vendredi , 23 août 2019
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Examen d’État 2019 : La FPMA en violation du communiqué conjoint signé avec l’EPSP

Le cabinet du chef de l’Etat a, depuis le 8 avril, rétabli le ministère de l’EPSP dans ses droits d’organiser l’Examen d’Etat. Sur terrain cependant, celui de la Formation professionnelle, métiers et artisanat (FPMA), selon des sources, tiendrait toujours à une organisation de l’épreuve avec l’EPSP, en violation du communiqué conjoint que les deux ministres avaient signé ce même 8 avril. Selon l’initiateur du BAC, Jean-Marie Ntantu-Mey, c’est inadmissible. « L’examen d’Etat est organisé sous le leadership du ministère de l’EPSP par l’entremise de l’Inspection générale. Le ministère de FPMA doit seulement envoyer ses experts dans l’organisation pratique de l’épreuve qui reste de la seule compétence de l’EPSP. »

JM Ntantu-Mey explique que les membres actuels de FPMA sont des anciens cadres de l’EPSP, dont certains ont été promus en allant à FPMA. Selon des sources, ces transfuges de l’EPSP attendaient la période d’Examen d’Etat, qui est une véritable mine d’or. Ainsi « au lieu que l’Inspection générale s’adonne au contrôle des connaissances, elle se livre à la chasse à l’argent. D’où cette bataille autour de l’organisation de la session d’examen d’Etat pour avoir des sous. Et ce, sur le dos des parents devenus des vaches à lait… », dénonce le doyen de la société civile.

S’exprimant dernièrement sur les antennes de la RTNC, la radiotélévision publique, le promoteur du BAC a menacé d’organiser, à partir du 5 mai prochain, en concertation avec d’autres organisations de la société civile, une semaine sans élèves, si l’épreuve de dissertation prévue le 2 mai se passe dans le désordre, avec des frais faramineux.

« Nous demanderons aux parents de ne plus envoyer des élèves à l’école jusqu’à ce que nous tombons d’accord sur les frais à payer pour l’examen d’Etat », a averti Jean-Marie Ntantu-Mey. Il confie que lors d’une conférence-débat organisée par la CENCO, il a découvert que 89% des frais d’examen d’Etat proviendraient des parents, alors que cela devrait être de la responsabilité de l’Etat.

Tout en maintenant le ministère de FPMA, Jean-Marie Ntantu-Mey propose au chef de l’Etat de changer ce portefeuille de dénomination dans le prochain Gouvernement. Le ministère de « Formation professionnelle, métiers et artisanat » deviendrait alors le ministère de la « Réinsertion sociale, formation professionnelle, métiers et artisanat ». On couperait ainsi court, selon JM Ntantu-Mey,à la confusion que charrierait le terme « enseignement professionnel ». Parce que, explique-t-il, le ministère de FPMA a été créé pour récupérer les Kulunas (des gangs urbains, Ndlr), des jeunes qui n’ont pas le niveau pour aller à l’Université afin qu’ils apprennent un métier.

Par ailleurs, compte tenu de l’importance de l’épreuve de dissertation prévue le 2 mai prochain, Jean-Marie Ntantu-Mey exhorte l’Inspection générale à faire une douce pression sur les correcteurs, leur demandant de ne pas donner de notes fantaisistes. « Il est déplorable de voir des élèves qui savent ni lire ni écrire et qui ont un raisonnement bancal réussir en dissertation qui est un exercice de toute la vie. Chaque jour, on ne fait que disserter. La dissertation devrait avoir une grande pondération pour pouvoir décrocher un diplôme d’Etat… ». Le doyen de la société civile sera-t-il entendu? Reste à voir. 

LE PORT D’UNIFORME NEUF INTERDIT AUX FINALISTES LORS DE L’EXAMEN D’ETAT 2019

Les élèves finalistes du secondaire de la ville de Kikwit, province du Kwilu, sont interdits de porter des uniformes neufs, des chaussures neuves ou de se faire coiffer de mèches lors de la passation des épreuves de l’Examen d’Etat 2019, prévue en juin prochain. Cette mesure prend effet pendant les épreuves de l’examen d’Etat édition 2019. En d’autres termes de la dissertation qui débute le 2 mai prochain jusqu’aux épreuves proprement dites de quatre jours.

La nouvelle est tombée mardi, 23 avril 2019, et relayée sur les antennes de presque toutes les chaines des radios locales. Ces mesures prises par les autorités éducationnelles pour ne pas gêner les élèves qui n’ont pas de moyens à se présenter aux centres des examens sans complexe. Selon l’Inspecteur chef de pool du secondaire Kikwit 1, ces mesures concernent tout le monde, à savoir filles et garçons de quelle que catégorie qu’ils soient. Victor Kabudi, est formel : « les élèves récalcitrants ne seront pas reçus aux centres des examens d’Etat le moment venu ».

Concerne les frais à payer pour cette épreuve, il précise que « l’Etat a demandé, pour la province du Kwilu, 62 500 Francs congolais pour les épreuves hors-session ainsi que d’autres frais ».

Selon lui, cette décision a été dictée par diverses plaintes reçues des parents concernant le comportement des élèves qui exigent à ces derniers des nouveaux habits et autres effets neufs lors des épreuves d’examens d’Etat. « Il est strictement interdit aux élèves finalistes de porter des uniformes neufs, des chaussures neuves, des mèches. Nous demandons aux parents de préparer leurs enfants spirituellement, intellectuellement et qu’ils les incitent à revoir les notes à la maison », a indiqué l’Inspecteur chef de pool du secondaire Kikwit 1.

Le port des T-shirts avec mention « Dissertation 100% sûr » est également prohibé. Ces derniers, clame Victor Kabudi, ne doivent pas être visibles aux centres. Les photographes sont aussi indésirables. La finalité est d’épargner les parents à faire des dépenses inutiles.

Plusieurs d’entr’eux se disent satisfaits de la décision prise par les autorités mais les concernés, c’est-à-dire, les élèves finalistes n’entendent pas de cette oreille même si leur souci est de se mettre sur leur trente un durant l’épreuve. 

(avec Didier KEBONGO, Dina BUHAKE)

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