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Insalubrité à Ndanu et à Nzadi : Kimbuta doit démissionner

Dernière mise à jour, le 14 octobre 2019 à 08:09

Mercredi, devant l’hôtel de ville de Kinshasa, elles ont organisé un sit-in pour exiger de l’autorité municipale, un plan d’urbanisation susceptible de mettre à l’abri des inondations les habitants des quartiers Ndanu et Nzadi, situés dans la commune de Limete. Interrogées, ces femmes constituées dans un mouvement dénommé « Debout/Solidarité » déplorent l’insalubrité due aux inondations qui les contraignent de vivre dans un environnement malsain. « Quand il pleut, il n’y a pas moyen de sortir. On est obligé de prendre de pirogue pour se rendre à l’école, au marché, ou encore au travail. Et pour prendre la pirogue, il faut de l’argent, ce que l’on n’en a pas », ont-elles fait remarquer.

Ce mercredi 12 décembre 2018, devant l’hôtel de ville de Kinshasa, elles ont organisé un sit-in pour exiger de l’autorité municipale, un plan d’urbanisation susceptible de mettre à l’abri des inondations les habitants des quartiers Ndanu et Nzadi, situés dans la commune de Limete.

Interrogées par LePotentiel, ces femmes constituées dans un mouvement dénommé « Debout/Solidarité » déplorent l’insalubrité due aux inondations qui les contraignent de vivre dans un environnement malsain.

« Quand il pleut, il n’y a pas moyen de sortir. On est obligé de prendre de pirogue pour se rendre à l’école, au marché, ou encore au travail. Et pour prendre la pirogue, il faut de l’argent, ce que l’on n’en a pas », ont-elles fait remarquer.

Autrefois appelée « Kin La belle », la capitale de la République démocratique du Congo (RDC) est surnommée « Kin La poubelle ». Cela, à cause du niveau insupportable qu’a atteint l’insalubrité dans plusieurs quartiers de cette ville au cœur de l’Afrique. Tel un dépotoir public, certains quartiers de Kinshasa deviennent de plus en plus invivable.

Plusieurs voix se sont levées pour condamner le silence coupable des autorités face à cette insalubrité « voulue ». Ce mercredi, les femmes des quartiers Ndanu et Nzadi, deux quartiers situés le long du Fleuve Congo, dans la commune de Limete se sont mobilisées et ont pris d’assaut l’Hôtel de ville de Kinshasa où elles ont organisé un sit-in.

Nécessité d’un plan d’urbanisation

Affiches et banderoles en mains, elles réclamaient la justice sociale et climatique. « Les inondations nous tuent. Nous voulons un plan d’urbanisation. Les eaux de pluie nous exposent aux infections. Construisez-nous la digue autour de la rivière Ndjili », pouvait-on lire sur certains calicots et banderoles.

Une délégation de ces femmes a été reçue par le directeur de cabinet adjoint du gouverneur de Kinshasa, Zola Sheke, à qui ils ont remis un mémorandum pour son chef. Au sortir de leur entretien, Mignone Mbombo, membre du mouvement « Femmes débout/SOFFLECO » a fait remarquer que, d’après Zola Sheke, leur problème est connu depuis longtemps et que l’Hôtel de ville attendrait le financement de la Banque mondiale pour y répondre. Ainsi, Zola Sheke leur a demandé d’aller rencontrer le ministre provincial de l’Infrastructure, Travaux publics et Reconstruction (ITPR). Plus que déterminées, elles n’ont pas hésité d’y aller.

Depuis plusieurs années, les quartiers Nzadi et Ndanu connaissent de graves inondations, ce qui met en péril la vie des habitants surtout les femmes et les enfants. Mais en dépit de cris d’alarme de la population, aucune solution n’a été donnée à ce problème. Cette fois-ci, les femmes vivant le long du fleuve Congo ont saisi l’opportunité de cette période où se déroule, en Pologne, la COP24 pour appeler le gouvernement congolais au respect de ses engagements à la COP21. Elle soutiennent aussi que l’autorité devrait prendre en charge les victimes climatiques, notamment, celles de Nzadi et Ndanu.

(avec Lucie Ngusi)

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