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RDC : Shadary se déclare « président » avant l’annonce des résultats

Dernière mise à jour, le 11 janvier 2019 à 04:22

La République démocratique du Congo a finalement eu ses élections. Si dans l’ensemble, les scrutins se sont passés dans le calme, on a ce- pendant signalé quelques échauffourées dans les centres de vote où des électeurs, désemparés, ont eu du mal à se retrouver. Des morts à Walungu dans le Nord-Kivu. Beni et Butembo improvisent un vote symbolique sans la Céni. Le centre de la Céni à Inongo, dans le Maï-Ndombe, saccagé. Ramazani Shadary se déclare «président» avant l’annonce des résultats provisoires. Après son acte civique, Joseph Kabila s’est refusé à tout commentaire. « Je n’ai aucun commentaire à faire devant la presse », a-t-il lâché, en anglais, répondant à une question de la presse. Quant à la crédibilité des élections, après deux ans de glissement pour des élections prévues depuis décembre 2016, Joseph Kabila a préféré botter en touche. « Seul le temps nous le dira. Mais une chose est vraie, c’est que les élections sont libres et crédibles ».

Corneille Nangaa, président de la Céni, a finalement tenu parole. Les 40 millions d’électeurs enrôlés ont été appelés aux urnes le dimanche 30 décembre 2018 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Même si ça et là, on a signalé des dysfonctionnements et pannes techniques dans le dispositif mis en place par la Céni, il y a lieu de reconnaître que les élections ont été globalement apaisées sur l’ensemble de la RDC. En attendant la publication des résultats provisoires de la présidentielle, prévue le 6 janvier 2019, toute la RDC retient son souffle.

La République démocratique du Congo a finalement eu ses élections. C’est le dimanche 30 décembre 2018 que les 40 millions d’électeurs enrôlés par la Céni ont été appelés aux urnes pour élire le président de la République, les 500 députés nationaux et les 715 députés provinciaux. Si dans l’ensemble, les scrutins se sont passés dans le calme, on a ce- pendant signalé quelques échauffourées dans les centres de vote où des électeurs, désemparés, ont eu du mal à se retrouver.

Evidemment, c’est en dernière minute que la Céni a dû rectifier ses prévisions, opérant de graves coupes dans certains centres de vote pour répondre au rendez-vous du 30 décembre. Finalement, le dimanche 30 décembre, le vote a eu lieu, à, la grande satisfaction de toutes les parties impliquées au processus électoral.

Hormis Beni et Butembo dans le Nord-Kivu ainsi que Yumbi dans le Mai-Ndombe, où la Céni n’a pas été en mesure d’organiser les élections pour raison d’insécurité d’un côté, et l’autre, de la persistance du virus d’Ebola, ailleurs sur l’ensemble de la RDC, le peuple congolais a bel et bien voté. Autant dire que dans l’ensemble, les élections ont été apaisées – c’est selon. Car, par endroit les électeurs ont eu du mal à retrouver leurs bureaux de vote.

Dans les provinces, tout comme à Kinshasa, la capitale, des machines à voter ont présenté de graves dysfonctionnements, sans compter la logistique électorale qui n’a pas suivi à temps, obligeant par moment la Céni à recourir à son stock de secours pour calmer des électeurs surchauffés. Le plus évident est que plusieurs électeurs n’ont pas eu l’occasion d’exprimer leurs intentions de vote.

Pour l’instant, il ne s’agit pas de chercher le coupable. Le plus important est que le dimanche 30 décembre, le peuple congolais – pas tous évidemment – sont allés aux urnes.

JOSEPH KABILA : « LES ÉLECTIONS ÉTAIENT LIBRES ET CRÉDIBLES »

Après avoir voté tôt le matin à l’Institut de la Gombe, dans la commune de Gombe, Joseph Kabila, le président sortant, a affirmé que ces élections étaient « libres et crédibles ».

Après son acte civique, Joseph Kabila s’est refusé à tout commentaire. « Je n’ai aucun commentaire à faire devant la presse », a-t-il lâché, en anglais, répondant à une question de la presse. Quant à la crédibilité des élections, après deux ans de glissement pour des élections prévues depuis décembre 2016, Joseph Kabila a préféré botter en touche. « Seul le temps nous le dira. Mais une chose est vraie, c’est que les élections sont libres et crédibles ».

Après lui, Emmanuel Ramazani Shadary, candidat du FCC à la présidentielle, et Martin Fayulu, candidat de Lamuka, ont voté dans les mêmes installations de l’Institut de la Gombe.

Dans tous les cas, à quelques heures de la fermeture des bureaux de vote, Corneille Nangaa, le président de la Ceni, a indiqué à Jeune Afrique que « tous les incidents » constatés « ont été pris en charge » par ses agents. S’il y a eu des incidents à quelques endroits, Nangaa relativise, tout en reconnaissant que des « incidents étaient prévisibles » lors de cette journée de vote. Au-delà, note-t-il, le vote a eu lieu.

Quoiqu’il en soit, dans les communes périphériques de Kinshasa, telles que N’Sele, Kimbanseke et Maluku, des électeurs n’ont pas le temps s’exprimer librement leurs votes. Réputés proches de l’opposition, la Céni a empêché plusieurs électeurs de s’exprimer, les obligeant après 17 heures, d’évacuer le centre de vote. Dans les provinces, il y a des centres où les électeurs n’ont pas pu voter.

Le 30 décembre 2018, le peuple congolais est allé voter dans une confusion totale. Le 6 janvier prochain, la Céni rendra publiques les premières tendances de la présidentielle.

(avec lePotentiel)

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