mercredi , 24 avril 2019
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Fatshi : Un président illégitime

Dans le cadre du tennis politique injuste, inadapté et ridicule toujours en vigueur dans notre pays depuis le 24 avril 1990, tout processus démocratique est totalement faussé d’avance. Dans ce contexte, tout processus électoral se traduit par une nomination des candidats par le pouvoir en place. Les élections de 30 décembre 2018 en République Démocratique du Congo constituent un processus de nomination du Président, des Députés nationaux et provinciaux par le pouvoir illégitime en place. Il faut cesser de mentir et n’en déplaisent aux uns et aux autres, notre pays a pris un mauvais départ depuis les élections criminelles de 2006. Les conditions n’étaient pas réunies du tout pour l’organisation des élections acceptables en 2018. La tragicomédie des élections de décembre 2018 dans notre pays constitue un des processus électoraux les plus injustes, iniques et cyniques de l’histoire des peuples et des nations au 21ème siècle.

La démocratie n’a jamais été la transmission du pouvoir d’un Président illégitime à un autre Président illégitime nommé par lui. Le MPDC ne croit pas aux élections chaotiques de nomination de décembre 2018 en République Démocratique du Congo (RDC).

Le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) avait prévenu le peuple congolais que, dans le cadre du tennis politique injuste, inadapté et ridicule toujours en vigueur dans notre pays depuis le 24 avril 1990, tout processus démocratique est totalement faussé d’avance. Dans ce contexte, tout processus électoral se traduit par une nomination des candidats par le pouvoir en place. Les élections de 30 décembre 2018 en République Démocratique du Congo constituent un processus de nomination du Président, des Députés nationaux et provinciaux par le pouvoir illégitime en place. Il faut cesser de mentir et n’en déplaisent aux uns et aux autres, notre pays a pris un mauvais départ depuis les élections criminelles de 2006. Les conditions n’étaient pas réunies du tout pour l’organisation des élections acceptables en 2018. La tragicomédie des élections de décembre 2018 dans notre pays constitue un des processus électoraux les plus injustes, iniques et cyniques de l’histoire des peuples et des nations au 21ème siècle. C’est une honte pour l’Afrique de voir des groupes qui négocient des résultats au vu et au su de tout le monde avant leur publication. Tous les résultats sont déjà publiés pendant que des procès verbaux dorment par terre sporadiquement sans avoir été totalement analysés. Une partie de la population ne vote pas à Béni, Butembo et Yumbi de manière brusque et folklorique.

Le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) félicite le peuple congolais pour sa mobilisation en vue d’un vrai changement.

La mobilisation spontanée et déterminante de la population congolaise pour les élections a mis en lumière son souci majeur de mettre fin à la kabilie et de changer fondamentalement le tout. Le MPDC adresse ses vives et sincères félicitations au peuple congolais pour sa mobilisation. Mais globalement l’espoir du peuple a été totalement déçu, car la kabilie s’est renforcée. On ne peut jamais organiser des élections crédibles, transparentes et libres ensemble avec des ennemis et bourreaux du peuple, et qui pis est dans le contexte du tennis politique injuste, déséquilibré, insalubre et humiliant en vigueur dans notre pays depuis le 24 avril 1990.

Ce tennis politique médiocre fait que la République Démocratique du Congo se trouve dans une situation de confusion et de médiocratie avec un Président de la République nommé et un Président de la République élu. Ce schéma est totalement contre le peuple congolais et son pays. La démocratie n’est jamais une continuité et une alternance du mal. La rupture attendue par le peuple congolais n’a pas eu lieu. Le peuple congolais est totalement piégé par ses ennemis qui veulent effacer le bilan macabre du génocide congolais qui est la plus grande tragédie après la seconde guerre mondiale. Qui veut nous faire oublier ce qui suit : plus de 8.000.000 de morts, plus de 1.000.000 de femmes, filles et enfants violées, plus de 5.500.000 de Congolaises et Congolais déplacés et exclus des élections, et qui vivent comme des réfugiés abandonnés sur le sol de nos ancêtres ; le peuple congolais est parmi les peuples les plus pauvres de l’humanité ; les bourreaux du peuple vivent comme dans un pays définitivement conquis. La jeunesse congolaise est martyrisée. Comme le souligne le visionnaire Armand MAVINGA TSAFUNENGA, symphonie de la nouvelle grande société civile congolaise, c’est la justice qui élève une nation et affermit le pouvoir. La justice invisible et visible aura bel et bien lieu en République Démocratique du Congo.

Le chaos délibéré des élections du 30 décembre 2018 ne peut pas nous faire oublier tous nos martyrs. Ils sont nombreux et nous ne pouvons les citer tous ici. Sans oublier de très nombreux martyrs disparus et anonymes enfouis dans des fosses communes partout, et notamment à l’est, à Maluku, au Kasaï, à Yumbi et au Bas-Congo. Que dire des tragicomédies répétées de Béni ? Nous ne pourrons jamais oublier nos martyrs comme : Mgr Christophe Munzihirwa, Mzee Laurent-Désiré Kabila, Père Vincent Machozi, Père Jean-Paul Kakule, Sœur Jeanne Yengane, Sœur Clara Agano Kahambu, Sœur Liliane Mapalayi, Pascal Kabungulu Kibembi, Salvator Muhindo, Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Pasteur Albert Lukusa Luvungu, Alain Moloto, Colonel Mamadou Ndala, Serge Maheshe, Louis Bapuwa Muamba, Kambale Musonia, Didace Namujimbo, Patient Chebeya Bankome, Rossy Mukendi Tshimanga, Luc Nkulula, Thérèse Kapangala, Eric Boloko, Hussein Ngandu, Serge Kikunda, Cedrick Nyanza, Gustave Kambale, Hyacinte Kimbanfu, Rodrigue Eliwo Monga, Fortuna Ngimbi, Jean Louis Kandiki, Nsimba Diakese, Thethe Tshibola et les autres. Une fois de plus, le MPDC présente ses vives et sincères condoléances au peuple congolais et à toutes les familles éprouvées. Nous ne devons jamais oublier aussi nos martyrs et héros : Mfumu Simon Kimbangu, Maman Kimpa Mvita, Isidore Bakandja, Paul Panda Farnana, Patrice Emery Lumumba, Okito, Mpolo, Joseph Kasa-Vubu, Sœur Anuarite Clémentine Nengapeta, Emmanuel Bamba, Evariste Kimba, Alexandre Mahamba, Jérôme Anany.

L’Etat de droit cher au Combattant Etienne TSHISEKEDI n’est pas une scène de transmission du pouvoir d’un Président illégitime à un autre Président illégitime nommé par lui.

L’Etat de droit était le leitmotiv du combat de notre Père Etienne TSHISEKEDI wa MULUMBA. Les élections chaotiques organisées par la CENI en tant que bureau privé du pouvoir n’a rien à avoir avec l’Etat de droit cher au Combattant du peuple Etienne TSHISEKEDI. Depuis les élections bâclées de novembre 2011, Mr Joseph Kabila était un Président illégitime et l’UDPS était totalement de cet avis. C’est ainsi que l’UDPS a revendiqué la victoire et réclamer la vérité des urnes et l’impérium. L’Accord de la Saint-Sylvestre en décembre 2016 n’avait aucune vocation de donner la légitimité à un pouvoir illégitime, mais d’éviter une crise majeure qui pouvait bien mettre de nouveau le pays à feu et à sang. La démocratie n’a jamais été la transmission du pouvoir d’un Président illégitime à un autre Président illégitime nommé par lui. Le MPDC ne croit pas aux élections chaotiques de nomination de décembre 2018 en République Démocratique du Congo. La tragicomédie de nomination par Joseph Kabila de son successeur est une atteinte grave à la vision de l’Etat de droit d’Etienne TSHISEKEDI wa MULUMBA. Comment un Président réellement élu ne peut avoir que 32 députés sur 485 lors d’une même élection ?

Le MPDC saisit cette occasion pour saluer le travail remarquable d’éclairage de tous les observateurs des élections de décembre 2018 et notamment de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), de la Synergie des missions d’observation citoyenne des élections (SYMOCEL) et de l’Union Africaine. Le MPDC note que le juge Corneille Wasenda N’songo de la Cour Constitutionnelle dénonce la décision précipitée de la Cour Constitutionnelle de reconnaître les résultats provisoires de l’élection présidentielle et rejette l’argumentaire de la CENI évoquant le cas de force majeure pour Béni, Butembo et Yumbi.

La revendication de la vérité des urnes est légitime et obligatoire en tant que processus de justice. Mais attention ! face à la revendication farouche de la vérité des urnes, l’ennemi du peuple congolais et du Congo prépare déjà la guerre et le chaos

Le Groupe Lamuka de Mr Martin FAYULU a le droit d’exiger l’établissement de la vérité des urnes en tant que processus de justice, sans jamais perdre de vue le plan macabre de l’ennemi du peuple congolais et du Grand Congo. Un peuple qui oublie son histoire est obligé de répéter les mêmes erreurs. Un tel peuple est d’office exclu de l’histoire des peuples et nations libres et prospères. Comme il n’y a pas eu de vérité des urnes de 2011 à 2016 avec Etienne TSHISEKEDI, il est à craindre qu’il n’y ait pas aussi de vérité des urnes pour Martin FAYULU et pour beaucoup de candidats députés nationaux et provinciaux remplacés de manière théâtrale. Face à la détermination du peuple congolais pour la vérité des urnes, l’ennemi prépare déjà la guerre et un nouveau chaos. Diriger, c’est savoir lire les signes des temps et anticiper. Et le MPDC est une grande force d’anticipation pour le peuple congolais et le Grand Congo.

Le peuple congolais doit faire très attention, car le chaos des élections était bien prévu pour opposer les Congolais les uns contre les autres, en jouant sur les fibres du tribalisme et du régionalisme permettant aux mercenaires et terroristes d’agir sous couvert de conflits ethniques ou tribaux. L’utilisation des leaders du Kasaï et de l’UDPS est une stratégie d’un grand laboratoire de conception des scénarios macabres ou chaotiques au Congo. Pour anéantir les efforts de développement d’une vraie démocratie dans notre pays, les acteurs du tennis politique injuste, piégé et inadapté ont toujours utilisé certains cadres de l’UDPS.

  • Une mobilisation nationale s’impose contre le tribalisme. Notre grave crise congolaise n’est pas une affaire des Baluba, Bakongo, Bangala et Baswahili. C’est un problème de vie ou de mort du peuple congolais et du Congo. En préparant le piège de faux conflits ethniques, c’est le plan d’extermination de notre peuple et de la balkanisation du Congo qui est à l’ordre du jour. C’est une grande usine de blanchisserie des génocidaires, criminels, assassins, violeurs et bandits de grand chemin qui est préparée.
  • Une nouvelle forme de terrorisme risque de brûler la région des Grands Lacs et toute l’Afrique. C’est la nouvelle formule du Terrorisme camouflé des Etats pour massacrer le peuple congolais, balkaniser et piller totalement la République Démocratique du Congo. Cette nouvelle forme de terrorisme va mettre à genou tout le pays et porter atteinte de manière inattendue aux intérêts de tous les pays et multinationales intéressés par les matières premières de notre pays. Comme le souligne le visionnaire Armand MAVINGA TSAFUNENGA, cette nouvelle forme de terrorisme pourrait déboucher sur une Troisième Guerre mondiale à partir du Congo en Afrique. Certains petits Etats africains pourraient même cesser d’être des Etats.
  • Une crise majeure peut surgir avec un Président nommé ayant une marge des manœuvres très réduite et conduire au piège de la dissolution de toutes les institutions : Assemblée Nationale, Sénat, Cour Constitutionnelle, Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).
  • Plusieurs scénarios qui ne peuvent être mis sur la place publique sont préparés pour le nouveau massacre des Congolais et la balkanisation de notre pays. La voie que nous avons empruntée depuis la transition lancée le 24 avril 1990 n’est pas bonne et appropriée. L’organisation injuste et criminelle des élections de 2006, 2011 et 2018 ne change rien du tout de cette situation. Dans une bonne démocratie, il n’y a pas de continuité ou d’alternance du mal, mais bien la rupture avec le mal. Comme ne cesse de le souligner le Président Armand MAVINGA TSAFUNENGA, la rupture avec un Etat du mal est une formidable continuité de l’Etat en vraie et belle démocratie.

Diriger, c’est savoir lire les signes des temps et anticiper. Il nous faut contourner le chaos qui arrive et qui risque de déboucher sur une Troisième Guerre mondiale à partir du Congo et de l’Afrique.

Plusieurs faits nous exigent d’envisager autrement la sortie de crise de notre pays : La médiocratie de la nomination par le Président illégitime de son successeur, la détermination de la vérité des urnes de la population congolaise avec les partisans de Lamuka, le piège des conflits tribaux ou ethniques, les pièges et obstacles terribles du tennis politique insensé et inadapté en vigueur dans notre pays depuis le 24 avril 1990, le mauvais départ pris depuis les élections criminelles de 2006, la nouvelle forme de terrorisme camouflé des Etats à partir de notre pays, les risques flous d’une Troisième Guerre mondiale à partir du Congo et de l’Afrique.

Notre pays reste toujours un pays en transition depuis le 24 avril 1990. Mais il faut maintenant une vraie transition entre l’ancien Congo qui doit se terminer avec tout le système actuel de la kabilie et le nouveau Congo qui doit commencer. C’est un changement profond de refondation de notre pays et non un simplement changement d’hommes dans le contexte de la justice. Le nouveau Congo sera un pays modèle de la justice en Afrique et dans le monde, car la justice élève une nation et affermit le pouvoir. Bientôt le peuple congolais comprendra le sens du combat du MPDC pour une transition exceptionnelle qui nous permettra de prendre un nouveau départ en rompant avec l’Etat du mal, avec l’ancien système et en mettant le génie congolais au cœur d’un Grand Nouveau Pacte Social et Culturel du Grand Congo du 21ème siècle. Il ne s’agit nullement de transitions que nous avons connues : des transitions opportunistes de partage des postes, de l’impunité et du pillage du pays. Il s’agit de jeter les fondations solides et sacrées du nouveau Congo où la jeunesse et la femme congolaise seront des acteurs privilégiés. C’est ainsi que le MPDC réaffirme sa vision d’une transition exceptionnelle de justice et de vrai changement préparée depuis 2006 sous l’impulsion du visionnaire Armand MAVINGA TSAFUNENGA et dans le cadre de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC). Cette transition permettra aussi d’instaurer notre tradition millénaire des élections incontestées et incontestables du génie du Peuple Congolais et d’éviter le grand chaos qui se prépare pour détruire définitivement notre pays, le grand et beau Congo.

Que Dieu bénisse le peuple congolais et le Grand Congo.

Fait à Paris, le 04 février 2019

Dr Patrick MBADU MAKANI KUMBU, Secrétaire National du MPDC chargé de la Santé et de la Qualité de Vie

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