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RDC : La division et la corruption freinent le développement

Dernière mise à jour, le 21 avril 2019 à 01:05

Le séjour du Chef de l’État à Lubumbashi avait deux points à l’ordre du jour : (1) Présider la réunion du Conseil Supérieur de la Défense avec à l’affiche l’insécurité qui règne actuellement à Lubumbashi et dans plusieurs contrées de la province du Haut Katanga, ainsi que la situation sécuritaire dans la partie Est du pays et particulièrement dans la province du Nord Kivu ; (2) Remettre de l’ordre au poste douanier de Kasumbalesa où régnait une grande confusion entre services habilités à opérer aux frontières. Le 5ème Président de la République Démocratique du Congo a ainsi profité de cet accueil lui réservé par des milliers de Lushoises et Lushois pour réaffirmer sa détermination à changer la gouvernance du pays, en vue de redonner à la RDC ses lettres de noblesse. Il a, à l’occasion, réitéré son engagement à faire du mandat lui confié par le peuple congolais celui de l’espoir. Pour ce faire, il a besoin de l’accompagnement de l’ensemble des Congolais à qui il demande de bannir les maux tels que la division et la corruption qui ont freiné le développement national, en avilissant le peuple.

Parti de Kinshasa le vendredi 12 avril 2019 à bord d’un régulier de la compagnie nationale Congo Airways pour une mission officielle à Lubumbashi dans la province du Haut Katanga, Félix Antoine Tshisekedi s’est offert de manière improvisée un bain de foule dans la capitale cuprifère comme ce fut le cas lors de la campagne électorale.

On rappelle que le séjour du Chef de l’État à Lubumbashi avait deux points à l’ordre du jour :

– Présider la réunion du Conseil Supérieur de la Défense avec à l’affiche l’insécurité qui règne actuellement à Lubumbashi et dans plusieurs contrées de la province du Haut Katanga, ainsi que la situation sécuritaire dans la partie Est du pays et particulièrement dans la province du Nord Kivu ;
– Remettre de l’ordre au poste douanier de Kasumbalesa où régnait une grande confusion entre services habilités à opérer aux frontières.

Le 5ème Président de la République Démocratique du Congo a ainsi profité de cet accueil lui réservé par des milliers de Lushoises et Lushois pour réaffirmer sa détermination à changer la gouvernance du pays, en vue de redonner à la RDC ses lettres de noblesse.

Il a, à l’occasion, réitéré son engagement à faire du mandat lui confié par le peuple congolais celui de l’espoir. Pour ce faire, il a besoin de l’accompagnement de l’ensemble des Congolais à qui il demande de bannir les maux tels que la division et la corruption qui ont freiné le développement national, en avilissant le peuple.

Autre vœu exprimé à l’endroit des Congolais par Félix Tshisekedi est d’oublier tous les maux ayant marqué notre passé – telles les frustrations, la haine, l’inimitié, etc. – et de les effacer définitivement si on veut voir le Congo se reconstruire et aller de l’avant.

Pour y parvenir, l’amour devra servir de leitmotiv face à ce grand défi du décollage du géant de l’Afrique centrale la République Démocratique du Congo. Car, comme dit dans la Bible, lorsqu’on aime, on ne peut pas faire du mal.

« Je vous invite donc à vous imprégner de cette mission qui n’est pas difficile parce que tout simplement il suffit d’aimer, aimer l’autre, le Congolais, son compatriote et aimer son pays, la mère patrie, celle qui nous a vus naître, nous a élevés et nous a donné de sa richesse mais que nous remboursons en étant totalement ingrats ». Tel est le maître mot de l’ »évangile » de Félix Antoine Tshisekedi aux Congolais. Ce après avoir donné son assurance de ne laisser aucune contrée du pays dans les oubliettes. « Je voudrais faire savoir que le Katanga, le grand Katanga, comme toutes les autres provinces de la République Démocratique du Congo, seront dans mes préoccupations de bout en bout lors de mes 5 ans de mandat qui sont déjà entamés. Je n’oublierai aucun Congolais, aucune Congolaise, parce que la mission que vous m’avez confiée est certes noble, mais combien difficile. Elle demande l’union de toutes les Congolaises et de tous les Congolais.

C’est pourquoi, j’ai fait ma campagne autour du thème de la réconciliation nationale parce que je sais que par le passé, il y a eu des blessures, des frustrations voire de la haine, de l’inimitié entre les Congolais. Et aujourd’hui, il est temps de tout oublier, tout effacer.

Si le Congo veut se reconstruire et aller de l’avant, il faut s’unir et faire face aux défis à venir ».

Parlant particulièrement du Katanga, il a rappelé que la province a toujours été considérée comme le poumon de la République. Malheureusement, la province qui méritait un meilleur sort peine à vivre ce statut à cause de la mauvaise gestion dont elle est victime, à l’instar de toutes les provinces du pays. C’est pourquoi, il a dit s’engager durant son mandat à la tête du pays à relever la RDC et lui redonner ses lettres de noblesse.

Il se dit, par ailleurs, étonné et surpris de voir la RDC, qui était au début des années 60 comptée parmi les pays les mieux cotés au monde, et qui constituait un des grands espoirs de la planète, ait un tel retard par rapport aux autres nations qui avaient le même niveau que nous !

La division et la corruption : deux maux qui tuent le pays

En posant le diagnostic pour comprendre ce qui est à la base de ce retard injustifié pris par le pays alors qu’il possède tout ce qu’il faut pour se développer, Félix Antoine Tshisekedi a décelé deux causes principales : la division et la corruption.

Ce sont ces deux féaux, soutient-il, qui ont affaibli et avili le peuple congolais. Il s’engage, durant son mandat, à les combattre avec fermeté toutes les antivaleurs qui ont freiné le développement l’épanouissement du Congolais et le développement national. Il s’agit particulièrement de la haine tribale et de la corruption. Cette dernière, qu’il considère comme une gangrène, qui n’a d’autres visées que la mort d’une organisation, le déclin d’un pays.

Veiller à la protection de l’environnement

Parmi les constats malheureux établis par le Chef de l’Etat dans la gestion de la chose publique, figure la destruction de l’environnement. Des cris de détresse sont déjà lancés quant à ce. On note des naissances avec malformation congénitale, l’asséchement des végétations et des cours d’eau, etc. D’où la nécessité de veiller à la protection de l’environnement, surtout dans les zones d’exploitation minière. Cette dernière devra se faire dans le respect des normes en la matière, principalement la protection de l’environnement afin d’éviter d’amplifier la situation.

« Ce qui se passe dans cette partie de notre pays (le Katanga) est dramatique. C’est vrai que notre sous-sol regorge de beaucoup de richesses, mais ces richesses ne doivent pas être la cause de nos malheurs. Nous sommes déjà victimes par la prédation. Mais, il ne faut pas que nous en payions encore les frais au niveau de la santé. Aujourd’hui, on nous signale des naissances avec malformation, des végétations asséchées ainsi que des cours d’eau. Tout cela est le revers de la médaille d’une exploitation sans pitié, sans mesures de précaution, faite uniquement dans le but d’enrichir ceux qui exploitent et qui laissent malheureusement des conséquences incalculables sur nos populations ».

Face à cette situation, la population est appelée à veiller à ce que les normes en matière d’exploitation minière soient respectées.

En outre, le 5ème Président de la RDC promet de s’impliquer pour que son pays ne continue pas à être une simple terre d’extraction minière. Le pays devra également devenir une terre de transformation. C’est pourquoi, tout en encourageant les investissements, il voudrait que ceux-ci soient aussi profitables aux populations congolaises.

Enfin, le Président de la République compte sur le soutien et l’accompagnement de tous les Congolais pour relever les nombreux défis du développement national. « Je vous demande de m’aider à faire de mon mandat un mandat de l’espoir. Je sais qu’en 5 ans, on ne peut tout régler. Mais, je vais partir en ayant le sentiment d’avoir accompli mon devoir, celui de ramener les valeurs dans notre pays, celui d’avoir remis notre Congo sur les rails pour que l’homme à qui je passerai la main ait moins de problèmes et continue à donner de l’espoir à nos compatriotes ».

Compte-rendu de la réunion du Conseil Supérieur de la Défense du 13 Avril 2019

Le président de la République, Felix Tshisekedi Tshilombo, a passé 72 heures sur le sol katangais, plus précisément dans le Haut Katanga, (dont le chef-lieu est Lubumbashi), avant de s’envoler pour la ville de Goma dimanche dans l’après-midi. Ayant un agenda très chargé, le président de la République a commencé par présider, le samedi 13 avril, au gouvernorat de la province du Haut- Katanga, la réunion du Conseil Supérieur de Défense, avec à l’ordre du jour, c’est l’insécurité dans le Grand Katanga, en particulier à Lubumbashi, et à différentes contrées, principalement Kasumbalesa.

Avec les membres du gouvernement central, à savoir, le 1er ministre, les vice-premiers ministres, les ministres des Affaires étrangères, de la Défense nationale, les chefs d’État de l’armée et de la police, le chef de la maison militaire, l’Inspecteur général des FARDC, l’auditeur général militaire, administrateur général de l’ANR, cette rencontre liée à la sécurité était sanctionnée par un communiqué lu par Michel Bongongo.

« Points à l’ordre du jour : la situation générale du pays ; situation sécuritaire ville de Lubumbashi et ses environs ; situation sécuritaire à Yumbi, situation opérationnelle ; rapport du Commissaire général de la Police ; dossiers DDR ; cantonnement des militaires et dossier formation.

S’agissant du la situation générale du pays, il a été retenu que le calme règne sur toute l’étendue du territoire national, à l’exception de quelques cas à l’Est du pays, notamment Beni et Butembo, dont l’activisme des ADF et Ebola sur le plan sanitaire préoccupe la haute autorité ainsi que les groupes armés dans les hauts plateaux et le banditisme dans la ville de Goma. Les élections additionnelles, députation nationale et provinciale se sont déroulées dans le calme à Beni, Butembo et Yumbi. Il en est de même pour l’élection des gouverneurs.

S’agissant de la situation sécuritaire, ville de Lubumbashi et ses environs, le Conseil Supérieur de la Défense a entendu le rapport de l’Inspecteur des FARDC qui y avait été dépêché par son Excellence monsieur le président de la République. Le Conseil a jugé le rapport très grave. Il a été constaté un déficit criant d’encadrement des hommes et de troupes aussi bien de la police que de l’Armée, tournés vers les détachement dans le gardiennage mais aussi dans les société minières et l’insuffisance des moyens logistiques. Sur ce point, le Conseil Supérieur de la Défense a décidé la suppression de tous les détachements des policiers, des militaires ainsi que des éléments de la Garde Républicaine dans le gardiennage et dans les sociétés minières. Cette décision ne concerne pas seulement le Haut-Katanga mais toute l’étendue du territoire national. Le président de la République a instruit le gouvernement de prendre les dispositions qu’à ce.

S’agissant de la situation sécuritaire à Yumbi, le Conseil a entendu le rapport de l’auditeur général militaire, dépêché également par le Chef de l’État. Il ressort de ce rapport que la situation est relativement calme. Il a été constaté que la population de Yumbi et les habitants des îlots ont voté calmement. Qu’à au retour des déplacés, il se fait progressivement au fur et à mesure que le génie militaire s’applique à la reconstruction des infrastructures démolies. Les enquêtes se poursuivent normalement sur le plan judiciaire et les investigateurs sont en train d’être interpellés. Le président de la République a instruit le gouvernement de poursuivre les efforts pour la réconciliation desdites communautés, la restauration de l’autorité de l’État en vue d’une paix durable.

Le Conseil Supérieur de la Défense a entendu le rapport du Commissaire général de la Police en ce qui concerne l’administration et la logistique, situation opérationnelle, dossiers DDR ; cantonnement des militaires et dossier formation et la couverture médicale. En ce qui concerne l’administration, le président de la République a décidé de procéder à la permutation des officiers et à la relève des troupes au sein de l’Armé et de la police.

En ce qui concerne le social du militaire et du policier, le République a décidé l’amélioration du bien-être militaire et du policier sans oublier la régularisation des grades.

Enfin, s’agissant du dossier DDR, le président de la République a félicité tous les compatriotes qui ont décidé de déposer les armes et de se mettre à la disposition de la République et encourage les autres qui hésitent encore à faire de même. Le président de la République a instruit le gouvernement de tout mettre en œuvre pour le démarrage rapide des opérations pré-DDR et DDR, en vue de leur réinsertion sociale.

Le Conseil Supérieur de la Défense a débuté à 9h 32 minutes et s’est terminé à 16h30. »

(avec Dom, Dorcas NSOMUE et lePhare)

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