26 mai 2019 à 11:05

Née le 10 avril 1964, à Kinshasa. Fille de Mr Gaspard MABUNDA et de Mme Léonie DOBO, Originaire de la localité de YAMISIKO, dans le Secteur de MOLUA, Territoire de BUMBA, Province de la MONGALA. Epouse de Mr Odon MUDIAYI MITEU. Détentrice d’une Licence en droit de l’Université Catholique de Louvain et d’une Licence en Sciences Commerciales de l’Institut Catholique des Hautes Etudes Commerciales (ICHEC) de Bruxelles. Elle est reconnue pour son pragmatisme et sa capacité à fédérer les différentes opinions dans le respect de la diversité.

Madame Jeanine MABUNDA LIOKO MUDIAYI a commencé sa carrière professionnelle en 1988 à la Citibank Congo où elle a œuvré durant 5 ans en tant gestionnaire de compte, chargée des relations avec les grands comptes et analyste crédit. De 1997 à 2000, elle est Conseillère du Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC). En 2002, elle passe au Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), comme Administrateur-Délégué Général. Elle y introduit plusieurs changements pour son assainissement et parvient également à élargir l’accès du monde urbano-rural de l’arrière-pays à ce guichet de financement des petites et moyennes entreprises industrielles congolaises. C’est dans le cadre de son expérience au sein de cette banque de développement qu’elle est amenée à sillonner le Congo profond et à être confrontée sur terrain aux besoins de développement locaux des congolais ordinaires.

De 2007 à 2012, Madame Jeanine MABUNDA exercera au sein du Gouvernement de la République les fonctions de Ministre du Portefeuille. Députée Nationale élue en 2011 et réélue en 2018, elle est ensuite nommée en juillet 2014 Représentant Personnel du Chef de l’Etat en charge de la lutte contre les violences sexuelles et le recrutement des enfants soldats. Dans le cadre de cette mission humanitaire, sa feuille de route consistait à lutter contre l’impunité en matière de viols et aider à libérer la parole des victimes face à ce fléau, tout en facilitant le dialogue entre les diverses parties prenantes institutionnelles publiques, les partenaires internationaux et le monde associatif ainsi que les victimes elles-mêmes. Elle est une femme de dialogue et d’écoute. Les résultats de ce travail ont été fort encourageants, faisant baisser le taux de violences sexuelles en RDC de 85% en 3 ans, et le pays a même reçu le prix BETTER WORLD AWARD à Monaco en mai 2016. Cette distinction a permis à Madame MABUNDA d’être répertoriée parmi les 50 femmes africaines influentes (Magazine Jeune Afrique). Militante du PPRD depuis 2003, et toujours disponible, cette Femme de conviction, a assumé depuis plus d’une année les fonctions de Présidente de la Ligue des Femmes du PPRD avant d’être désignée candidate à la Présidence de l’Assemblée Nationale par sa famille politique.

JEANINE MABUNDA : UNE COMPÉTENCE AU SERVICE DE LA NATION

L’élection de la première présidente de la chambre basse élue est saluée par les femmes congolaises de toute tendance. Un pas qui vient d’être franchi dans la participation politique de la femme qui est l’une des thématiques de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Aussi, une des promesses d’une chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi lors de son discours d’investiture. Quelques unes se sont confiées à votre journal

Geneviève Inagosi, députée nationale et cadre du FCC est honorée par l’élection de Mme Jeanine Mabunda à la tête du bureau définitif de l’Assemblée nationale.  » C’est une grande fierté pour moi d’avoir une femme présidente de la deuxième institution du pays », indique cette élue de Wamba. Désormais, note-t-elle, au cours de la réunion interinstitutionnelle, il y aura une femme. C’est une grande première pour la RDC, affirme ce cadre du FCC.

D’après elle, la parité homme-femme va s’accélérer de manière exponentielle avec la présence au perchoir d’une femme pendant 60 mois qui constituent les 5 ans de la troisième législature. C’est une femme compétente, elle n’a pas été choisie parce qu’elle est une femme mais parce qu’elle est compétente et engagée, elle a de l’expérience, soutient Geneviève Inagosi.

Pour cette ministre honoraire du Genre, cette élection est une belle leçon pour toutes les jeunes filles et femmes de dire que oui il faut s’engager en politique. Et quand vous le mériter vous avez la chance d’être portée et choisie et d’être élue à la plus haute fonction de la République, explique-t-elle.

Ainsi, le plaidoyer que « nous devons adresser à la plus haute autorité du pays c’est de dire que nous sommes sur la très bonne voie », fait remarquer cette femme politique. « Que ça ne soit pas la seule occasion et nous avons espoir que même dans l’avenir au sein des autres institutions surtout nominative, on tiendra compte de la parité « , mentionne l’élue de Wamba. Qui demande à toutes ces semblables, de continuer à se battre aussi à témoigner de leur compétence et expérience pour qu’elles soient choisies lorsqu’il s’agira des prochaines échéances ou opportunités.

Par ailleurs, Geneviève Inagosi a rappelé qu’à son temps madame Philomène Omatuku avait occupé le même poste mais ce n’était pas dans ce contexte du vote. C’était une nomination par le feu Mzee Laurent -Désiré Kabila président de la République de cette époque, évoque-t-elle.

Aujourd’hui dans un cadre compétitif, dans un cadre démocratique et électoral porté une femme au perchoir, c’est un honneur pour tous les hommes non seulement les députés nationaux mais également tous les hommes grâce à qui cette candidature a été choisie, relate-t-elle.

Ainsi, elle remercie d’abord le président de la République honoraire Joseph Kabila qui est l’autorité morale du FCC. Aussi, le chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi pour la place qu’il accorde à la femme dans ces différentes interventions depuis son investiture. « Je n’oublie pas tous les hommes responsables du FCC qui constituent un cercle restreint au sein duquel se prennent les décisions. Je mentionne que dans ce cercle restreint ne siège aucune femme ». Donc, « une candidature portée par les hommes qui veulent voir notre pays se moderniser. Les hommes qui veulent voir notre pays être compté pour la place de choix que va désormais occupait une femme », s’exprime-t-elle avec beaucoup d’espoir. C’est vraiment une grande fierté, qu’ils en soient remerciés et félicités. C’est une avancée considérable, conclut La députée nationale Geneviève Inagosi.

UN PREMIER GRAND PAS FRANCHI POUR MBUYI TSHITEYA

La députée provinciale honoraire membre du PPRD exprime sa grande satisfaction après cette victoire écrasante de Jeanine Mabunda au perchoir de l’Assemblée nationale. Marie-Jacqueline Mbuyi Tshiteya explique qu’avec cette élection c’est une longue lutte de la femme pour occuper les postes de prise de décision qui commence à porter ses fruits. Elle en valait la peine, lâche-t-elle.

« Je suis honorée en tant que femme et considère que toute les femmes devraient la soutenir et l’aider avec des idées innovantes afin que son mandat puisse faire la différence », indique cette leader politique. En effet, poursuit-elle, les femmes sont mises à l’épreuve et les antiféministes sauteront sur la moindre erreur pour la mettre en exergue, fait remarquer Marie-Jacqueline Mbuyi Tshiteya avant d’inviter ses semblables à rester solidaires.

Cependant, cette militante du PPRD a l’espoir que c’est un premier grand pas et le prélude à d’autres reconnaissances en haut lieu de compétences féminines notamment dans le gouvernement central et provinciaux en gestation.

UNE AVANCEE CONSIDERABLE POUR « RIEN SANS LES FEMMES »

La présence de Mme Jeanine Mabunda aujourd’hui à la présidence de l’Assemblée nationale, une si grande institution de la RDC, est une avancée considérable dans la lutte pour l’amélioration du statut de la femme congolaise et de l’idéal de la représentation paritaire dans les postes décisionnels à tous les niveaux, déclare le point focal du Mouvement « Rien sans les femmes » à Kinshasa. « Nous nous réjouissons et espérons que de par ses nouvelles fonctions, elle va contribuer à faire de la chambre basse du Parlement, un vrai temple de la démocratie qui procédera aux votes des lois appropriées et aux contrôles parlementaires rigoureux et efficaces au profit de l’intérêt supérieur de la population », souligne Fyfy Baka.

En effet, « Nous comptons sur elle pour l’avancement de l’agenda politique de la femme et lui assurons de notre indéfectible soutien et accompagnement pour y parvenir », renchérit la responsable du mouvement RSF à Kinshasa.

A entendre cette militante de droits femmes, la désignation de l’actuelle présidente de la chambre basse du Parlement par son camp politique et son élection par ses collègues députés est la résultante d’une volonté politique de sa hiérarchie. Aussi, ajoute Fyfy Baka : « ce que nous avons toujours demandé dans nos différents plaidoyer car la RDC regorge d’énormes potentialités intellectuelles politiques féminines ». « Nous lui souhaitons plein succès et un fructueux mandat « , conclut le point focal du mouvement « RSF » à Kinshasa.

UN ESPOIR POUR LA FEMME, SELON DIVINE MALUMBA DE L’UDPS

L’élection de Jeanine Mabunda à la tête du bureau définitif de la chambre basse du Parlement est une fierté pour les femmes congolaises. Divine Malumba secrétaire nationale en charge de l’agriculture à l’UDPS applaudit cette élection qui suscite de l’espoir à la femme congolaise. Et prouve de quoi les femmes sont capables, souligne-t-elle. A l’en croire, cette élection démontre la maturité de la classe politique de la RDC. Jeanine Mabunda a été élue en tant qu’actrice politique parmi tant d’autres, mentionne cette militante du parti présidentiel.

RICHARD MUYEJ MANGEZ FÉLICITE JEANINE MABUNDA

Le Gouverneur de la Province de Lualaba, Richard Muyej Mangez Mans, felicite chaleureusement Jeanine Mabunda pour son élection au poste de Présidente de l’Assemblée nationale. Il affirme que cette élection est à plus d’un titre une fierté pour la République démocratique du Congo.

Selon Richard Muyej, ce vote du bureau définitif de l’Assemblée nationale illustre le dynamisme de la démocratie congolaise et confirme la volonté du Front commun pour le Congo (FCC) et de son partenaire, la coalition Cap pour le changement (CACH) à consolider leur cohabitation et leur collaboration pour le bien de la population congolaise.

« L’élection de Jeannine Mabunda à la tête de la Chambre basse du parlement constitue un bon signal pour la démocratie congolaise qui vient de montrer, encore une fois, à la face du monde qu’elle continue à croître en maturité », a déclaré Richard Muyej Mangez Mans.

Le Gouverneur de Lualaba estime que cette élection de Jeanine Mabunda comme présidente de l’Assemblée nationale démontre l’importance et l’attachement qu’accorde la RDC à l’évolution des questions liées au Genre et aux droits des femmes.

Tout en souhaitant bonne chance à Jeannine Mabunda dans l’exécution de lourdes tâches qui l’attendent, Richard Muyej se dit rassuré quant à l’aptitude de ce bureau nouvellement élu à conduire des débats de qualité, permettant à cette législature de pondre des textes de lois qui favoriseront, à coup sûr, le développement intégral de la RDC tant attendu.

« Je crois aux compétences, au savoir-faire et savoir-être de Madame Mabunda. Je suis convaincu qu’elle sera à la hauteur de cette lourde tâche. Je lui souhaite ainsi bonne chance. Je suis sûr que vous marquerez d’une touche particulière la gestion du bureau de l’Assemblée nationale. Vous avez notre soutien », a rassuré Richard Muyej Mangez.

Le numéro un de la province de Lualaba a profité de cette occasion pour féliciter également tous les membres du bureau de l’Assemblée nationale nouvellement élus et l’ensemble des députés nationaux qui se sont livrés à cet exercice républicain.

(avec Mathy MUSAU)

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