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Fatshi et Kabila au milieu de First Ladies de la RDC.
Fatshi et Kabila au milieu de First Ladies de la RDC.

Fatshi – « Kabila » : Une « crise » qui ne dit pas son nom

Dernière mise à jour, le 26 mars 2019 à 10:29

La décision de la réunion interinstitutionnelle de suspendre l’installation de sénateurs et repousser la date de l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs est battue en brèches par le camp de l’ex-président Joseph Kabila. Craint-il que l’élection des sénateurs soit annulée ? Au risque de voir le camp de l’ancien président de la République ne plus être majoritaire au sénat ? Rien n’est moins sûr. Toujours est-il que dans cette « crise » qui ne dit pas son nom, il y a une volonté manifeste de lutter efficacement contre la corruption. Qu’à cela ne tienne, le camp de Joseph Kabila et celui du président Félix Tshisekedi ont intérêt à mettre un peu d’eau dans leurs vins pour sauver cette jeune démocratie. Nul ne peut se permettre de prendre le peuple congolais en otage, fut-il président de la République.

Les acteurs politiques de la République démocratique du Congo, toutes tendances confondues, se livrent depuis quelques jours, à une bataille qui ne devait même pas en être une. Une bataille inutile qui, si l’on n’y prend garde, risque de conduire le pays vers une crise inutile.

Et depuis, l’installation de sénateurs nouvellement élus qui devait intervenir incessamment, est suspendue. L’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces, initialement prévue le 27 mars prochain, est renvoyée aux calendes grecques. Du coup, le pays sombre dans une cacophonie qui risque de tout gâcher.

Et pour cause ? Les soupçons de corruption qui pèsent sur les candidats sénateurs et leurs électeurs naturels qui ne sont autres que les députés provinciaux.

Du coup, la décision de la réunion interinstitutionnelle de suspendre l’installation de sénateurs et repousser la date de l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs est battue en brèches par le camp de l’ex-président Joseph Kabila. Craint-il que l’élection des sénateurs soit annulée ? Au risque de voir le camp de l’ancien président de la République ne plus être majoritaire au sénat ? Rien n’est moins sûr.

Toujours est-il que dans cette « crise » qui ne dit pas son nom, il y a une volonté manifeste de lutter efficacement contre la corruption.

Qu’à cela ne tienne, le camp de Joseph Kabila et celui du président Félix Tshisekedi ont intérêt à mettre un peu d’eau dans leurs vins pour sauver cette jeune démocratie.

Nul ne peut se permettre de prendre le peuple congolais en otage, fut-il président de la République.

Du côté des membres de la famille politique du président Kabila, ils doivent retenir que la RDC n’a pas besoin de caprices d’une frange des politiques qui ont ruiné le pays au point de lui priver de tout ce qui peut constituer un motif de joie de ses populations.

Des « juristes » de circonstance qui interprètent les lois du pays doivent vite se taire. Le peuple Congolais n’est plus dupe.

(avec lePotentiel)

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