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Visite cruciale aux Etats-Unis : Pas de tête-à-tête Fatshi – Trump

Dernière mise à jour, le 7 avril 2019 à 09:25

Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi, le chef de l’Etat de la République démocratique du Congo (RDC), est annoncé du 3 au 5 mars 2019 aux Etats-Unis. La visite est cruciale et a en même temps une grande portée diplomatique. C’est tout un symbole, rompant avec la coutume qui accorde la primeur premier oral des chefs d’Etat africains à l’Europe. En effet, pour son premier oral en Occident, le chef de l’Etat a choisi de mettre directement le cap sur les Etats-Unis, première puissance mondiale. Félix Tshisekedi a fait exception, en allant directement à la rencontre du maître du monde ; autrement dit le centre de grandes décisions qui dictent la marche du monde. Sans surprise, son prochain déplacement aux Etats-Unis suscite des commentaires en sens divers. Selon une note du département d’Etat américain, le programme de visite officielle du chef de l’Etat ne prévoit pas une rencontre en tête-à-tête avec le président américain, Donald Trump. Interrogé à ce sujet, Robert Palladino, le porte-parole du département d’Etat, a préféré plutôt botter en touche. On sait néanmoins que le président Félix Tshisekedi « sera reçu par le secrétaire d’Etat Pompeo et d’autres membres du gouvernement et hauts responsables américains ». Pour l’Archevêque de Kinshasa, Fridolin Ambongo, Felix n’a pas tous les attributs d’un vrai président. Et de conclure, pour que Felix devient réellement le président de la république, avec tous ses attributs, il faudra que l’influence de l’ancien régime diminue. On ne peut pas avoir les deux à la fois.

La République démocratique du Congo et les Etats-Unis ont décidé d’inaugurer une coopération dont la forme sera déterminée à l’issue de la visite que va effectuer le président de la République, Félix Tshisekedi dès la semaine prochaine à Washington. Au-delà de son premier grand oral face à l’Occident, la visite du chef de l’Etat au pays de l’Oncle Sam s’apparente à un « check-up » politico-diplomatique avant la lune de miel.

Après avoir fait le tour de ses voisins les plus proches, principalement Denis Sassou Nguesso du Congo/Brazzaville, Paul Kagame du Rwanda, Yoweri Museveni de l’Ouganda, le président de la République, Félix Tshisekedi, est annoncé du 3 au 5 mars 2019 aux Etats-Unis. La visite est cruciale et a en même temps une grande portée diplomatique.C’est tout un symbole, rompant avec la coutume qui accorde la primeur premier oral des chefs d’Etat africains à l’Europe.

En effet, pour son premier oral en Occident, le chef de l’Etat a choisi de mettre directement le cap sur les Etats-Unis, première puissance mondiale. Félix Tshisekedi a fait exception, en allant directement à la rencontre du maître du monde ; autrement dit le centre de grandes décisions qui dictent la marche du monde. Sans surprise, son prochain déplacement aux Etats-Unis suscite des commentaires en sens divers.

Selon une note du département d’Etat américain, le programme de visite officielle du chef de l’Etat ne prévoit pas une rencontre en tête-à-tête avec le président américain, Donald Trump. Interrogé à ce sujet, Robert Palladino, le porte-parole du département d’Etat, a préféré plutôt botter en touche. On sait néanmoins que le président Félix Tshisekedi « sera reçu par le secrétaire d’Etat Pompeo et d’autres membres du gouvernement et hauts responsables américains ».

En tout cas, les Etats-Unis ne cachent pas leur prétention. « Nous sommes déterminés à travailler avec lui pour la mise en œuvre de son programme visant à combattre la corruption, renforcer l’Etat de droit, améliorer la sécurité, protéger les droits humains et promouvoir la croissance économique par une hausse des investissements étrangers et du commerce, notamment avec les Etats-Unis », a déclaré Robert Palladino, réaffirmant toute la disponibilité de son pays à « apporter le changement que le peuple congolais réclame et mérite ».

Pour l’Archevêque de Kinshasa, Fridolin Ambongo, Felix n’a pas tous les attributs d’un vrai président. Pour que Felix devient réellement le président de la république, avec tous ses attributs, il faudra que l’influence de l’ancien régime diminue. On ne peut pas avoir les deux à la fois, conclut-t-il.

Une nouvelle ère s’ouvre

A Kinshasa, Mike Hammer, l’ambassadeur des Etats-Unis, a abondé dans le même sens. « Nous sommes impressionnés par les nombreuses mesures que le président Tshisekedi a déjà prises pour répondre au désir clair de changement », a dit le diplomate américain dans une déclaration annonçant mercredi la visite prochaine du président de la RDC aux USA. Le diplomate américain trouve dans cette visite une belle occasion de jeter le pont entre les deux pays pour « un Congo plus paisible et plus prospère ».

Autant dire que les Etats-Unis ont déjà fait un choix. Ils sont bien disposés à accompagner le chef de l’Etat pour l’éveil de la RDC. A Washington, Félix Tshisekedi sera face non seulement aux principaux ténors de l’administration Trump, mais aussi il aura à s’entretenir avec la communauté d’hommes d’affaires américains et d’autres responsables des agences de coopération des Etats-Unis, principalement l’Usaid.

Mike Hammer a d’ailleurs effleuré, sans entrer dans les détails le nouveau deal qui s’établit entre Kinshasa et Washington. « La visite du président Tshisekedi offrira l’occasion d’examiner plus en détail notre intérêt commun à lutter contre la corruption, à respecter les droits de l’Homme, à améliorer les services de santé et d’éducation pour le peuple congolais, à améliorer la sécurité et à créer plus d’emplois pour les Congolais en attirant plus d’investissements américains », a rappelé le diplomate américain, tout en précisant que « sa visite à Washington renforcera notre partenariat basé sur des valeurs et des intérêts partagés ». D’ores et déjà, « les Etats-Unis se réjouissent de travailler avec le président Tshisekedi pour réaliser le vrai potentiel de la RDC et produire des résultats pour le peuple congolais ».

Félix Tshisekedi aux Etats-Unis ne passe donc pas pour un mystère. Cette visite d’Etat a tout l’air d’un « check-up » politico-diplomatique auquel devra se soumettre le chef de l’Etat. En réalité, les Etats-Unis veulent le sonder et l’étudier de plus près pour harmoniser leurs vues sur la nouvelle politique africaine des Etats-Unis à appliquer pour le cas particulier de la RDC. Cette visite de Félix Tshisekedi aux Etats-Unis offre une belle opportunité de lancer sur le chapeau des roues les cinq années de son mandat à la tête de la RDC.

Vu de Washington, Félix Tshisekedi inspire confiance. Ses premiers pas à la présidence de la République ont forcé l’admiration de l’administration Trump, au point de pousser cette dernière à bâtir un partenariat mutuellement avantageux aux deux parties. Cette visite du dirigeant congolais est si importante que l’état-major du chef de l’Etat devrait se mettre au travail pour ficeler un dossier en béton à soumettre aux décideurs américains.

Sans doute, la visite de Félix Tshisekedi aux Etats-Unis marquera non seulement son mandat mais aussi l’avenir de la RDC.

(avec lePotentiel)

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