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Après un long silence : Moïse KATUMBI reste attaché à l’avenir de la RDC

Dernière mise à jour, le 20 mars 2019 à 12:10

Après le verdict des scrutins du 30 décembre 2018, Moïse Katumbi, président d’Ensemble pour le changement, s’est totalement soustrait de la scène politique. Un silence qui a fini par déranger, alimentant les spéculations dans tous les sens. Depuis Bruxelles, l’homme a mis son temps à profit pour mener une profonde réflexion en vue de son positionnement dans le nouveau jeu politique qui se dessine en République démocratique du Congo. Grand leader au sein de l’opposition, Moïse Katumbi n’a pas abdiqué, malgré l’échec infligé au candidat de Lamuka à la présidentielle, Martin Fayulu. Le parcours élogieux de Fayulu est une fierté pour lui, confirme son entourage.

Après la publication des résultats des élections du 30 décembre 2018, Moïse Katumbi a gardé un silence qui a fini par susciter des spéculations en sens divers. Depuis Bruxelles où il a établi son quartier général, le leader d’Ensemble a pris plutôt le temps de réfléchir sur son pays. L’avenir de la RDC le préoccupe comme à l’époque des Pères de l’indépendance. Il s’agit d’amener le peuple congolais, dans un élan patriotique, à dresser son front pour bâtir un pays plus beau qu’avant. Plus qu’un vœu traduit dans l’hymne national, Moïse Katumbi en fait désormais un crédo pour son combat politique.

Un leader ne s’efface jamais. Il prend juste le temps d’interroger le passé pour mieux se projeter dans l’avenir. Après le verdict des scrutins du 30 décembre 2018, Moïse Katumbi, président d’Ensemble pour le changement, s’est totalement soustrait de la scène politique. Un silence qui a fini par déranger, alimentant les spéculations dans tous les sens.

Depuis Bruxelles, l’homme a mis son temps à profit pour mener une profonde réflexion en vue de son positionnement dans le nouveau jeu politique qui se dessine en République démocratique du Congo. Grand leader au sein de l’opposition, Moïse Katumbi n’a pas abdiqué, malgré l’échec infligé au candidat de Lamuka à la présidentielle, Martin Fayulu. Le parcours élogieux de Fayulu est une fierté pour lui, confirme son entourage.

A Bruxelles où il a établi son quartier général, Moïse Katumbi a consacré un temps important à une réflexion profonde sur l’avenir de la République démocratique du Congo. « Il est attaché à l’avenir de la RDC, son pays. Il sait qu’on peut encore inverser la tendance pour redonner à la RDC toute sa grandeur sur le plan aussi continental qu’international», note, avec assurance, l’un de ses proches collaborateurs qui s’est confié à notre Rédaction. « Son inspiration, rappelle-t-il, il la tire de notre hymne national qui n’est pas seulement un chant patriotique mais un catalyseur de tout un programme pour la nation congolaise ».

La préoccupation de Moïse Katumbi est de concrétiser le rêve des Pères de l’indépendance inscrit en lettres d’or dans l’hymne national, à savoir bâtir un pays plus beau qu’avant. Puisque cette vision le tient à cœur, il voudrait mettre à profit toute son énergie pour aider le peuple congolais à y arriver. Le leader d’Ensemble pour le changement y croit fermement. Son silence de ces derniers jours n’est pas un signe de faiblesse, ou encore un signe de résignation face aux résultats publiés au terme des élections du 30 décembre 2018. Bien au contraire, confirment ses proches, il rêve grand pour un Congo prospère au cœur de l’Afrique.

L’ambition de Moïse Katumbi est de réaliser enfin l’engagement de ceux qui se sont battus pour que le Congo accède à la souveraineté nationale et internationale. Raison pour laquelle, indiquent ses proches, il ne fait pas la politique pour la politique. Selon le leader d’Ensemble pour le changement, tout Congolais devrait plutôt s’en inspirer. « C’est la raison d’être de notre existence comme peuple », se dit-on dans l’entourage de Katumbi.

En 58 ans d’existence en tant que nation, la RDC n’est jamais parvenue à réaliser, ne serait-ce qu’à 10%, le rêve des Pères de son indépendance. Et jusqu’à ce jour, le peuple congolais a toujours son front courbé. Courbé par la misère et les souffrances de toutes sortes alors que son pays regorge de toutes les richesses pour jouir à jamais du bien-être. Il est temps, s’engage Moïse Katumbi, à aider le peuple congolais à dresser son front, s’émanciper de toutes les pesanteurs et se lever pour bâtir enfin un pays où il fait bon vivre. Cet engagement ne relève pas de l’utopie.

Le grand retour

« J’ai connu Moïse Katumbi comme gouverneur du Grand Katanga. Bien auparavant, il avait réussi en tant que président de TP Mazembe à hisser ce club de football sur le toit du continent. Je pense qu’il a les atouts nécessaires pour recréer cet élan afin que le peuple se mobilise pour redonner à la RDC toute sa grandeur », a indiqué à notre Rédaction quelqu’un qui l’a connu comme dirigeant sportif, avant de le rejoindre au gouvernorat du Grand Katanga.

Autant dire que le long silence de Katumbi doit être relativisé. Ce n’est pas le signe d’un retrait de la vie politique. Loin de là. Une sagesse populaire ne renseigne-t-elle pas qu’ « il faut reculer pour mieux sauter » ?. Le leader d’Ensemble pour le changement l’a compris. Il s’est éclipsé de la vie nationale. Un retrait momentané qui l’a également aidé à mesurer le degré de sa popularité dans le pays. Son silence a dérangé. Et tous sont allés en conjectures pour tenter de pénétrer sa pensée.

Depuis Bruxelles, Katumbi est convaincu d’être détenteur d’une mission. C’est une mission de libération de la RDC à laquelle il promet de s’atteler désormais. L’hymne national et tout l’engagement des Pères de l’indépendance sont autant un leitmotiv qui le pousse à aller de l’avant. Ceux qui l’ont enterré prématurément devraient déchanter. Moïse Katumbi est de retour. Son combat, c’est traduire dans la réalité le rêve d’un Congo plus beau qu’avant.

(lePotentiel)

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