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Bruno Tshibala, Premier ministre de la RDC.
Bruno Tshibala, Premier ministre de la RDC.

Bruno TSHIBALA : Mission accomplie ?

Dernière mise à jour, le 15 avril 2019 à 10:37

7 avril 2017-7 avril 2019, le Premier ministre sortant a totalisé deux ans au pouvoir. Fier d’avoir accompli sa mission, Bruno Tshibala rend hommage au Président de la république honoraire, Joseph Kabila. Non sans raisons. En plus de l’autofinancement des élections, le Premier ministre sortant se réjouit que celles-ci se soient déroulées dans un climat apaisé et sans effusion de sang. Ce qui, selon lui, a permis à la République démocratique du Congo (RDC) de rejoindre le cercle très fermé des pays normaux. C’est-à-dire des nations où se réalise l’alternance politique dans la stabilité. Formellement, Bruno Tshibala attribue ce succès au Président honoraire Joseph Kabila, qu’il qualifie d’homme au triple défi: la réunification du pays, la démocratisation et l’alternance démocratique.

Dans son discours devant des membres du Gouvernement sortant, des députés, des sénateurs et autres invités de marque, à l’occasion de l’an 2 de son arrivée à la tête du Gouvernement, Bruno Tshibala s’est félicité d’avoir rempli l’ensemble des missions confiées à son équipe.

En prime, l’organisation effective d’un processus électoral, totalement financé par les fonds du trésor public et sans être en programme avec les institutions de Bretton Woods. Il s’agit donc ici, d’une vérité historique à laquelle des générations présentes et futures ne sauraient opposer le moindre démenti.

AUTOFINANCEMENT DES ELECTIONS

En plus de l’autofinancement des élections, le Premier ministre sortant se réjouit que celles-ci se soient déroulées dans un climat apaisé et sans effusion de sang. Ce qui, selon lui, a permis à la RD Congo de rejoindre le cercle très fermé des pays normaux. C’est-à-dire des nations où se réalise l’alternance politique dans la stabilité.

Formellement, Bruno Tshibala attribue ce succès au Président honoraire Joseph Kabila, qu’il qualifie d’homme au triple défi: la réunification du pays, la démocratisation et l’alternance démocratique.

A l’actuel Président Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi, Bruno Tshibala souhaite bonne fortune dans son quinquennat. Il rappelle, cependant, que « le compromis démocratique est une voie de salut pour construire l’Etat de droit dans la paix et amorcer la reconstruction du pays ». Selon le Premier ministre sortant, ce pari ne peut être gagné qu’avec l’apport et la participation de tous les Congolais.

PRET A PASSER LE FLAMBEAU AVEC SOURIRE

Les élections du 30 décembre dernier ont sonné l’ère d’un nouvel ordre politique en RD Congo. A l’Exécutif où l’on expédie encore les affaires courantes, on attend l’avènement du nouveau Gouvernement, pour passer le flambeau. Avec sourire aux lèvres.

« Nous sommes habitués dans notre pays à voir des anciens ministres mécontents, pleurer, refuser de manger, de sourire, s’enfermant chez eux pendant des jours, pour ne pas être vus par les voisins, parce qu’ils ont quitté le Gouvernement », lâche sur un ton moqueur, Bruno Tshibala.

L’homme du 7 avril 2017 rappelle la triste fortune des années Mobutu, où certains ministres payaient des marabouts, des féticheurs et autres bluffeurs des quartiers pauvres de la ville de Kinshasa, rien que pour se maintenir au pouvoir.

« Aujourd’hui, c’est une grande première que nous offrons au peuple congolais. Les ministres de notre Gouvernement ont décidé de fêter ensemble la fin de leur mission et de préparer dans la joie et la sérénité, la transmission du pouvoir au prochain Gouvernement. Suivant l’exemple historique du Président honoraire Joseph Kabila qui a transmis le pouvoir suprême, dans la joie et avec sourire aux lèvres, de manière civilisée à son successeur », promet Bruno Tshibala. Ci-dessous, l’intégralité de son discours.

Discours de SEM le Premier Ministre Bruno TSHIBALA NZENZHE, à la Réception d’au revoir des Membres du Gouvernement d’Union Nationale. KINSHASA, le 07 Avril 2018

Honorables Députés,
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement d’Union Nationale,
Messieurs les ambassadeurs et chefs de Missions diplomatiques,
Distingués Invités,
Bonsoir,

Avant toute chose, je voudrais saluer et souhaiter la bienvenue à chacune et chacun d’entre vous dans ce cadre de Romeo Golf.

En ce moment où le Gouvernement d’Union Nationale s’apprête à rendre le tablier à la suite de la fin de sa mission avec l’installation des institutions issues des urnes, il m’a paru important d’organiser cette rencontre festive afin que notre départ ne se réalise, ni sous le signe de l’amertume fréquente chez les partants, ni à la sauvette comme pour dissimiler une déconvenue.

Nous sommes rassemblés ici ce soir d’abord, non pas pour fêter un anniversaire mais bien au contraire pour fêter notre départ du Gouvernement après avoir accompli les quatre missions que le peuple congolais nous avait confiées.

Nous sommes habitués dans notre pays à voir des anciens ministres mécontents, pleurer, refuser de manger, de sourire, s’enfermant chez eux pendant des jours pour ne pas être vus par les voisins parce qu’ils ont quitté le gouvernement.

Sous la deuxième République, certains ministres payaient les marabouts, des féticheurs et autres charlatans des quartiers de Kinshasa pour ne pas quitter le Gouvernement.

Aujourd’hui, c’est une grande première que nous offrons au peuple congolais. Les ministres de notre Gouvernement ont décidé de fêter ensemble la fin de leur mission et de préparer dans la joie et la sérénité, la transmission du pouvoir au prochain Gouvernement. Suivant Pexemple historique du Président Honoraire, qui a transmis le pouvoir suprême, dans la joie et avec sourire aux lèvres, de manière civilisée à son successeur.

Mais nous fêtons ce soir également, puisque notre Gouvernement, mieux votre Gouvernement, a permis de briser le cycle de la malédiction, en réussissant l’ensemble des missions lui confiées au premier rang desquelles l’organisation des élections apaisées et sans effusion de sang, permettant à notre pays de rejoindre le cercle très fermé de pays normaux où se réalisent les alternances dans la stabilité.

Il était donc, de mon devoir face à l’histoire de consacrer ce moment comme un moment de joie, la joie de l’accouchement.

Comment peut-on célébrer la naissance dans nos traditions sans rendre hommage aux artisans de l’heureux événement ?

C’est ici, l’occasion pour moi de rendre un hommage mérité à un homme qui symbolise à lui tout seul cette réalisation historique, j’ai cité JOSEPH KABILA KABANGE, Chef de l’État sortant.

Si l’Accord du 31 décembre 2016 a permis la mise en place du Gouvernement d’Union Nationale, force est de constater qu’il est l’aboutissement d’un long cycle des négociations et compromis dont JOSEPH KABILA KABANGE est l’artisan depuis sa prise de pouvoir très jeune en Janvier 2001.

L’histoire retiendra qu’il a su relever le triple défi qui s’est présenté à lui :

« Celui de la réunification du pays », « celui de la démocratisation » et enfin « celui de l’alternance démocratique ». Comment peut-on ne pas saluer une! telle performance quand on sait d’où l’on vient et quelle est notre histoire ?

Honorables Députés,
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
Distingués Invités,

Je serais incomplet sur ce registre d’hommage s’il n’est pas souligner ici la mobilisation sans faille de toutes les institutions de la République à la réalisation de l’ambition de l’organisation de meilleures élections dans un pays continent sur fonds propres du Gouvernement et sans être en programme avec les institutions financières internationales, qui du reste, ont salué cette performance.

Je citerai aussi, le Parlement et ses deux chambres qui ont apporté à la CENI, les textes des lois indispensables au processus électoral.

Et pour sa part, la CENI en tant qu’institution indépendante chargée de l’organisation des scrutins, s’est acquittée avec brio de sa tâche malgré les contestations inévitables dans nos pays.

Les autres institutions d’appui à la démocratie, l’Administration publique et le peuple congolais ont également chacun joué sa partition.

Je ne peux m’empêcher de saluer la communauté internationale pour ses conseils et encouragements.

Et, à tout Seigneur tout honneur, comment ne pas rendre un hommage mérité au Gouvernement quand, on se rappelle le contexte difficile à son arrivée aux affaires.

La crise économique et financière liée à l’effondrement des cours des matières premières de base avec ses effets négatifs comme la dépréciation du franc congolais et la perte du pouvoir d’achat de nos concitoyens, l’émergence du phénomène RAMUENA NSAPU, la déstabilisation des Maï-Maï, l’activisme du BUNDU DIA KONGO suivi de la psychose due l’évasion spectaculaire de plus de quatre milles prisonniers de la Prison centrale de MAKALA et les différentes turbulences politiques etc…

Au-delà de sa mission principale de conduire notre peuple aux élections, votre Gouvernement a su affronter tous ces facteurs qui se résument dans les autres missions lui confiées par l’Accord ; à savoir, arrêter la dégradation de la situation économique du pays, améliorer les conditions de vie de la population et enfin restaurer la sécurité des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national.

Point n’est besoin de revenir en détails sur les réalisations de Votre Gouvernement, les faits sont éloquents. La stabilisation du cadre macroéconomique est assurée de façon incontestable. Je demande qu’on s’applaudisse non pour une autosatisfaction exagérée, mais parce qu’au moment où nous basculons dans cette alternance de tous les espoirs, il était important d’y entrer sur une note optimiste et de réussite qui augure d’autres succès pour notre pays.

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
Distingués invités,

Je ne saurais terminer mon propos, sans rappeler à tous que cette alternance est donc l’œuvre commune de tous les congolais. Puisque nous allons les uns et les autres affronter des nouveaux défis sinon des nouvelles responsabilités au service et au profit de notre peuple, sachons protéger cet acquit.

À l’image de  » l’Homme au triple défi  » JOSEPH KABILA KABANGE, accompagnons les nouvelles institutions avec patriotisme et volonté déterminée de sortir notre pays de l’ornière afin que notre peuple puisse tirer profit de la stabilité institutionnelle dont les bases sont désormais posées.

Comme pour paraphraser le poète SIMARO LUTUMBA, qui vient de nous quitter, je dirais :  » Maswa ekufaka, libongo etikalaka « , les hommes passent mais les institutions demeurent. Ainsi, elles deviennent fortes et meilleures.

Au Nouveau Président de la République, ici représenté, FELIX TSHISEKEDI TSHILOMBO, je lui souhaite la bonne fortune dans ses responsabilités d’État.

Et, je rappelle que le compromis démocratique est une voie de salut pour construire l’État de droit dans la paix et amorcer ensemble la reconstruction de notre cher et beau pays. Tous, nous sommes à ses côtés pour relever ce challenge.

Je vous demande de lever votre toast à l’honneur de « l’Homme au triple défi », au Président de la République, ici représenté et au Gouvernement qui s’en va, pour  » la mission accomplie « .

Que Dieu bénisse notre pays et ses dirigeants

Je vous remercie en vous souhaitant un bon appétit.

LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT BRUNO TSHIBALA NZENZHE

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