vendredi , 6 décembre 2019
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Aux électeurs : Les promesses de campagne n’ont de valeur que pour ceux qui les écoutent

Le sud-est, l’est et l’ouest de la RDC ont été les premiers coins à écouter les promesses de campagne des uns et des autres : gratuité de l’enseignement, lutte contre la corruption, augmentation des salaires des fonctionnaires, éradication de l’insécurité, particulièrement à l’est où sévissent les groupes armés étrangers, réhabilitation et construction des routes et des ponts. Tout y passe. Mais, les promesses de campagne n’ont de valeur que pour ceux qui les écoutent, disait un jour un politicien français.

Depuis le 22 novembre, la campagne électorale pour les scrutins cumulés du 23 décembre a démarré. Les grosses pointures du paysage politique congolais sont à pied d’œuvre. Le sud-est, l’est et l’ouest de la RDC ont été les premiers coins à écouter les promesses de campagne des uns et des autres : gratuité de l’enseignement, lutte contre la corruption, augmentation des salaires des fonctionnaires, éradication de l’insécurité, particulièrement à l’est où sévissent les groupes armés étrangers, réhabilitation et construction des routes et des ponts. Tout y passe. Mais, les promesses de campagne n’ont de valeur que pour ceux qui les écoutent, disait un jour un politicien français. Ce qui pousse tous les candidats à inviter les électeurs à « voter utile ».

A ce slogan s’ajoutent ceux « d’élections libres, crédibles, transparentes et équitables ». Or, sur le champ de bataille, de nombreux écueils apparaissent. La sécurité des candidats à la présidentielle n’est pas assurée de la même manière. Si le candidat de la Majorité a bénéficié en premier des dizaines de policiers, que d’aucuns présentant comme des militaires habillés en policiers, mais aussi de nombreux véhicules de l’Etat, que l’on qualifient de ses propres protection et biens dont il disposait en tant que ministre de l’Intérieur, alors que la loi interdit à tout candidat d’user des biens de l’Etat, d’autres candidats ont dû verser de larmes pour obtenir la moindre protection.

Sur ce même chapitre d’utilisation de biens et personnel de l’Etat, le candidat de la Majorité est escorté, dans chaque ville où il passe, par des militaires et policiers non commis à sa protection par la loi. Il a la voie ouverte et est reçu par les notables locaux qui, pourtant, ne réservent pas le même traitement aux autres candidats. Ceux de l’opposition.

Mais là où le bat blesse, c’est l’obstruction faite aux candidats de l’opposition dans leur déplacement. Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bembe écartés de la compétition de façon cavalière, Martin Fayulu a eu du mal à faire venir au pays ses aéronefs devant assurer sa mobilité durant la campagne. De Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, d’où ils ont commencé leur campagne, Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi se sont vu refuser l’autorisation de se rendre à Walikale et Masisi, dans cette province, pourtant deux coins chauds où se pratique la fraude de coltan, de cassiterite et de l’or, mais aussi des coins de passage privilégiés d’éléments étrangers susceptibles d’influencer le résultat de vote.

Ce genre d’interdiction des candidats à se déplacer là où ils souhaitent apporter leurs messages, risque de générer un sentiment de discrimination et amener les militants des candidats lésés à se barricader et barrer la route aux candidats qui ne sont pas de leur obédience. Loin d’avoir des élections apaisées voulues par tous, le risque d’élections troubles s’agrandirait et peut conduire aux affrontements si on n’y prend pas garde.

La victoire de l’opposition est certaine

Le rendez-vous est maintenu le 23 décembre pour que les Congolais élisent leurs dirigeants. Raison pour laquelle tout se passe par la campagne électorale en vue de permettre à chaque candidat de convaincre. Voyant le succès qu’obtient l’opposition (Lamuka-Cach) pendant la campagne électorale, André Lubaya, ancien gouverneur du Kasaï occidental, estime que l’opposition a de la chance de remporter les élections si le peuple converge vers un seul candidat.

Réagissant à la réussite de la campagne de deux plateformes de l’opposition (Lamuka et Cach), André Lubaya reste optimiste à la victoire de l’opposition le 23 décembre. « A voir toutes ces marées humaines rejetant le FCC à l’Est et partout en République démocratique du Congo, la victoire de l’opposition est certaine », a-t-il twitté.

Pour lui, elle le serait davantage si les votes de toutes les foules pouvaient converger vers un seul candidat avant le 23  décembre 2018. C’est encore possible.

Toutefois, lors de la présentation de l’équipe de campagne de Martin Fayulu comme candidat à la présidentielle pour le compte de « Lamuka », deux absences remarquables ont frappé aux yeux de tout observateur averti. Il s’agit de celle d’André-Claudel Lubaya, ancien gouverneur du Kasaï occidental et de Delly Sessanga, l’un des lieutenants de Katumbi et président du parti Envol, tous deux cadres d’Ensemble pour le Changement.  Pourquoi ces deux leaders centre-Kasaïens sont-ils écartés de l’équipe de campagne de Fayulu ? La question mérite d’être posée ; car ils seraient les mieux placés à battre campagne pour le candidat de Lamuka au centre du pays.

Pour rappel, Claude André Lubaya, a été désigné en janvier 2017 courant nouveau modérateur de la Dynamique de l’opposition, plateforme au sein de laquelle siège son parti l’Union démocratique africaine, UDA-Originelle.

(avec lePotentiel)

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