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« Joseph KABILA » : Complice et instigateur de l’incendie de l’entrepôt de la CENI ?

Dernière mise à jour, le 28 septembre 2019 à 04:19

Un incendie a ravagé dans la nuit du mercredi à jeudi l’entrepôt principal de la Céni, situé sur l’avenue Haut Commandement dans la commune de la Gombe. Le bilan présenté par le président de la Céni, Corneille Nangaa, est très lourd. C’est principalement les circonscriptions de 24 communes de la ville de Kinshasa qui sont pénalisées. Car, les machines à voter entreposées à cet endroit, soit plus de 8 000, étaient destinées essentiellement à couvrir la capitale. A cause de cet incendie, 19 communes sur les 24 que compte la ville de Kinshasa seront pénalisées. Selon Lamuka, le régime ne peut être que le complice, voire l’instigateur, dudit incendie.

Triste événement pour la Céni qui a vu son entrepôt central de l’avenue de Haut Commandement partir en fumée, avec toute la logistique électorale pour la ville de Kinshasa. Toutefois, un flou entoure les circonstances dans lesquelles s’est déclaré cet incendie. D’ores et déjà, d’aucuns craignent un éventuel glissement du cycle électoral au-delà du 23 décembre, du fait du bilan apparemment très lourd. Selon Lamuka, le régime ne peut être que le complice, voire l’instigateur, dudit incendie. Mais, devant la presse, le président de la Céni Corneille Nangaa a relativisé tout en se montrant confiant pour l’avenir. « La Céni s’emploie pour la poursuite du processus électoral, conformément à son calendrier », a-t-il indiqué.

Un incendie a ravagé dans la nuit du mercredi à jeudi l’entrepôt principal de la Céni, situé sur l’avenue Haut Commandement dans la commune de la Gombe. Le bilan présenté par le président de la Céni, Corneille Nangaa, est très lourd. C’est principalement les circonscriptions de 24 communes de la ville de Kinshasa qui sont pénalisées. Car, les machines à voter entreposées à cet endroit, soit plus de 8 000, étaient destinées essentiellement à couvrir la capitale. A cause de cet incendie, 19 communes sur les 24 que compte la ville de Kinshasa seront pénalisées. D’où le questionnement qui est toutes les lèvres actuellement.

Entretemps, il nous revient qu’auparavant, le conseiller principal du chef de l’Etat au collège diplomatique, Barnabé Kikaya Bin Karubi, avait été parmi les premières personnes à annoncer l’incendie par un tweet. En outre, prenant de court la Céni, il avait promis des « solutions de rechange » pour parer à cette situation. Qu’est-ce à dire ? Seul Kikaya en détient le secret.

La Céni, quant à elle, relativise l’incident, sans pour autant que méconnaitre la gravité de la situation eu regard des pertes subies en termes de matériel électoral. « Sans minimiser la gravité de cette situation dommageable pour le processus électoral, la CENI s’emploie pour la poursuite du processus conformément à son calendrier », a indiqué Corneille Nangaa, jeudi devant la presse. Il a néanmoins pris le courage d’évaluer la situation, « en attendant les estimations définitives des dégâts causés par cet ignoble évènement ».

Kinshasa pénalisé

Selon lui, le feu a consumé le matériel de 19 sur 24 communes de Kinshasa, soit « près de 8000 machines à voter sur les 10 368 ; 37 774 isoloir sur les 8 887 ; 552 kits bureautiques sur les 8 887; 17 901 encres indélébiles ; 800 nouvelles motos et 15 véhicules; près de 9 500 batteries externes… ». Outre ce matériel, la Céni a aussi enregistré la perte de matériel des cycles 2006 et 2011 ainsi que du matériel d’enrôlement.

Pour l’instant, les rumeurs vont dans tous les sens quant aux causes exactes de cet incendie. Les autorités compétences ont d’ores et déjà promis une enquête pour faire toute la lumière sur ce grave incident qui risque d’impacter négativement le cycle électoral. Mais, les premières déclarations des acteurs politiques, particulièrement ceux du Front commun pour le Congo, font craindre une dérive d’une enquête qui pourrait servir de prétexte pour abattre des concurrents politiques les plus gênants.

Dans un communiqué signé par Néhémie Mwilanya, président du Comité stratégique du FCC, la nouvelle majorité au pouvoir, pointe du doigt l’opposition qu’il considère déjà comme le cerveau de l’incendie de l’entrepôt de la Céni.

Evidemment, des questions taraudent les esprits. La Libre Belgique les résume de la plus belle manière : « La seule et vraie question est de savoir si l’incendie est criminel et à qui il profite ? ». Ce que tentera d’élucider l’enquête promise par le pouvoir en place.

A première vue, des analystes notent que l’incendie n’a pas été déclenché à la suite d’une attaque asymétrique armée qui aurait causé les morts dans le rang des escadrons militaires ou policiers commis à la garde de l’entrepôt. Raison, la situation géographique ultra sécurisée de la zone où se trouve l’entrepôt qui a pris feu.

Dans ce périmètre où il y a une présence militaire permanente se trouvent, à quelques mètres de l’entrepôt, la base logistique des Forces armées de la RDC (FARDC) et le quartier général de la Zone de défense Ouest des FARDC. Le choix même du haut lieu pour entrepôt, rapporte-t-on, a été justifié par l’assurance de la sécurité militaire. Bien plus, l’inaccessibilité des personnes non autorisées en ce lieu est une autre paire de manche. Seuls les agents de la Céni, dûment autorisés, et le personnel militaire de sécurité du lieu avaient accès à cette concession.

Est-ce dans ce sens qu’il faille rechercher les présumés coupables ? L’enquête va sûrement nous éclairer.

La Céni relativise

Toujours est-il que la Céni ne s’emballe pas. Son président a relativisé cet incident et reste optimiste. Sans doute, dispose-t-il, comme l’a prédit Barnabé Kikaya, d’une solution de rechange. De son côté, l’opinion publique ne jure que par la tenue d’élections à la date prévue dans le calendrier électoral, soit le 23 décembre 2018.

(avec lePotentiel)

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