mercredi , 16 octobre 2019
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Crises nucléaires : La solution Poutine pour la Corée du Nord

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a dit mercredi espérer un sommet « couronné de succès et utile » avec Vladimir Poutine, après avoir franchi la frontière russe pour sa première rencontre avec le président russe. « J’espère que cette visite sera couronnée de succès et utile, et j’espère que je pourrai, lors de mes discussions avec le président Poutine, évoquer de manière concrète le règlement de la situation sur la péninsule coréenne et le développement de nos relations bilatérales », a déclaré le dirigeant nord-coréen, interrogé par la télévision russe lors d’un arrêt de son train en route pour Vladivostok, selon des propos traduits en russe.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un est arrivé mercredi à Vladivostok, en Extrême Orient russe, pour son premier sommet avec Vladimir Poutine, qu’il a espéré « utile » au moment où Pyongyang cherche des appuis en pleine impasse diplomatique avec Washington sur le nucléaire.

Le train vert olive du dirigeant nord-coréen s’est immobilisé peu après 08H00 GMT dans la gare de Vladivostok, des hommes en costume se précipitant pour astiquer la porte de son wagon avant l’arrêt du convoi. Tout vêtu de noir, chapeau sur la tête, il a suivi un tapis rouge déroulé sur le quai.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un est arrivé mercredi à Vladivostok, en Extrême Orient russe, pour son premier sommet avec Vladimir Poutine, qu’il a espéré « utile » au moment où Pyongyang cherche des appuis en pleine impasse diplomatique avec Washington sur le nucléaire.

Sa rencontre prévue jeudi avec le dirigeant russe sera pour M. Kim sa première entrevue avec un chef d’Etat étranger depuis son retour de Hanoï, théâtre en février d’un fiasco diplomatique retentissant avec le président américain Donald Trump.

Le train vert olive du dirigeant nord-coréen s’est immobilisé peu après 08H00 GMT dans la gare de Vladivostok, des hommes en costume se précipitant pour astiquer la porte de son wagon avant l’arrêt du convoi. Tout vêtu de noir, chapeau sur la tête, il a suivi un tapis rouge déroulé sur le quai.

A l’issue d’une brève cérémonie militaire, il est parti dans une limousine noire encadrée de gardes du corps courant de chaque côté sous les notes d’une chanson populaire soviétique, Katioucha, jouée par un orchestre militaire.

« J’espère que cette visite sera couronnée de succès et utile », a déclaré le dirigeant nord-coréen. Il a assuré vouloir « évoquer de manière concrète le règlement de la situation sur la péninsule coréenne », dans ses propos à la télévision russe lors d’un arrêt dans la ville frontalière russe de Khassan, où des femmes en costume folklorique l’ont accueilli avec du pain et du sel comme le veut la tradition.

Drapeaux russes et nord-coréens ont déjà été accrochés sur les lampadaires de l’Île Rousski, en face du port de Vladivostok, où devrait se tenir le sommet. Selon le Kremlin, il débutera par une rencontre entre MM. Kim et Poutine avant qu’il ne prenne « un format élargi », sans plus de détails. Ni communiqué commun ni signature d’accords ne sont prévus.

Selon des experts, M. Kim vient chercher un soutien dans son bras de fer avec Washington sur le nucléaire et un certain rééquilibrage entre Pékin, son plus proche soutien, et Moscou, son ancien allié de la Guerre froide.

Pour la Russie, il s’agit de se faire une place dans la grande offensive diplomatique lancée l’an dernier par Kim Jong Un, invité plusieurs fois en Russie sans succès jusqu’à présent.

Allègement des sanctions

Après des années de montée des tensions en raison des programmes nucléaire et balistique de Pyongyang, M. Kim a rencontré depuis mars 2018 quatre fois le président chinois Xi Jinping, trois fois le président sud-coréen Moon Jae-in et deux fois M. Trump.

A Hanoï, la Corée du Nord avait cherché à obtenir un allègement immédiat des sanctions internationales décidées pour la contraindre de renoncer à ses armes atomiques. Mais les discussions avaient été écourtées en raison de désaccords profonds avec Washington, notamment sur les concessions que Pyongyang était prêt à faire.

Signe de la dégradation observée depuis, Pyongyang s’est fendu la semaine dernière d’une attaque d’une rare violence contre Mike Pompeo, en demandant que le secrétaire d’Etat américain ne participe plus aux discussions sur la dénucléarisation. Quelques heures plus tôt, les Nord-Coréens avaient revendiqué l’essai d’une nouvelle arme.

Moscou prône un dialogue avec Pyongyang sur la base d’une feuille de route définie par la Chine et la Russie. Cette dernière a déjà demandé la levée des sanctions internationales, tandis que les Etats-Unis l’ont accusée d’aider Pyongyang à les contourner.

Pékin a estimé que le sommet de Vladivostok, entre deux « voisins amicaux de la Chine », allaient « contribuer à la paix et la stabilité sur la péninsule (coréenne) et dans la région ».

Rivalité sino-soviétique

Les relations entre Pyongyang et Moscou remontent à l’ère soviétique : l’URSS a placé le grand-père de Kim Jong Un et fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Il Sung, au pouvoir et lui a apporté un soutien crucial durant la Guerre froide.

Les relations furent cependant en dents de scie au cours de cette période, notamment parce que Kim Il Sung excellait dans l’art de jouer sur la rivalité sino-soviétique pour obtenir des concessions de ses deux puissants voisins.

Peu après sa première élection à la présidence russe, Vladimir Poutine chercha à normaliser ces relations et rencontra trois fois Kim Jong Il, père et prédécesseur de l’actuel leader, la première fois à Pyongyang en 2000. Il fut alors le premier dirigeant russe à se rendre en Corée du Nord.

La dernière rencontre à ce niveau remonte à 2011, quand Kim Jong Il avait affirmé à l’ex-président Dmitri Medvedev qu’il était prêt à renoncer aux essais nucléaires. L’ex-dirigeant nord-coréen était mort trois mois plus tard.

Kim Jong Un a depuis présidé à quatre essais nucléaires dont, potentiellement, celui d’une bombe à hydrogène en 2017, et au lancement de missiles intercontinentaux capables d’atteindre l’ensemble du territoire continental américain.

KIM JONG UN RAVIVE LES « LIENS HISTORIQUES » AVEC MOSCOU

Deux mois après le fiasco retentissant de sa rencontre avec Donald Trump à Hanoï, le dirigeant nord-coréen a assuré avoir passé cette fois un « très bon moment » à Vladivostok, dans l’Extrême-Orient russe, disant vouloir raviver « les liens historiques » avec Moscou pour arriver à une « relation plus stable et plus solide ». « Je suis content du résultat : Kim Jong Un est quelqu’un d’assez ouvert, prêt à parler de tout », s’est félicité M. Poutine devant la presse à la fin de la rencontre, première à ce niveau depuis celle en 2011 entre l’ex-président Dmitri Medvedev et Kim Jong Il. « C’est quelqu’un d’assez intéressant, un interlocuteur dense ».

En pleine impasse diplomatique avec Washington, Kim Jong Un est venu chercher jeudi le soutien de Vladimir Poutine, qui à l’issue de leur premier sommet a appelé à renoncer à « la loi du plus fort » pour régler la crise nucléaire.

Deux mois après le fiasco retentissant de sa rencontre avec Donald Trump à Hanoï, le dirigeant nord-coréen a assuré avoir passé cette fois un « très bon moment » à Vladivostok, dans l’Extrême-Orient russe, disant vouloir raviver « les liens historiques » avec Moscou pour arriver à une « relation plus stable et plus solide ».

« Je suis content du résultat: Kim Jong Un est quelqu’un d’assez ouvert, prêt à parler de tout », s’est félicité M. Poutine devant la presse à la fin de la rencontre, première à ce niveau depuis celle en 2011 entre l’ex-président Dmitri Medvedev et Kim Jong Il. « C’est quelqu’un d’assez intéressant, un interlocuteur dense ».

Accueilli par une longue poignée de main et avec une ponctualité rare pour Vladimir Poutine, le dirigeant nord-coréen a passé au total cinq heures avec le président russe: deux heures de tête-à-tête suivies de pourparlers entre délégations puis d’un dîner pendant lequel le maître du Kremlin a reçu une épée en cadeau. Les deux hommes ont été servis, selon l’agence TASS, avec du borchtch, une salade de crabe et des raviolis sibériens à la viande de renne.

« Restaurer le droit international »

Malgré ses invitations répétées à M. Kim, la Russie était restée jusqu’à présent à l’écart de la spectaculaire détente observée sur la péninsule coréenne depuis début 2018.

Accueillant M. Kim, arrivé la veille en train après une dizaine d’heures de voyage, Vladimir Poutine a présenté la rencontre comme visant à « comprendre (…) ce que la Russie peut faire pour soutenir les tendances positives qui ont lieu actuellement ».

Malgré ses invitations répétées à M. Kim, la Russie était restée jusqu’à présent à l’écart de la spectaculaire détente observée sur la péninsule coréenne depuis début 2018.

Mais deux mois après le fiasco de sa deuxième rencontre avec le président américain à Hanoï, le dirigeant nord-coréen cherche des soutiens dans son bras de fer avec Washington et un certain rééquilibrage de ses relations entre Pékin, son plus proche soutien, et Moscou, son ancien allié de la Guerre froide. C’est l’URSS qui avait placé au pouvoir son grand-père et fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Il Sung.

Accueillant M. Kim, arrivé la veille en train après une dizaine d’heures de voyage, Vladimir Poutine a présenté la rencontre comme visant à « comprendre (…) ce que la Russie peut faire pour soutenir les tendances positives qui ont lieu actuellement ».

En fin de rencontre, le président russe s’est dit favorable comme les Etats-Unis à une « dénucléarisation totale » et jugé un règlement « possible », à condition de faire « des premiers pas » et d’offrir à Pyongyang des « garanties de sécurité et de souveraineté » de la communauté internationale.

« Le plus important est de restaurer (…) la force du droit international et de revenir à une situation où le droit international, et non pas le droit du plus fort, détermine le cours des affaires dans le monde », a-t-il plaidé.

Moscou prône un dialogue avec Pyongyang sur la base d’une feuille de route définie par la Chine et la Russie. Cette dernière a déjà demandé la levée des sanctions internationales, tandis que les Etats-Unis l’ont accusée d’aider Pyongyang à les contourner.

Dialogue « difficile »

Après des années de montée des tensions, la péninsule connaît cependant une détente spectaculaire et M. Kim a rencontré depuis mars 2018 quatre fois le président chinois Xi Jinping, trois fois le président sud-coréen Moon Jae-in et deux fois M. Trump.

A Hanoï, la Corée du Nord avait cherché à obtenir un allègement immédiat des sanctions internationales décidées pour la contraindre de renoncer à ses armes atomiques. Mais les discussions avaient été écourtées en raison de désaccords profonds avec Washington, notamment sur les concessions que Pyongyang était prêt à faire.

Pyongyang s’est fendu la semaine dernière d’une attaque d’une rare violence contre Mike Pompeo, en demandant que le secrétaire d’Etat américain ne participe plus aux discussions sur la dénucléarisation.

Le secrétaire d’Etat américain, dans une interview accordée à la chaîne CBS mercredi, s’est montré prudent sur la suite du dialogue: « Ça va être mouvementé. Ça va être difficile ».

Les relations entre Pyongyang et Moscou remontent à l’ère soviétique. Mais si l’URSS a apporté un soutien crucial à Kim Il Sung pendant la Guerre froide, les relations ont évolué en dents de scie, notamment parce qu’il excellait dans l’art de jouer sur la rivalité sino-soviétique pour obtenir des concessions de ses deux puissants voisins.

Peu après sa première élection à la présidence russe, Vladimir Poutine chercha à normaliser ces relations et rencontra trois fois Kim Jong Il, père et prédécesseur de l’actuel leader, la première fois à Pyongyang en 2000. Il fut alors le premier dirigeant russe à se rendre en Corée du Nord.

LES AMÉRICAINS ONT ÉTÉ « DE MAUVAISE FOI » À HANOÏ

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a confié au président russe Vladimir Poutine, jeudi à Vladivostok, que les Etats-Unis avaient été « de mauvaise foi » lors du sommet Kim-Trump de Hanoï en février, rapporte vendredi l’agence nord-coréenne KCNA.

Cette toute première rencontre Poutine-Kim dans l’Extrême-Orient russe était l’occasion pour le leader nord-coréen, en quête de soutien, de pouvoir raviver « les liens historiques » avec Moscou pour arriver à une « relation plus stable et plus solide ».

Mais tard dans la nuit, l’agence d’Etat de Pyongyang a publié des commentaires faits par le dirigeant nord-coréen auprès de son homologue russe, affichant une tonalité offensive à l’égard des Etats-Unis, alors que MM. Kim et Trump avaient opéré une spectaculaire détente de leurs relations ces derniers temps, certes quelque peu plombée par le retentissant fiasco de Hanoï.

« La situation dans la péninsule coréenne et dans la région se trouve actuellement dans une impasse et a atteint un point critique », a déclaré le dirigeant nord-coréen, selon KCNA.

M. Kim a dit à M. Poutine que la paix et la sécurité dans la péninsule coréenne dépendent entièrement de l’attitude des Etats-Unis et que son pays « se préparera à toutes les situations possibles », toujours selon KCNA.

M. Kim a aussi averti dans le même texte que la situation « pourrait retrouver son état initial, les Etats-Unis ayant adopté une attitude unilatérale de mauvaise foi lors du second sommet Corée du Nord-Etats-Unis récemment », tenu dans la capitale vietnamienne en février.

« Interlocuteur dense »

A Hanoï, théâtre du deuxième sommet Trump-Kim après celui de juin 2018 à Singapour, la Corée du Nord avait cherché à obtenir un allègement immédiat des sanctions internationales décidées pour la contraindre de renoncer à ses armes atomiques. Mais les discussions avaient été écourtées en raison de désaccords profonds avec Washington, notamment sur les concessions que Pyongyang était prêt à faire.

La semaine dernière, Pyongyang avait haussé le ton en se livrant à une attaque d’une rare violence contre Mike Pompeo, exigeant que le secrétaire d’Etat américain ne participe plus aux discussions sur la dénucléarisation.

« Ça va être mouvementé. Ça va être difficile », avait réagi M. Pompeo sur la chaîne américaine CBS mercredi, se montrant prudent sur la suite du dialogue.

Mais entre MM. Kim et Poutine, c’était plus simple jeudi. « Je suis content du résultat: Kim Jong Un est quelqu’un d’assez ouvert, prêt à parler de tout », s’est félicité M. Poutine devant la presse à la fin de la rencontre, première à ce niveau depuis celle en 2011 entre l’ex-président Dmitri Medvedev et Kim Jong Il. « C’est quelqu’un d’assez intéressant, un interlocuteur dense ».

Le leader nord-coréen, qui a qualifiée d' »ouverte et amicale » la rencontre de Vladivostok, a invité M. Poutine à lui rendre visite dans son pays « au moment opportun », et cette offre a été « promptement acceptée », selon KCNA.

Accueilli par une longue poignée de main et avec une ponctualité rare pour Vladimir Poutine, le dirigeant nord-coréen a passé au total cinq heures avec le président russe: deux heures de tête-à-tête suivies de pourparlers entre délégations puis d’un dîner pendant lequel le maître du Kremlin a reçu une épée en cadeau. Les deux hommes ont été servis, selon l’agence TASS, avec du borchtch, une salade de crabe et des raviolis sibériens à la viande de renne.

« Dénucléarisation totale »

Malgré ses invitations répétées à M. Kim, la Russie était restée jusqu’à présent à l’écart de la détente observée sur la péninsule coréenne depuis début 2018.

En fin de rencontre, le président russe s’est dit favorable comme les Etats-Unis à une « dénucléarisation totale » et jugé un règlement « possible », à condition de faire « des premiers pas » et d’offrir à Pyongyang des « garanties de sécurité et de souveraineté » de la communauté internationale.

« Le plus important est de restaurer (…) la force du droit international et de revenir à une situation où le droit international, et non pas le droit du plus fort, détermine le cours des affaires dans le monde », a-t-il plaidé.

Mais le dirigeant nord-coréen cherche des soutiens dans son bras de fer avec Washington et un certain rééquilibrage de ses relations entre Pékin, son plus proche soutien, et Moscou, son ancien allié de la Guerre froide. C’est l’URSS qui avait placé au pouvoir son grand-père et fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Il Sung.

Moscou prône un dialogue avec Pyongyang sur la base d’une feuille de route définie par la Chine et la Russie. Cette dernière a déjà demandé la levée des sanctions internationales, tandis que les Etats-Unis l’ont accusée d’aider Pyongyang à les contourner.

Après des années de montée des tensions, la péninsule connaît cependant une détente spectaculaire et M. Kim a rencontré depuis mars 2018 quatre fois le président chinois Xi Jinping, trois fois le président sud-coréen Moon Jae-in et deux fois M. Trump.

(avec Afp)

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