samedi , 21 septembre 2019
Accueil / Afrique / RDC : Guerre de positionnement à l’Ex-ONATRA

RDC : Guerre de positionnement à l’Ex-ONATRA

Dernière mise à jour, le 1 avril 2019 à 11:41

Après suspension par le Premier ministre, sur instruction du Chef de l’Etat, de Daniel Mukoko Samba et Destin Pelete Shimuna, respectivement Directeur général et Directeur général adjoint, deux intérimaires ont été nommés à ces deux postes. Il s’agit de Daudet Laya Sinsu, Directeur, coordonnateur du Port fluvial de Boma au Bas-fleuve dans la province du Kongo Central et Eugène Molisho Asumani. Il se trouve cependant, que l’arrêté du ministre du Portefeuille Wivine Mumba Matipa signé à cet effet le 18 mars en cours, fait des jaloux parmi certains cadres de l’ex-Onatra. Un groupe d’agents aurait écrit au Président de la République, Félix Tshisekedi, lui demandant de rapporter l’arrêté susvisé, au motif qu’il serait pris en violation des textes statutaires. Selon nos sources, c’est plutôt la tête de Daudet Laya qui serait visée. Ses détracteurs auraient du mal à admettre que celui qui était jusqu’alors directeur, soit élevé à la plus haute fonction de Directeur général, bien que provisoire. Dans les travées du bâtiment administratif de l’ex-Onatra, des voix s’élèvent de plus en plus pour parler d’une guerre de positionnement. La fameuse politique de « ôtes-toi de là, que je m’y mette » ! Depuis, des correspondances foisonnent. Les unes en appui aux nouveaux nommés. Les autres, en guerre ouverte contre l’arrêté ministériel n°007/MINPF/WMM/2019 du 18 mars 2019.

Le comité d’administration de la Société commerciale des transports et des ports, société anonyme (SCTP SA), n’est pas acéphale. Après suspension par le Premier ministre, sur instruction du Chef de l’Etat, de Daniel Mukoko Samba et Destin Pelete Shimuna, respectivement Directeur général et Directeur général adjoint, deux intérimaires ont été nommés à ces deux postes. Il s’agit de Daudet Laya Sinsu, Directeur, coordonnateur du Port fluvial de Boma au Bas-fleuve dans la province du Kongo Central et Eugène Molisho Asumani. Tous deux, fils maison.

Il se trouve cependant, que l’arrêté du ministre du Portefeuille Wivine Mumba Matipa signé à cet effet le 18 mars en cours, fait des jaloux parmi certains cadres de l’ex-Onatra. Des informations parvenues hier à la rédaction de Forum des As renseignent qu’un groupe d’agents aurait écrit au Président de la République, Félix Tshisekedi, lui demandant de rapporter l’arrêté susvisé, au motif qu’il serait pris en violation des textes statutaires.

Selon nos sources, c’est plutôt la tête de Daudet Laya qui serait visée. Ses détracteurs auraient du mal à admettre que celui qui était jusqu’alors directeur, soit élevé à la plus haute fonction de Directeur général, bien que provisoire. Dans les travées du bâtiment administratif de l’ex-Onatra, des voix s’élèvent de plus en plus pour parler d’une guerre de positionnement. La fameuse politique de « ôtes-toi de là, que je m’y mette » ! Depuis, des correspondances foisonnent. Les unes en appui aux nouveaux nommés. Les autres, en guerre ouverte contre l’arrêté ministériel n°007/MINPF/WMM/2019 du 18 mars 2019.

De l’avis de nombreux agents de la SCTP sur place au siège de cette entreprise du portefeuille, rien n’explique cette surchauffe d’esprits, plus dictée par des raisons subjectives. « Les compétences ne s’accommodent pas toujours avec les grades administratifs. Il est de cas où un chef de bureau soit plus apte qu’un Chef de division. C’est un faux procès contre l’arrêté du ministre de tutelle. Daudet Laya et son adjoint Eugène Molisho seront jugés à l’aune de leur gestion. Ce qui nous intéresse à présent, ce ne sont guère de personnes. Plutôt, les compétences nécessaires à relever les nombreux défis auxquels se trouve confrontée l’entreprise », réagit sans passion, un groupe de membres du banc syndical ayant requis l’anonymat.

Toujours selon les éléments d’informations parvenues hier à notre rédaction, l’agitation s’observe dans les milieux des administrateurs de l’ex-Onatra. Ces derniers auraient voulu et tiennent mordicus que les intérimaires de Daniel Mukoko Samba et Destin Pelete Shimuna soient désignés parmi les gestionnaires. Mais cette thèse ne fait pas l’unanimité au sein des administrateurs. En témoigne, la correspondance d’un administrateur, envoyé par mail à ses collègues.

Dans cette correspondance électronique datée du 21 mars, l’auteur se déclare non partante pour un bras de fer inutile. « Quant aux mouvements internes suite aux vacances des postes, je n’ai aucune objection à la liste des noms proposés et espérant que ces choix sont objectifs », souligne-t-elle en français facile.

HALTE A L’INSTRUMENTALISATION

Dans son arrêté susmentionné, la ministre du Portefeuille précise que la suspension de Daniel Mukoko Samba et son adjoint, prévaut à une durée de trois mois, en attendant les conclusions de l’audit qui a débuté depuis le 6 mars courant. Ainsi qu’on peut le remarquer, il s’agit d’une mesure conservatoire qui ne doit se confondre avec une révocation.

En vertu du principe de séparation de pouvoir, d’aucuns estiment qu’on devrait éviter d’instrumentaliser le Chef de l’Etat et solliciter systématiquement son arbitrage dans un ?conflit » interne, relevant de l’interprétation des textes. Sinon, le même Président de la République n’aurait pas instruit le Premier ministre de suspendre Mukoko Samba et Destin Pelete. Car, il avait le plein droit de sévir directement, sans passer par le Chef de l’Exécutif. Et dire que ce dernier avait, à son tour, demandé au ministre de tutelle dont l’arrêté mis en cause, de prendre un arrêter en exécution des instructions du Président de la république. Ce qui fut fait. Par parallélisme de forme, il revient à la même ministre du Portefeuille, en accord avec le Conseil supérieur du Portefeuille, de nommer provisoirement des dirigeants de la SCTP SA, pour combler le vide occasionné par la suspension de Daniel Mukoko à la tête de la société.

(avec Grevisse KABREL)

A lire aussi

Gouvernement : Un programme ambitieux mais utopique en RDC

Dernière mise à jour, le 16 septembre 2019 à 04:05 Le gouvernement de la République …

Laisser un commentaire