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André-Alain Atundu Liongo, porte-parole du regroupement appelé Majorité Présidentielle (MP), de l'ancien président Congolais Joseph Kabila.
André-Alain Atundu Liongo, porte-parole du regroupement appelé Majorité Présidentielle (MP), de l'ancien président Congolais Joseph Kabila.

RDC : Le partenariat FCC-CACH tient encore la route

Dernière mise à jour, le 10 avril 2019 à 09:36

« Au lieu de parler d’un deal, l’opinion devrait au contraire se vanter d’une volonté commune dans le cadre de l’alternance politique pacifique et civilisée. D’ailleurs, La sérénité constatée entre les deux leaders, à savoir le chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi et Joseph Kabila, autorité morale des FCC, a désarçonné et surpris les professionnels de la déstabilisation. Qui ont toujours nourri des ambitions néfastes visant à créer une situation de méfiance pour aboutir à une période de transition sans les deux leaders. Ils répandent des bruits traitant l’actuel chef de l’Etat de protocolaire soumis à recevoir des ordres à partir de Kingakati. Le chef de l’Etat et son prédécesseur sont des nationalistes qui sont attachés aux valeurs républicaines et au respect strict de la constitution en cours. C’est dans cet esprit que bien avant les élections présidentielles et législatives au cours d’une interview accordée à l’hebdomadaire Jeune Afrique, Joseph Kabila avait déclaré que son successeur aura tous les pouvoirs tels que définis par la constitution de la République. Même si le FCC détient la majorité parlementaire, il s’avère que face à lui, il y a la mouvance présidentielle qui a, à sa tête, un chef de l’Etat pourvu des prérogatives que n’a pas le clan kabiliste. Le bonheur du Congo proviendra de la capacité à sauvegarder l’intérêt et la souveraineté du pays », a insisté l’ambassadeur Atundu.

«On ne le dira jamais assez, le nom de Joseph Kabila restera gravé dans les mémoires des Congolais pour deux actes importants : c’est lui qui a favorisé la première alternance politique en RDC. Ensuite, c’est par cet acte qu’il a évité au pays le carnage qu’espéraient des milieux maffieux et maléfiques. Voilà les deux raisons qui m’ont poussé à lui rester fidèle», a déclaré avant-hier André-Alain Atundu, au cours d’une conférence de presse tenue en sa résidence privée du quartier des Ambassadeurs, à Binza-Ma Campagne.

Mgr Ambongo : l’église au milieu du village

Un autre point qui a marqué cet échange avec la presse, c’est la condamnation de l’intrusion maladroite de l’archevêque Fridolin Ambongo dans la politique active. Le prélat catholique, a poursuivi le porte-parole de l’ancienne majorité présidentielle, devrait se rappeler le principe de base selon lequel : «A César la protection de la souveraineté, à l’église de sauver les âmes ». Ensuite Mgr Ambongo devrait se limiter aux enseignements du Pape François : « que les prêtres aident à avoir des chrétiens nantis des valeurs morales. S’ils veulent que le pays soit bien géré, qu’ils travaillent la conscience des gens. Il y aura donc des hommes politiques intègres, attentifs aux besoins de la communauté ».

La corruption : une violation des valeurs morales

Comme l’on s’y attendait, André-Alain Atundu est revenu avec force sur la question de la corruption qui a failli provoquer une crise politique aux conséquences néfastes au début de cette législature. C’est lors de la présentation de sa candidature comme sénateur pour la circonscription de la Mongala. Victime des actes de corruption perpétrés par des gens de mauvaise foi, et détenant des preuves irréfutables, il a jugé sage et démocrate de déposer une plainte devant le parquet général de cette circonscription administrative. Dans l’intérêt de la démocratie, il tient à ce que les coupables soient sanctionnés par les juges compétents. Il a dénoncé l’immoralité des personnes qui se sont permises de prendre de l’argent des quatre candidats tout en sachant que chacun d’eux n’avait qu’une voix et une seule.

De la coalition FCC-CACH

«Au lieu de parler d’un deal, l’opinion devrait au contraire se vanter d’une volonté commune dans le cadre de l’alternance politique pacifique et civilisée. D’ailleurs, La sérénité constatée entre les deux leaders, à savoir le chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi et Joseph Kabila, autorité morale des FCC, a désarçonné et surpris les professionnels de la déstabilisation. Qui ont toujours nourri des ambitions néfastes visant à créer une situation de méfiance pour aboutir à une période de transition sans les deux leaders. Ils répandent des bruits traitant l’actuel chef de l’Etat de protocolaire soumis à recevoir des ordres à partir de Kingakati. Le chef de l’Etat et son prédécesseur sont des nationalistes qui sont attachés aux valeurs républicaines et au respect strict de la constitution en cours. C’est dans cet esprit que bien avant les élections présidentielles et législatives au cours d’une interview accordée à l’hebdomadaire Jeune Afrique, Joseph Kabila avait déclaré que son successeur aura tous les pouvoirs tels que définis par la constitution de la République.

Même si le FCC détient la majorité parlementaire, il s’avère que face à lui, il y a la mouvance présidentielle qui a, à sa tête, un chef de l’Etat pourvu des prérogatives que n’a pas le clan kabiliste. Le bonheur du Congo proviendra de la capacité à sauvegarder l’intérêt et la souveraineté du pays», a insisté l’ambassadeur Atundu. Voilà pourquoi les Congolais sont tenus non seulement à rendre hommage à ces deux dignes fils du pays mais aussi à renforcer ce partenariat entre les deux groupes nationalistes, le FCC et CASH.

Formation du gouvernement

« Conformément aux prescrits de la constitution en vigueur, il faut attendre la mise en place des institutions parlementaires pour permettre au chef de l’Etat d’avoir une vue réelle en vue de procéder à la nomination du premier ministre et des membres du gouvernement. Toujours dans le cadre de la coalition pacifique et civilisée, ce gouvernement va travailler sous l’autorité du chef de l’Etat. Le but ultime de cette coalition est d’éviter tout crash ou turbulence de nature à provoquer des désordres et du sang comme le souhaitent ardemment certains milieux maléfiques. Ces deux forces politiques doivent travailler en bonne intelligence pour la reconstruction et le développement. Ce partenariat répond à la volonté de deux leaders est basé sur un mariage d’intérêt et d’amour pour construire l’avenir du pays. L’un ou l’autre est tenu à privilégier un comportement d’homme d’Etat et non de combattant », a-t-il conclu.

(avec F.M. et lePhare)

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