mercredi , 16 octobre 2019
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Frais de scolarité : Un casse-tête pour certains parents d’élèves en RDC

Avec la reprise des cours, lundi 22 avril à travers la République, les élèves amorcent la dernière ligne droite du calendrier scolaire devant les amener jusqu’aux examens de fin d’année. Et parmi les dispositions pratiques retenues par le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (Epsp), c’est l’interdiction aux responsables des établissements scolaires de refuser l’accès à l’école aux élèves en difficultés de paiement des frais. Une disposition prise de manière à « garantir à tous légalité de chance à la formation ».

Même à plus ou moins deux mois de la fin de l’année scolaire la question de frais de scolarité demeure un casse-tête pour certains parents d’élèves. Depuis la rentrée scolaire intervenue en septembre dernier, certains responsables de famille sont incapables de s’acquitter de leurs devoirs ou soit de la totalité des frais scolaires exigés. Ce, malgré la possibilité que les responsables de certaines écoles leur offrent de payer le minerval en plusieurs tranches.

Avec cette reprise des cours, le ministère de l’Epsp redoute que, faute des moyens, bon nombre de parents ne soient pas en mesure de payer les frais de scolarité pour le troisième trimestre. Conséquences : les promoteurs ou les préfets ne pourront pas aussi honorer leurs engagements vis-à-vis des enseignants. La solution serait évidemment la gratuité scolaire, proposent certains spécialistes de l’éducation nationale.

Cependant, même si la gratuité de l’éducation en RDC figure dans la Constitution, elle n’est pas appliquée sur le terrain. Non seulement le concept de gratuité est-il inconnu dans l’exercice de métier de certains promoteurs des écoles, mais il s’ajoute la méchanceté dans le comportement de certains directeurs responsables de la discipline des écoles vis-à-vis des enfants pauvres et démunis.

LE RESTE DU PROGRAMME SCOLAIRE

Selon le programme de l’année scolaire de l’année en cours, les élèves de 6ième primaire, les pré-finalistes et finalistes du secondaire devront faire face à diverses épreuves et jury, qui marquent la fin de leurs cycles scolaires respectifs. Le calendrier scolaire 2018-2019 prévoit 191 jours ouvrables d’études pour les enfants de la maternelle et 220 jours pour ceux du primaire, secondaire et professionnel ; soit au total 900 heures de présence effective à l’école.

Jusqu’au 2 juillet 2019, les enfants de la maternelle disposent de 50 jours d’études subdivisés équitablement en deux périodes la 5ième et la sixième période. Le grand rendez-vous pour eux étant celui de l’évaluation de l’éveil des enfants, prévu du 14 au 21 juin.

Pour leur part, les élèves du primaire ont 58 jours des cours pour leur troisième trimestre avec la 5ième et sixième période. Les finalistes du primaire affronteront leur Test de fin d’études primaires (TENAFEP) du 6 juin au 7 juin, pour enchainer avec les examens du troisième trimestre dès le vendredi 14 juin.

Les examens du deuxième semestre pour le niveau secondaire vont du lundi 3 juin au jusqu’au mardi 11 juin et les épreuves de la session ordinaire d’examen d’Etat se dérouleront du 24 jusqu’au 27 juin 2019. Elles seront précédées de la dissertation le 2 mai.

L’UNICEF FAIT UN DON DES BANCS AUX ÉCOLES ABRITANT DES ENFANTS DES DÉPLACÉS DU KASAÏ

Des écoles de la province du Kwilu, plus précisément celles de la ville de Kikwit qui ont inscrit les enfants des déplacés du Kasaï, vont bénéficier d’un don de l’UNICEF, constitué essentiellement de bancs. Le maire de Kikwit Léonard Mutangu Katonga a donné le go, le week-end dernier, de la campagne de distribution de ces bancs destinés à ces enfants, rapporte une dépêche de l’Agence Congolaise de Presse (ACP).

Selon le chef de la sous-division de Kikwit 1, point focal des urgences d’UNICEF dans la province éducationnelle de Kwilu2 et 3, Jean Robert Kalandula Kitambwe, 73 écoles primaires de quatre sous-divisions de la ville de Kikwit sont bénéficiaires de ce don. Au total 1800 bancs sont disponibles. D’après des dispositions prises par le donateur, les écoles, qui ont reçu plus de 100 élèves, vont recevoir, chacune, 50 bancs.

Touché par cette action, le maire de la ville de Kikwit a salué le geste des partenaires qui ne cessent d’accompagner le gouvernement congolais dans les divers secteurs. Il a invité les autres à emboiter le pas à l’UNICEF.

Pour sa part, le directeur provincial de l’EPSP Kwilu 2, Laurent Kibondo Bin Swedi, s’est dit rassuré que ce don va contribuer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement, cheval de bataille du ministère de l’EPSP. C’est ainsi qu’il a exhorté les bénéficiaires à en faire bon usage.

La représentante de l’UNICEF, Evelyne Nzi, a révélé que ce don s’inscrit dans le cadre du partenariat, éducation, protection, d’appui psycho-social des enfants en RDC.

L’UNICEF par sa politique « filles et garçons tous à l’école », réaffirme son engagement à apporter son appui à l’éducation en RDC à travers ce don, en vue d’accompagner les enfants et leur permettre d’étudier dans de bonnes conditions. Car, estime-t-elle, l’éducation est le meilleur investissement dans un pays.

L’UNICEF n’est pas à son premier geste dans cette partie de la RDC. En plus de ce don en bancs, cette agence des Nations-Unies a déjà distribué à ces écoles divers matériels notamment des fournitures scolaires, matériels didactiques ainsi que les uniformes. La province de Kwilu a, en effet, reçu des milliers de déplacés du Kasaï dont la plupart sont des femmes et des enfants.

(avec Rachidi MABANDU, Dina BUHAKE et ForumDesAs)

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