jeudi , 22 août 2019
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Corruption aux sénatoriales : L’UDPS/Tshisekedi installe la Commission nationale de discipline

Jean-Marc Kabund avait lié la débâcle du parti aux sénatoriales à une trahison de ses parlementaires provinciaux et devraient être sévèrement châtiés pour cela. « Nos députés provinciaux ont trahi le parti. Quand on est membre d’un parti politique, on respecte les consignes et instructions du parti. Le parti politique va prendre certaines mesures qui serviront des leçons aux députés des autres partis politiques… », avait-il menacé. Dans la foulée des décisions à prendre, l’UDPS devait déposer dans la semaine même qui a suivi les sénatoriales, des plaintes contre les députés suspectés de corruption dont 9 à Kinshasa, 6 à Mbuji-Mayi et 5 à Kananga, selon Jean-Marc Kabund. La Convention démocratique de l’UDPS (troisième organeaprès le Congrès et le président du Parti)a, à l’issue de sa session extraordinaire tenue du 09 février au 1er mars courant, mis en place les autresorganes et structures du parti. A savoir, des commissions permanentes et des commissions spéciales au sein desquelles ont été instituées et installées la Commission nationale de discipline et la Commission d’Audit Financier. Selon le président de la Convention Démocratique de l’UDPS, Victor Wakwenda Bukasa, les deux commissions spéciales vont s’atteler, en procédure d’urgence, à auditionner et délibérer sur des allégations de corruption colportées par la clameur publique du 15 mars 2019, lesquelles allégations frappent les députés provinciaux et les candidats sénateurs, particulièrement ceux inscrits sur la liste UDPS/Tshisekedi.

Au lendemain de la débâcle de l’UDPS aux sénatoriales, le président intérimaire du parti, Jean-Marc Kabund, avait annoncé que « 9 députés de Kinshasa, 6 de Mbuji-Mayi et 5 de Kananga seront poursuivis en justice pour corruption ». On y est presque. Près de deux semaines plus tard, l’UDPS vient d’installer la Commission nationale de discipline. Celle-ci vaauditionner les députés provinciaux et poursuivre tous les cadres impliqués dans cet échec retentissant du parti aux sénatoriales.

Jean-Marc Kabund avait lié la débâcle du parti aux sénatoriales à une trahison de ses parlementaires provinciaux et devraient être sévèrement châtiés pour cela. « Nos députés provinciaux ont trahi le parti. Quand on est membre d’un parti politique, on respecte les consignes et instructions du parti. Le parti politique va prendre certaines mesures qui serviront des leçons aux députés des autres partis politiques… », avait-il menacé.

Dans la foulée des décisions à prendre, l’UDPS devait déposer dans la semaine même qui a suivi les sénatoriales, des plaintes contre les députés suspectés de corruption dont 9 à Kinshasa, 6 à Mbuji-Mayi et 5 à Kananga, selon Jean-Marc Kabund.

Les propos du président intérimaire n’étaient donc pas de simples menaces en l’air. La formation chère à feu Etienne Tshisekedi ne badine pas avec la discipline.

La Convention démocratique de l’UDPS (troisième organeaprès le Congrès et le président du Parti)a, à l’issue de sa session extraordinaire tenue du 09 février au 1er mars courant, mis en place les autresorganes et structures du parti. A savoir, des commissions permanentes et des commissions spéciales au sein desquelles ont été instituées et installées la Commission nationale de discipline et la Commission d’Audit Financier.

Selon le président de la Convention Démocratique de l’UDPS, Victor Wakwenda Bukasa, les deux commissions spéciales vont s’atteler, en procédure d’urgence, à « auditionner et délibérer sur des allégations de corruption colportées par la clameur publique du 15 mars 2019, lesquelles allégations frappent les députés provinciaux et les candidats sénateurs, particulièrement ceux inscrits sur la liste UDPS/Tshisekedi; proposer à l’Assemblée plénière de la Convention Démocratique du Parti, des sanctions exemplaires pour les coupables; contrôler et proposer des mesures correctives et le cas échéant, des sanctions disciplinaires et/ou judiciaires à l’endroit des cadres du Parti qui se seraient compromis dans la gestion des Fonds relatifs au dépôt des candidatures et à la campagne électorale des présidentielle, législatives, provinciales et sénatoriales au niveau du Parti UDPS/Tshisekedi ; poursuivre tous les cadres, auteurs matériels et/ou intellectuels, responsables de la débâcle électorale de l’UDPS/Tshisekedi aux législatives provinciales, sénatoriales et le cas échéant des gouverneurs. »

Victor Wakwenda Bukasa explique que « la Convention Démocratique de l’UDPS/Tshisekedi garde donc son indépendance et son esprit de contrôle de conformité de tous les acteurs et de tous les actes posés par ceux-ci au nom de l’UDPS/Tshisekedi. Elle condamne avec la dernière énergie tous les faits de corruption et autres antivaleurs dénoncés par la clameur publique, les rumeurs et la communauté internationale ».

Le bureau de la Commission nationale de discipline, composé de 5 membres, est présidé par Me Sylvain Kabuya Mulamba. Celle d’Audit Financier qui comprend également 5 membres est dirigée par Me Félix Kanku Mulumba.

Pour rappel, l’UDPS, le parti présidentiel a été incapable d’obtenir un seul siège à la Haute assemblée pour la ville province de Kinshasa, bien que cette formation compte dans ses rangs 12 députés provinciaux.

Une situation qui a provoqué la colère et la désolation des combattants de l’UDPS qui ont organisé plusieurs mouvements de protestation dans quelques provinces du pays et aussi dans la capitale pour rejeter ces élections et exiger la radiation des députés provinciaux qui ont fait l’objet de corruption.

(avec Didier KEBONGO et ForumDesAs)

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