mercredi , 23 octobre 2019
Accueil / International / Europe / Incendie de Notre-Dame : Un coup de poignard dans le cœur

Incendie de Notre-Dame : Un coup de poignard dans le cœur

Dernière mise à jour, le 30 avril 2019 à 11:40

L’incendie de la Cathédrale Notre-Dame de Paris suscite une vague des réactions à travers la République démocratique du Congo (RDC). Le chef de l’Etat congolais n’a pu retenir son émotion : « Je suis choqué de voir cet édifice, vieux de huit siècles, en feu. Cette Cathédrale est un patrimoine mondial historique. Je partage la douleur de l’Eglise Catholique, des Chrétiens du monde entier et de la France ». Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque émérite de Kinshasa : « J’étais malheureux de voir ce grand monument de la ville de Paris sauté par les flammes. J’arrivais là, j’ai plusieurs fois célébré les messes à la cathédrale Notre-Dame de Paris avec le cardinal Lustiger, ensuite avec le cardinal Jean 23, et récemment, à l’occasion du mariage de ma nièce. Ça fait un tas de souvenirs que j’ai eus ». Mgr Fridolin Ambongo, l’archevêque de Kinshasa s’est dit « sidéré, attristé et affecté profondément » par l’incendie de Notre-Dame de Paris. « C’est comme si on assistait au meurtre de sa propre mère. Ça nous a beaucoup attristés », a déclaré Mgr Ambongo. Alors que l’Eglise catholique s’apprête à célébrer la Pâques, l’incendie de la cathédrale de Paris « est survenu comme un coup de poignard dans le cœur », pour l’actuel archevêque de Kinshasa.

L’incendie de la Cathédrale Notre-Dame de Paris suscite une vague des réactions à travers la République démocratique du Congo. Le chef de l’Etat s’y est associée, à cet effet, aux personnalités ecclésiales. Après le message de compassion diffusé par le Président Félix Tshisekedi, le cardinal Monsengwo et Mgr Fridolin Ambongo se sont dits choqués par ce drame.

Dans un tweet diffusé sur son compte officiel, le chef de l’Etat n’a pu retenir son émotion : « Je suis choqué de voir cet édifice, vieux de huit siècles, en feu. Cette Cathédrale est un patrimoine mondial historique. Je partage la douleur de l’Eglise Catholique, des Chrétiens du monde entier et de la France ».

Plus marqué par ce drame, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque émérite de Kinshasa, ne s’est pas retenu face à à Actualité.cd : « J’étais malheureux de voir ce grand monument de la ville de Paris sauté par les flammes. J’arrivais là, j’ai plusieurs fois célébré les messes à la cathédrale Notre-Dame de Paris avec le cardinal Lustiger, ensuite avec le cardinal Jean 23, et récemment, à l’occasion du mariage de ma nièce. Ça fait un tas de souvenirs que j’ai eus ». Le Cardinal était toutefois « heureux d’apprendre que le président Emmanuel Macron était sur place et qu’il s’est engagé à rebâtir la cathédrale ». « Dans la mesure du possible, on essayera aussi de contribuer à la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris qui est un monument de la tradition chrétienne. Nous allons faire ce qu’ont fait nos ancêtres dans la foi pour que Paris ait de nouveau sa cathédrale », ajoute ce prince de l’Eglise.

Mgr Fridolin Ambongo, l’archevêque de Kinshasa s’est dit « sidéré, attristé et affecté profondément » par l’incendie de Notre-Dame de Paris. « C’est comme si on assistait au meurtre de sa propre mère. Ça nous a beaucoup attristés », a déclaré Mgr Ambongo. Alors que l’Eglise catholique s’apprête à célébrer la Pâques, l’incendie de la cathédrale de Paris « est survenu comme un coup de poignard dans le cœur », pour l’actuel archevêque de Kinshasa. Il se rappelle son dernier passage dans cette bâtisse, en mars dernier, lors des soirées destinées à rendre hommage aux chrétiens persécutés à travers le monde pour leur foi.

Dans un autre registre, Mgr Fulgence Muteba, évêque du diocèse de Kilwa-Kasenga, a adressé son soutien à l’Eglise famille de Dieu qui est en France : « Notre-Dame de Paris dévorée par les flammes d’un incendie dont on ignore encore l’origine. Comme quoi, la passion du Seigneur se fait davantage tragique ».

NOTRE-DAME « QUASI SAUVÉE »

Notre-Dame de Paris est « quasi sauvée » malgré quelques « points sensibles » sur la voûte, a indiqué samedi soir le ministre de la Culture Franck Riester lors d’un concert sur France 2 en hommage à la cathédrale, cinq jours après l’incendie.

« Notre-Dame aujourd’hui est quasi sauvée puisque tous les points sensibles qui restaient –le pignon nord, le pignon occidental, entre les deux beffrois de façade, le beffroi sud qui menaçait–, tous ces points-là ont été sécurisés, stabilisés, et c’est une formidable nouvelle », a déclaré M. Riester.

« Reste la voûte. Il y a quelques points encore sensibles sur la voûte et donc les équipes du ministère de la Culture, les entreprises, sont à l’œuvre pour retirer les gravats qui sont encore sur la voûte et la bâcher progressivement. Et à partir de là, on pourra dire que Notre-Dame de Paris est sauvée », a-t-il ajouté dans la cour des Invalides qui accueillait un grand concert.

De Laurent Voulzy à Marie-Claude Pietragalla, de Mireille Mathieu aux petits chanteurs à la Croix de bois, des dizaines d’artistes se sont succédé sur scène lors de cette soirée présentée par l’animateur Stéphane Bern et Marie-Sophie Lacarrau, qui ont également rendu hommage aux pompiers de Paris et appelé aux dons en faveur de la restauration de la cathédrale.

« Il y a 300.000 personnes qui spontanément ont fait des dons même modestes, un euro, deux euros, 5 euros: au total ça fait près de 20 millions qui viennent de gens qui ont fait des dons assez modestes », a déclaré Stéphane Bern, citant des chiffres de la Fondation du Patrimoine.

« Notre-Dame est un sanctuaire religieux, mais elle nous touche aussi parce que c’est un chef d’oeuvre d’architecture gothique, un joyau de notre patrimoine, c’est un livre de notre histoire », a-t-il ajouté en présentant les images d’un documentaire fiction en animation 3D qui sera prochainement diffusé sur la chaîne.

Bénabar avec « A Paris », Julie Fuchs avec « Sous le ciel de Paris » ou encore Thomas Dutronc avec « Il est 5 heures Paris s’éveille » ont rendu hommage à la cathédrale symbole de la capitale française.

Le violoncelliste Gauthier Capuçon a interprété « Elégie » de Gabriel Fauré tandis que le pianiste chinois Lang Lang avait choisi Claude Debussy.

Quant à la ministre des Armées Florence Parly, elle a transmis un message du Charles-de-Gaulle: une vidéo où on peut voir, depuis le ciel, les marins former sur le pont du porte-avion le dessin de la façade de la cathédrale et le mot « Paris » en bleu-blanc-rouge.

TOUS LES TABLEAUX DE NOTRE-DAME

Les tableaux de Notre-Dame « n’ont pas été abîmés » et seront « sécurisés dans la journée », a annoncé vendredi le ministre de la Culture Franck Riester sur le parvis de la cathédrale rongée par les flammes lundi.

« Les tableaux à l’intérieur de la cathédrale ont été préservés des flammes et peuvent être retirés, déposés et transportés dans des réserves sécurisées (…) Ces tableaux n’ont pas été abîmés (…) ils sont dans des conditions quasi normales », s’est félicité le ministre.

« L’intégralité des tableaux sera retirée dans la journée », a précisé le ministre entouré des responsables du Patrimoine et des monuments historiques.

Les tableaux, notamment les Mays, des tableaux de grande taille offerts jadis par la corporation des orfèvres de Paris ont été déposés, soigneusement emballés et placés dans des camions qui devaient les conduire vers « des lieux sécurisés », probablement au Louvre.

Parmi ces tableaux figurent notamment des œuvres de Laurent de La Hyre et de Charles Le Brun, deux peintres du XVIIe siècle.

Après la mise à l’abri de ces trésors, il ne devrait rester dans la cathédrale que quatre œuvres, également intactes, mais qui ne sont pas encore accessibles pour des raisons de sécurité.

« Nous sommes aujourd’hui dans un état d’esprit très positif concernant les œuvres qui étaient dans la cathédrale », a dit M. Riester.

DES OUVRIERS ONT ENFREINT L’INTERDICTION DE FUMER

L’entreprise Le Bras Frères qui montait l’échafaudage autour de la flèche de Notre-Dame a reconnu et « regretté » mercredi que certains de ses compagnons se soient « affranchis » de l’interdiction de fumer sur ce chantier mais a « exclu » tout lien avec l’incendie de la cathédrale, dans une déclaration à l’AFP.

« Effectivement, il y a des compagnons qui de temps en temps se sont affranchis de cette interdiction et on le regrette », a déclaré le porte-parole de l’entreprise, Marc Eskenazi, assurant toutefois qu' »en aucun cas, un mégot mal éteint peut être à l’origine de l’incendie de Notre-Dame de Paris ». Ces « compagnons ont reconnu devant les policiers qu’effectivement, il leur arrivait de fumer », a-t-il précisé.

Le porte-parole de Le Bras Frères réagissait à un article du Canard enchaîné paru mercredi, affirmant que les enquêteurs avaient retrouvé sept mégots sur le site. « Il y avait effectivement une interdiction de fumer sur l’échafaudage », a poursuivi Marc Eskenazi. Mais si « cette interdiction était plus ou moins respectée », c’est qu’il était « un peu compliqué de descendre parce que ça prend du temps », a-t-il expliqué.

Pour autant, il est « hors de question » que cette négligence soit à l’origine de l’incendie, a-t-il insisté, faisant valoir que « si n’importe qui a déjà essayé d’allumer un feu de cheminée, ce n’est pas en mettant un mégot sur une buche en chêne qu’il va se passer grand chose ». « De toute façon, c’est exclu », a maintenu le porte-parole.

Evoquant par ailleurs la piste d’un feu provoqué par les moteurs électriques des ascenseurs de l’échafaudage, Marc Eskenazi a souligné que ces moteurs « ne posaient aucun problème ». « De toute façon, ils sont loin de la flèche alors que ce qui est établi c’est que l’incendie a démarré à l’intérieur de l’édifice », a-t-il argué. « En aucun cas, ils peuvent être responsables de l’incendie, a enchaîné le porte-parole .

Toujours selon lui, la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) d’Île-de-France a « mandaté Le Bras Frères pour les travaux de consolidation et de sécurisation de la cathédrale ». « Les trois pignons de la cathédrale sont en train d’être consolidés et étayés pour renforcer la structure de l’édifice » et « une bâche est déployée », a-t-il détaillé. Parallèlement, « des travaux vont être entrepris en vue de déposer les vitraux de la cathédrale et un échafaudage va être construit autour de l’échafaudage qui a souffert du feu de façon à le consolider et, dans une deuxième temps, à le déposer », a-t-il encore expliqué.

Dans un courrier daté du 18 avril (trois jours après l’incendie) et consulté par l’AFP, la DRAC Île-de-France a remercié « très sincèrement » Le Bras Frères pour son « plein engagement » dans « les opérations de sécurisation, de confortation d’urgence et de sauvegarde de l’édifice », lui passant commande de ces prestations.

(avec Emma MUNTU et Afp)

A lire aussi

Pétrole : Il n’y aura pas rupture de stock à travers la RDC ?

Les membres du Groupe professionnel des distributeurs de produits pétroliers (GPDPP) tiennent au respect des …

Laisser un commentaire