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Fatshi [droite], président de RDC et son prédécesseur Joseph Kabila, entrain de marcher en parlant.
Fatshi [droite], président de RDC et son prédécesseur Joseph Kabila, entrain de marcher en parlant.

FCC – CACH : Éviter le chaos tant souhaité par les ennemis de l’unité de la RDC

Dernière mise à jour, le 19 avril 2019 à 09:55

Compte tenu de la fragilité de notre situation sécuritaire et de l’activisme de certains agitateurs, on peut se réjouir de cette relative performance. Le vent violent, dont il est principalement question ici,a eu pour origine les propos tenus par le Président de la République à Washington, au sujet de la « dictature qu’il faudrait déboulonner ». Usant de son droit de réponse, le FCC a démocratiquement répliqué par un communiqué. Il ne s’agit pas, pour moi, de revenir sur cet incident malheureux. Le chemin jonché d’embuches, que doit encore parcourir la coalition en gestation avancée, entre le FCC et le Cach, révèlera encore quelques difficultés. Notre rôle n’est pas de jeter de l’huile sur le feu, mais de calmer les ardeurs belliqueuses, d’où qu’elles viennent. 

Le microcosme politique congolais a subi dernièrement une bourrasque qui a failli se transformer en véritable tornade du genre de celles qui ravagent saisonnièrement certaines parties de notre planète en ces temps de changement climatique. Grace à Dieu, qui ne cesse d’inonder ce pays de ses bénédictions, le dernier coup de vent s’est calmé avant que les lignes rouges ne se trouvent débordées par la virulence des mots.

Alors que certains « va-t-en-guerre » regrettent que le calme soit revenu si promptement,d’autres s’évertuent à prêcher la guerre sur les réseaux sociaux et dans la presse locale. Les vrais amoureux de la République Démocratique du Congo se sentent,quant à eux, soulagés.

Depuis, confirmant l’avantage obtenu lors des élections législatives provinciales, le FCC a largement remporté les élections des gouverneurs de provinces. En dehors de quelques échauffourées à Kinshasa et à Lubumbashi, la situation est restée calme dans l’ensemble des chefs-lieux de provinces.

CALMER LES ARDEURS BELLIQUEUSES

Compte tenu de la fragilité de notre situation sécuritaire et de l’activisme de certains agitateurs, on peut se réjouir de cette relative performance. Le vent violent, dont il est principalement question ici,a eu pour origine les propos tenus par le Président de la République à Washington, au sujet de la « dictature qu’il faudrait déboulonner ».

Usant de son droit de réponse, le FCC a démocratiquement répliqué par un communiqué. Il ne s’agit pas, pour moi, de revenir sur cet incident malheureux. Le chemin jonché d’embuches, que doit encore parcourir la coalition en gestation avancée, entre le FCC et le Cach, révèlera encore quelques difficultés. Notre rôle n’est pas de jeter de l’huile sur le feu, mais de calmer les ardeurs belliqueuses, d’où qu’elles viennent.

VEILLER POUR QUE LA RDC SUBSISTE

Au vu du passé traumatisé de notre pays, d’énormes et délicats enjeux du futur, il n’y a aucun doute que d’autres grands défis attendent les responsables des deux bords politiques qui tentent de se rapprocher. Seuls, les prochains paris à gagner, pour que la RDC subsiste, m’intéressent.

Oui, je ne me trompe pas de vocabulaire. J’ai bien écrit «pour que la RDC subsiste », dans le sens de poursuivre son existence après une longue et périlleuse épreuve, malgré le pessimisme des diagnostics et des pronostics. En effet, on en est bien là !

MODERER LES PROPOS VIRULENTS

Ne nous voilons pas la face ; dans nos conditions actuelles, il suffit de peu pour que la situation bascule. Ce qu’il faut donc craindre, c’est le profit que les ennemis de l’unité de la RDC pourraient tirer de ces moments délicats. Il est à conseiller également aux uns et aux autres, de toujours modérer les propos susceptibles d’avoir un impact sur les esprits faibles ou intéressés. Voilà pourquoi, il faut poursuivre et accentuer la croisade pour la réussite de la coalition des souverainistes, nationalistes et sociaux-démocrates.

Le calme constaté après les élections des gouverneurs,peu après la déclaration de Washington, est donc à considérer à sa juste valeur.

MAINTENIR LE CAP

Oui, je persiste et signe, en dépit des nombreuses pressions exercées sur eux par les extrémistes, déguisés en Saints et donneurs de leçons de toutes les tendances politiques du pays comme de l’étranger, les partisans de la paix et de l’unité de la nation doivent garder le cap et poursuivre le difficile chemin conduisant vers la concrétisation de la coalition FCC/CACH.

Dans un message largement diffusé sur les réseaux sociaux et repris par la presse, le Président de la République a confirmé son attachement à la coalition FCC/CACH. Il faut maintenir cette option.

EVITER LA VOIE DE L’IMPASSE

En dépit de cette importante prise de position, «les purs et durs» de l’UDPS,se mettant sur une ligne stratégique tendancieuse et fort contestable, volontairement emprisonnés dans la thèse selon laquelle le Chef de l’Etat, élu au suffrage universel, pourrait tout, tout seul et disposerait de tous les pouvoirs, s’acharnent à combattre la coalition.

Avec une étonnante désinvolture, ces compatriotes, inconscients de la dangerosité de leurs propos, confondent la victoire, toujours relative, d’une bataille électorale avec celle, parfois radicale, d’une guerre. Ces extrémistes pensent ainsi pouvoir se passer de la Constitution pour laquelle ils se battaient voilà seulement quelques mois. Certains parmi eux n’ont-ils d’ailleurs pas tenté d’empêcher les élections des Gouverneurs de provinces en s’attaquant aux sièges des Institutions,tant à Kinshasa qu’à Lubumbashi ?

Nous ne le répéterons jamais assez, la réussite de la coalition FCC/CACH constitue, dans la conjoncture actuelle, l’unique voie pour éviter à la RDC de se diriger vers l’impasse que nous prépare « Lamuka ».

LE PIEGE LAMUKA

Que nous prépare Lamuka ? Jusqu’à ce jour, personne n’a démenti le projet qui était celui des conclusions de la triste réunion de Genève. Le compatriote Martin Fayulu devait prendre le pouvoir pour présider la République pendant deux ans, afin de réorganiser de nouvelles élections.

Quel aurait alors été le sort de notre Constitution ? La RDC dispose-t-elle de suffisamment de moyens pour recommencer les élections en si peu de temps ? Qu’est-ce qui garantit que Monsieur Martin Fayulu, devenu Président, aurait aisément accepté de reprendre les élections après deux ans ?

Quelles seraient, alors, les réactions de Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi dans l’hypothèse où Fayulu se montrerait, après coup, incapable de tenir sa parole ? Cette formule a tout d’un piège, destiné à préparer une interminable guerre pour faciliter la dislocation, tant souhaitée, de la RD Congo. Privilégions le calme et la paix pour ne pas tomber dans ce piège à idiots. 

(Jean Pierre KAMBILA KANKWENDE/Analyste)

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