jeudi , 27 juin 2019
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Élections : Des irrégularités constatées dans quatre coins de RDC

Près de 39 millions d’électeurs étaient invités à se prononcer en RDC dimanche 30 décembre, une journée d’élections provinciales, législatives et présidentielle, pour désigner le successeur de Joseph Kabila. L’ouverture des bureaux de vote a été fixée à 6 heures, mais beaucoup de bureaux n’ont pas réussi à ouvrir à l’heure ; de nombreux dysfonctionnements ont été signalés à travers tout le pays, entrainant des retards et la plupart des bureaux de vote ont fermé à 17 heures, mais dans certains endroits, les opérations de vote ont été prolongées suite à des retards, comme promis par la centrale électorale. Parfois, les bureaux de vote ont fermé alors qu’il restait des électeurs dans la file d’attente. Ou dans plusieurs bureaux, les électeurs ont eu des difficultés à trouver leur nom sur les listes. Autre problème : les observateurs dépêchés par l’Église catholique ont relevé plus de 500 dysfonctionnements des machines utilisées pour le vote. Des témoins n’ont pas pu accéder aux bureaux et dans certains cas, ils n’ont pas pu assister au dépouillement des bulletins.

Après deux ans de retard et trois reports des élections, près de 39 millions d’électeurs étaient invités dimanche 30 décembre 2018, notamment en vue de désigner un successeur à Joseph Kabila, qui ne s’est pas représente. Toutefois, beaucoup de dysfonctionnements sont rapportés dans certaines parties du pays lors du déroulement du scrutin.

Près de 39 millions d’électeurs étaient invités à se prononcer en RDC dimanche 30 décembre, une journée d’élections provinciales, législatives et présidentielle, pour désigner le successeur de Joseph Kabila. Les électeurs étaient nombreux à se mobiliser pour ces élections, qui ont été reportées à trois reprises et qui ont finalement été émaillées d’incidents.

L’ouverture des bureaux de vote a été fixée à 6 heures, mais beaucoup de bureaux n’ont pas réussi à ouvrir à l’heure ; de nombreux dysfonctionnements ont été signalés à travers tout le pays, entrainant des retards et la plupart des bureaux de vote ont fermé à 17 heures, mais dans certains endroits, les opérations de vote ont été prolongées suite à des retards, comme promis par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), pour que toutes les personnes inscrites puissent voter.

En outre, les retards n’ont pas été les seuls problèmes observés. Parfois, les bureaux de vote ont fermé alors qu’il restait des électeurs dans la file d’attente. Ou dans plusieurs bureaux, les électeurs ont eu des difficultés à trouver leur nom sur les listes. Autre problème : les observateurs dépêchés par l’Église catholique ont relevé plus de 500 dysfonctionnements des machines utilisées pour le vote.

Des incidents ont également été recensés par les témoins, c’est-à-dire les représentants des partis censés surveiller les opérations. Certains disent qu’ils n’ont pas pu accéder aux bureaux, c’est le cas à Goma par exemple, dans l’Est. Un peu plus au Nord, à Bunia, des témoins disent qu’ils n’ont pas pu assister au dépouillement des bulletins.

Il sied de noter que les noms qui revenaient le plus sont ceux du candidat de la majorité, Emmanuel Ramazani Shadary, et des deux opposants Félix Tshisekedi et Martin Fayulu.

Satisfaction de la Céni

Le président de la Céni, Corneille Nangaa, a exprimé sa satisfaction après une journée de vote historique en RDC. Pour lui, la grande majorité des bureaux ont ouvert à l’heure malgré quelques problèmes qui ont tous trouvés rapidement réponse. Le président de la Céni rapporte qu’il n’y a aucun mort à Kinshasa, il n’y a pas de chaos. « Les gens ont voté massivement, tout le monde a manipulé la machine à voter facilement. 97,3% des bureaux de vote ont réellement ouvert à temps », a-t-il dit.

Mais la RFI renseigne que dans l’est du pays, les élections ont été émaillées des scènes de violences au Sud-Kivu. À Walungu, un policier a tiré sur les électeurs qui protestaient contre la présence du chef du bureau de vote, qui imposait à tout électeur de voter pour le candidat Ramazani Shadary, du FCC, parti au pouvoir. En colère, les électeurs se sont jetés sur le policier et l’ont à leur tour. Aussitôt, ce bureau de vote a été fermé. Et Corneille Nangaa a donné une autre version de fait sur la mort de deux personnes dans un centre de vote dans le territoire de Walungu.

DES MILLIERS D’ÉLECTEURS EXCLUS DU PROCESSUS

A l’Est du pays, le vote a commencé à temps. A l’Ouest, des bureaux ont ouvert en retard. A Kinshasa, dans quelques bureaux de vote localisés dans les communes de Limete et Lemba, le vote a commencé avec retard en raison de l’absence de listes des électeurs et matériels. Des complications également avec l’utilisation de la machine à voter. C’en était le cas au centre cardinal Malula à Kingabwa tout comme à l’Institut Ntinu-Wene.

Au centre situé au Lycée Matonge, M. Eloi Kalonji, un électeur qui est sorti du bureau de vote après avoir rem- pli son devoir civique de vote, explique plutôt la facilité dans laquelle il s’est exécuté. « Pour moi, cela a été facile. J’ai retrouvé mon nom. C’est ma première fois qu’on m’explique comment voter avec la machine. Et j’ai compris. J’ai aidé d’ailleurs certaines personnes. En réalité, il n’y a pas de difficultés pour ceux qui maîtrisent l’informatique… ».

Dans un autre bureau du complexe scolaire Mgr Moke, un électeur a relevé un autre problème. C’est celui de la délimitation en ordre alphabétique des listes affichées.

Pour un observateur électoral trouvé sur place, la lenteur de vote est inquiétante. « Je suis ici depuis 8 heures du matin, maintenant il est 15 heures, ce que je peux signaler est que le vote est un peu lent. Beaucoup d’électeurs ont eu du mal à se retrouver sur des listes, là maintenant, la situation semble se décanter ».

A ses côtés, un témoin d’un parti politique a clairement apprécié le processus. « Je constate que des électeurs se retrouvent facilement avec la machine à voter. Ceux qui ont des difficultés sont orientés. Les électeurs s’approprient le processus de vote. Trois à quatre minutes, c’est le temps que j’ai enregistré pour la majorité d’électeurs dans l’isoloir. A part le fait qu’il n’y a qu’une seule machine de vote dans le bureau de vote pour une longue file d’attente, tout se passe bien … ».

Concernant les bureaux de vote situés dans l’enceinte du Lycée Ntinu Wene, à Limete, des machines ont posé problème. Un électeur fatigué s’est exprimé en ces termes : « Je suis ici au Lycée Ntinu Wene depuis 8 heures, il est 16 heures, je n’ai pas encore effectué mon vote. Dans certains bureaux, il n’y a même pas de machine à voter, par exemple dans le C1. Il est important de signaler qu’ici, les bureaux de vote ont ouvert au-delà de 13 heures et nous ne savons pas s’ils seront conséquents pour l’heure de fermeture. La sécurité est assurée bien qu’il y ait une présence un peu trop importante de forces de l’ordre. Tout se passe dans le calme jusqu’ici… ».

A ce sujet, le chef du centre de vote, s’est montré rassurant. « Malgré le retard accumulé à l’ouverture du centre, nous allons respecter le temps de vote et nous allons récupérer le temps… », a-t-il indiqué.

Facilité de vote également observé à Barumbu où quelques électeurs, à l’instar de Brunel, se vantent du temps record mis pour boucler toute l’opération. « J’ai bien voté au centre qui se situe dans l’école Gama, à Barumbu. Je n’ai même pas fait trois minutes pour effectuer mon vote. La machine est vraiment bonne. S’agissant de la sécurisation du centre, il n’y a rien à signaler, les gens effectuent le vote dans la quiétude ».

Félix Tshisekedi, candidat du CACH à la présidentielle, a voté au collège Bonsomi dans la commune de N’djili. Au sortir du bureau, le président national de l’Udps a déploré le désordre observé dans certains bureaux de vote de la ville de Kinshasa.

(avec Hervé Ntumba, lePotentiel)

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