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Rennes vs. PSG, final de la Coupe de France, 27 avril 2019.
Rennes vs. PSG, final de la Coupe de France, 27 avril 2019.

Coupe de France : PSG, une nouvelle humiliation

Dernière mise à jour, le 4 mai 2019 à 11:40

Tuchel critiqué, Neymar chahuté, Mbappé expulsé… Le Paris SG connaît sa pire saison depuis l’arrivée des Qatariens en 2011, après une nouvelle humiliation, samedi en finale de la Coupe de France contre Rennes, qui appelle à de profonds changements cet été. « Je veux continuer », a assuré après la défaite l’entraîneur Thomas Tuchel. Son bilan plaide pourtant contre lui: sa première saison sur le banc restera comme celle des désastres en Ligue des champions et en coupes nationales, de l’incroyable raté en championnat d’Eric Maxim Choupo-Moting qu’il a fait venir, et de la gestion hasardeuse du cas Rabiot. La bonne étoile qui l’accompagnait depuis son arrivée a été aspirée dans un trou noir en 2019, aussi puissant que les blessures de cadres, dont Neymar, ont été nombreuses. « Les résultats sont là, et nous ne sommes pas satisfaits », a admis l’Allemand qui se sent « responsable » de ce nouvel échec. Contre Rennes, son coaching n’a pas réanimé le jeu de son équipe, entre la sortie d’Angel Di Maria (75e) et l’entrée tardive d’Edinson Cavani (91e). Sous contrat jusqu’en 2020, Tuchel aurait prolongé d’une saison supplémentaire selon plusieurs médias, sans que l’information ait été confirmée par l’intéressé ou le club.

Le Paris SG, quadruple tenant du titre, a subi la loi de Rennes en finale de la Coupe de France, samedi au Stade de France, le jeune Christopher Nkunku ayant manqué le sixième et dernier tir au but de son équipe. Eliminé en quart de finale de la Coupe de la Ligue, et surtout en huitième de finale de la Ligue des champions, le PSG a subi une nouvelle grosse désillusion face aux Bretons, qui remportent leur premier titre depuis 1971. Les deux équipes n’ont pas pu se départager après le temps réglementaire et la prolongation (2-2).

« Besoin d’oreilles, pas d’une bouche »

Il y a parfois de beaux perdants et il y a le Paris SG, qui a étalé une grande nervosité au cours du match, et même après. Durant la nuit, une vidéo de Neymar donnant un coup à un spectateur qui le chambrait au moment d’aller chercher sa médaille a fait le tour des réseaux sociaux.

Plus tôt, Kylian Mbappé a récolté un carton rouge direct (118e) en mettant une semelle sur un genou d’un défenseur breton. Presnel Kimpembe a aussi fait preuve de fébrilité, en marquant le but contre son camp qui a relancé les Rennais (40e).

Problème de préparation? De leaders? Neymar a souligné un manque de cohésion du groupe. « On doit être plus des hommes dans le vestiaire, plus unis », a déclaré le Brésilien, le seul à être passé en zone mixte. « Ce que je vois, c’est qu’il y a des jeunes qui ont besoin d’oreilles, et non d’une bouche. Ils doivent plus écouter. Un joueur expérimenté parle, et ils répondent. L’entraîneur parle, et ils répondent ».

« Quand j’ai commencé, j’ai beaucoup écouté. Ils doivent suivre cette voie-là », a-t-il poursuivi.

« Nous sommes fragiles » mentalement, a reconnu Tuchel. « Je suis surpris, vraiment surpris, car c’est le moment de prendre ses responsabilités, de montrer la qualité. Nous ne sommes pas attentifs. »

Le grand ménage à tous les étages

La claque reçue contre Rennes appelle à une réaction forte durant le mercato d’été. Quelle structure adopter, quels joueurs conserver, la question à plusieurs dizaines de millions d’euros est posée au président Nasser Al-Khelaïfi, que le Rennais Hatem Ben Arfa, ancien paria du PSG, a personnellement impliqué dans cet échec.

« Il faut toujours respecter l’humain. Quand tu ne le respectes pas, à un moment donné, tu le payes. Un jour, Adrien Rabiot va revenir avec une équipe et il va leur faire mal parce que c’est la vie », a déclaré « HBA » qui était en conflit avec le dirigeant.

En coulisses, comme Thomas Tuchel avec qui ses relations sont fraîches, le directeur sportif Antero Henrique a perdu beaucoup de crédit, déjà écorné par sa gestion du cas Rabiot.

Sur le terrain, Dani Alves, Gianluigi Buffon, Thiago Silva, Edinson Cavani, Layvin Kurzawa et Thomas Meunier arrivent tous à un moment charnière de leur contrat. La presse a évoqué l’arrivée du milieu espagnol Ander Herrera, mais le fair-play financier contraint le club à rester sur la retenue niveau dépenses. L’été va être long.

ENCORE UN DÉSASTRE POUR LE PARIS SG

Noir, c’est noir. Rennes a détrôné le Paris SG, quadruple tenant du titre, samedi en finale de la Coupe de France au terme de la séance aux tirs au but (2-2 a.p., 6-5 aux t.a.b.) fatale à la saison parisienne, catastrophique.

Avec les retours comme titulaire de Neymar et Angel Di Maria et une avance de deux buts dès la 21e minute, le tapis rouge vers un cinquième trophée de suite dans la compétition centenaire était déroulé devant les pieds parisiens. Mais le club a trébuché à un moment crucial, une nouvelle fois.

Rennes, qui traînait pourtant une image de « loser », en a profité pour remporter avec panache sa troisième Coupe de France, après celles de 1965 et 1971. Après le tir au but raté par Christopher Nkunku, les supporters bretons ont expulsé 48 ans de déceptions dans un grand cri de joie, alors que le virage rouge et bleu sifflait ses joueurs.

Cette fois, c’est officiel, le PSG a raté sa saison. Thomas Tuchel termine sa première année sur le banc avec le plus maigre bilan comptable depuis 2012/13: deux titres, Ligue 1 et Trophée des champions, et l’impression désastreuse laissée par ces quatre derniers mois.

L’élimination par le dernier, Guingamp, en Coupe de la Ligue, l’humiliation contre Manchester United dès les huitièmes en Ligue des champions? A chaque fois, le Souabe a plaidé « l’accident ». La troisième sortie de route rend cette défense caduque.

Contre Rennes, son équipe s’est arrêtée de jouer après avoir creusé un écart lors d’une première demi-heure prometteuse avec deux beaux buts, par Dani Alves (13e) et Neymar (21e).

Nkunku a tremblé

Mais ses démons lui sont vite revenus: défense tremblotante avec un but contre son camp de Presnel Kimpembe (40e) qui a totalement relancé les Bretons; manque de réalisme, avec plusieurs occasions ratées par Kylian Mbappé (15e, 45e, 72e, 85e, 99e) et Edinson Cavani (99e); manque d’impact du banc, incarné par Leandro Paredes, encore transparent.

Et que dire du mental friable, de ces moments de nervosité qui ont culminé avec le carton rouge direct récolé par Mbappé (118e), pour une semelle au niveau du genou de Damien Da Silva?

« Nous sommes fragiles », a admis Tuchel. « Ce n’est pas clinique (…) Quand on a commencé la deuxième mi-temps, ce n’était pas avec la même énergie que la première. Nous ne sommes pas attentifs ».

Quand Mexer, de la tête sur corner (66e), a égalisé, le scenario noir, celui de la « Remontada » sauce bretonne, était lancé à la vitesse d’un TGV pour se répéter, comme une coriace impression de déjà vu. Les efforts parisiens en prolongation n’ont pas suffi pour éviter la séance de tirs au but, la fameuse « loterie » qui allait rendre la saison parisienne soit à peu près correcte, soit très insuffisante.

Après que les deux équipes ont réussi un parfait 5/5, Ismaïla Sarr n’a pas tremblé sur sa tentative, et mis toute la pression sur Nkunku. Le Titi a envoyé la sienne loin au-dessus de la barre.

« On va arrêter de parler (aux supporters rennais) de la +lose+! Ce titre va changer l’histoire du club », a exulté le coach breton Julien Stéphan.

Eté brûlant

Il est évident que ce nouveau revers retentira jusqu’à Doha, au Qatar, qui n’a pas dû apprécier de voir son actif le plus précieux perdre autant de valeur en un an, après autant d’échecs. Le mercato s’annonce déjà chahuté, à tous les étages.

Outre Tuchel, le directeur sportif Antero Henrique a perdu de son crédit, déjà écorné par ses tensions avec le technicien allemand et sa gestion du cas Rabiot.

Les questions subsistent aussi autour de la prolongation de Thiago Silva et Edinson Cavani, deux « anciens » du club dont le bail arrive à expiration dans un an. Le même flou entoure la situation de Gianluigi Buffon (41 ans), en discussions pour prolonger la saison prochaine, et Dani Alves (35 ans), en fin de contrat.

Qui sera présent la saison prochaine? La question à plusieurs dizaines de millions d’euros est posée pour le président Nasser Al-Khelaïfi, qui doit agir dans le cadre du fair-play financier. Les superstars Neymar et Kylian Mbappé ont déjà répété qu’elles ne bougeraient pas. Paris n’a pas tout perdu…

(avec Afp)

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