dimanche , 21 juillet 2019
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RDC : Des véhicules qui roulent avec des pneus minéralisés

Au moins 600 kg de coltan, en provenance du site minier de Rubaya, ont été saisis par la Police des mines dimanche au niveau de la barrière de Rutoboko, à 29 km de Goma. Les minerais étaient dissimulés dans les pneus d’un véhicule Land Cruiser appartenant à un particulier. Quelques semaines auparavant, la Commission nationale de lutte contre la fraude minière au Nord-Kivu (CNLFM) avait fait état de la saisie de 20 Kg de Coltan, d’une valeur de 1000 dollars américains, mercredi 22 novembre de la même année, à une barrière à Kirotche, territoire de Masisi (Nord-Kivu). Ces minerais étaient transportés par une paysanne allaitante, enroulés dans du tissu, sous la forme de seins et d’un état de grossesse. C’est la nouvelle stratégie, nuisible à la santé, qu’utilisaient désormais les fraudeurs des minerais en provenance de Masisi, selon la CNLFM.

Au moins 600 kg de coltan, en provenance du site minier de Rubaya en territoire de Masisi, ont été saisis par la Police des mines dimanche 24 mars au niveau de la barrière de Rutoboko, à 29 km de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Les minerais étaient dissimulés dans les pneus d’un véhicule Land Cruiser appartenant à un particulier. Ils étaient destinés à « un pays voisin », selon Daniel Mbayo, coordonnateur provincial de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière (CNLFM).

« Nous qui étions sur d’autres systèmes de fraude, courge minéralisée, grossesse minéralisée, mais, aujourd’hui, nous avons des véhicules qui roulent avec des pneus minéralisés. Ce ne sont pas de minerais qui devraient être vendus ici localement. Ce sont des minerais qui devaient passer à la barrière. J’en appelle à un sursaut patriotique qui doit partir du sommet jusqu’à la base. Nous devons tous nous mobiliser et maitriser ces minerais qui sortent de notre pays de manière à les canaliser normalement et arriver à percevoir des taxes et doter notre gouvernement des moyens pour construire notre pays », conseille Daniel Mbayo. Selon lui, les 600 kg de coltan équivalent à environ 50 000 dollars américains.

Rappelons que dans la première moitié du mois de décembre 2017, une patrouille des Forces armées de la RDC (FARDC) avait intercepté à Goma, un véhicule de la société de gardiennage « Graben Security », transportant une importante cargaison de minerais sortis frauduleusement. D’après Daniel Ngoie, coordonnateur provincial de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière qui avait livré cette information à Radio Okapi, les produits miniers saisis et quantifiés autour de 800 Kg, provenaient de Masisi. La cargaison était convoyée par un policier, avait-t-il rapporté, disant attendre des experts pour identifier la nature des minerais saisis.

Les responsables de la société de gardiennage Graben Security joints à l’époque par Radio Okapi avaient décliné toute responsabilité dans cette affaire, précisant que seul le chauffeur était impliqué dans cette prise en flagrant délit de fraude minière.Le chauffeur et le policier avaient été aussitôt détenus à l’Auditorat militaire de Goma qui avait en outre, promis des enquêtes pour déterminer la destination ainsi que le propriétaire de cette cargaison.

QUAND DES FEMMES SONT MISES A CONTRIBUTION

Quelques semaines auparavant, la Commission nationale de lutte contre la fraude minière au Nord-Kivu (CNLFM) avait fait état de la saisie de 20 Kg de Coltan, d’une valeur de 1000 dollars américains, mercredi 22 novembre de la même année, à une barrière à Kirotche, territoire de Masisi (Nord-Kivu). Ces minerais étaient transportés par une paysanne allaitante, enroulés dans du tissu, sous la forme de seins et d’un état de grossesse. C’est la nouvelle stratégie, nuisible à la santé, qu’utilisaient désormais les fraudeurs des minerais en provenance de Masisi, selon la CNLFM.

Ces femmes étaient souvent recrutées au marché bihebdomadaire de Shasha, mardi et vendredi, pour faire passer les minerais à la frontière, moyennant 3 à 5 000 francs congolais. Cependant, Daniel Ngoie Mbayo, Directeur de la CNLFM, avait attiré l’attention des  » passeuses  » sur le fait que le coltan porté sur le corps humain est très dangereux pour la santé : « Les femmes, à ces jours, font des soutiens en coltan, font de fausses grossesses en coltan de manière à passer les barrières. Nous rappelons que, dans le colombotantalite, nous trouvons une combinaison du fer et du magnésium. Nous y trouvons aussi une combinaison du Tantale et du Niobium 2 ainsi que de l’Oxygène 6. Cette combinaison-là, s’il y a dissimulation, nous obtenons, des éléments radioactifs. Tels que l’uranium », avait-il prévenu.

Et d’ajouter :  » quand l’uranium se dégrade, on obtient le thorium, qui renvoie le Radon.Les radons que nos mamans [passeuses] portent dans leur ventre ont des effets immédiats sur la santé de nos familles », avait prévenu le médecin, demandant aux concernées de s’éloigner totalement du colombo tantalite, de ne jamais se prêter à ce marché à vil prix, transportant mille dollars et payer par 1 dollar et détruire la santé ».

(avec FDA/RO)

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