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Reconduction des sanctions de l’UE : Ou sont les mesures de rétorsion de « Kabila » ?

Dernière mise à jour, le 31 décembre 2018 à 03:30

Dans sa communication au corps diplomatique en poste à Kinshasa, le 30 novembre dernier, le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et intégration régionale, Léonard She Okitundu, avait menacé de prendre des mesures de rétorsion, si l’UE ne se décidait pas à lever lesdites mesures et ce, avant la tenue des élections. Pour le VPM Okitundu, « cette praxis consistant à infliger des sanctions à grand renfort de publicité à l’endroit d’éminentes personnalités congolaises était contreproductive, violait le droit international et constituait une menace sur la souveraineté de la RD Congo ». « Ces sanctions, explique le communiqué de l’UE, consiste en un gel des avoirs et une interdiction de visa pour l’UE visant 14 personnes. Elles ont été adoptées le 12 décembre et le 29 mai 2017, en réponse aux entraves au processus électoral en RDC et aux violations des droits de l’homme qui y étaient liées ». 

La Majorité présidentielle (MP) ne se montre nullement impressionnée par la décision du Conseil de l’Union européenne, prise hier lundi, de prolonger d’une année, les mesures restrictives à l’endroit de 14 personnalités Rd congolaises parmi lesquelles figure le candidat du Front commun pour le Congo (FCC) à la présidentielle du 23 décembre courant, Emmanuel Ramazani Shadary.

En réaction à ces sanctions de l’UE, la MP, dans un communiqué remis dans la soirée à « Forum des As », daté du même lundi 10 décembre et signé par son porte-parole, André-Alain Atundu Liongo, « appelle la population congolaise à garder son calme et sa foi intacte en la capacité du Garant de la Nation, de l’intégrité du territoire et de la dignité du Congolais, à défendre la Nation et le peuple congolais ». 

Pour la famille politique du président Joseph Kabila, « notre cause est juste. » Pas seulement. « L’éthique politique et le droit des peuples sont de notre côté », affirme le Porte-parole de la Majorité présidentielle.

« IMPRESSION FACTICE D’UN CHAOS ELECTORAL »

Dans sa communication au corps diplomatique en poste à Kinshasa, le 30 novembre dernier, le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et intégration régionale, Léonard She Okitundu, avait menacé de prendre des mesures de rétorsion, si l’UE ne se décidait pas à lever lesdites mesures et ce, avant la tenue des élections. 

Pour le VPM Okitundu, « cette praxis consistant à infliger des sanctions à grand renfort de publicité à l’endroit d’éminentes personnalités congolaises était contreproductive, violait le droit international et constituait une menace sur la souveraineté de la RD Congo ». 

« Ces sanctions, explique le communiqué de l’UE, consiste en un gel des avoirs et une interdiction de visa pour l’UE visant 14 personnes. Elles ont été adoptées le 12 décembre et le 29 mai 2017, en réponse aux entraves au processus électoral en RDC et aux violations des droits de l’homme qui y étaient liées ». 

Dans le même document, la Majorité présidentielle dénonce les incidents orchestrés à dessein dans certains coins du pays pour donner à l’opinion internationale, « l’impression factice d’un chaos électoral » et bloquer net le processus.

L’UDPS/TSHISEKEDI SATISFAITE DE LA PROLONGATION DES SANCTIONS DE L’UE

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) est tout à fait d’accord avec l’Union européenne (UE), qui vient de prolonger ses sanctions d’une année à l’endroit de certaines personnalités politiques de la RDC. Devant la presse le lundi 10 décembre, Jean-Marc Kabund, secrétaire général du parti tshisekediste. Il a émis le vœu de voir ces restrictions être infligées également à d’autres personnalités, auteurs des exactions contre les civils.

L’UDPS ne s’arrête pas là. Ce parti phare de l’Opposition estime que, « suite à cette position clairement exprimée, l’UDPS formule des propositions suivantes : que tous les présumés auteurs intellectuels nationaux et étrangers du meurtre de madame Zaïda Catalan et de Michael Sharp, soient clairement identifiés et déférés devant la vraie justice », a déclaré Jean-Marc Kabund. 

C’est dans ces perspectives qu’elle soutient et appuie « les efforts des pays originaires de deux experts onusiens Zaïda Catalan et Michael Sharp tués dans le Kasaï pour faire éclater la vérité sur leur assassinat. Ce qui justifie le souhait ardent de l’UDPS de voir un tribunal pénal international pour la RDC ».

« Que les deux Etats victimes de ces crimes odieux, à savoir la Suède et les Etats-Unis, usent de toute leur influence au sein de la Communauté internationale pour créer les conditions de la mise en place d’un tribunal pénal internationale pour la République démocratique du Congo et ce, le plus rapidement possible », a suggéré Jean Marc Kabund-a-Kabund. A la 10ème Rue, on souhaite que la « Communauté européenne et les Etats-Unis d’Amérique restent fermes devant les intimidations du régime congolais », a clamé le secrétaire général de l’UDPS.

Le Conseil de l’Union européenne a prolongé lundi dernier pour un an les sanctions à l’encontre des personnalités congolaises dont Emmanuel Ramazani Shadari, candidat du FCC à l’élection présidentielle. Ces sanctions consistent notamment en le gel des avoirs et en l’interdiction de visa.

A travers ces sanctions qui datent de 2016, l’Union européenne reproche à ces personnalités des entraves au processus électoral et des violations des droits de l’Homme. La RDC avait menacé, dix jours plus tôt, de prendre des mesures de rétorsion contre l’Union européenne, si celle-ci ne décidait pas de la levée des sanctions prises à l’encontre de ces personnalités congolaises.

(avec Didier KEBONGO, Rachidi MABANDU)

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