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JOKAKA préside la réunion du haut commandement militaire
JOKAKA préside la réunion du haut commandement militaire

RDC : Les Unes des journaux du lundi 10 décembre 2018

Dernière mise à jour, le 13 décembre 2018 à 12:46

Un réseau maffieux à la BIAC [les agents accusent 8 mois d’impaiement], le retour de Joseph KABILA en 2023, la campagne électorale et le deal sur lequel repose CACH est porteur de germes de conflit à venir sont les sujets d’actualité dans les colonnes des journaux parus ce lundi 10 décembre en République démocratique du Congo (RDC).

Retour de Joseph KABILA en 2023

Au Palais de la nation, devant quelques médias internationaux dimanche 9 décembre, le président Joseph Kabila -empêché par la constitution de briguerun 3è mandat-, n’a pas exclu la possibilité de se représenter à la présidentielle de 2023, renseigne 7sur7.cd

« Dans la vie, il ne faut rien exclure tant qu’on est en vie, en bonne santé et qu’on a la vision », a déclaré le chef de l’État sur son avenir politique. Mais il a tout de suite précisé à l’Associated Presse qu’il ne sera un président bis car la constitution ne le lui permet pas, ajoute le média en ligne.

Cela contredit tant soit peu l’hypothèse d’un Kabila « fermier » tel qu’il le déclarait récemment au journal le soir, analyse pour sa part Capsud.net, qui se demande si la RDC tend vers une formule Poutine-Medvedev.

Congoprofond.net pense que les propos de Joseph Kabila « devrait inquiéter l’opposition congolaise, qui craint qu’il ne règne dans l’ombre après s’être démis de ses fonctions si son successeur préféré, le candidat du parti au pouvoir et ancien ministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary, l’emportait le 23 décembre ».

Mais pour Times.cd, Joseph Kabila confirme son retrait après les élections du 23 décembre.

Cependant, le chef de l’État n’a pas caché ses intentions de voir son dauphin Emmanuel Ramazani Shadary remporter les élections du 23 décembre. Et il a estimé que c’est bon pour lui de rester conseiller du Front commun pour le Congo(FCC) regroupement politique dont il autorité morale : «Si quelqu’un veut un conseil de ma part, j’espère qu’il viendra le demander», a-t-il encore affirmé.

L’Agence congolaise de presse (ACP) annonce le retour à Kinshasa du Président de la République Joseph Kabila. En effet, le Chef de l’Etat a regagné la capitale samedi, en provenance de Kalemie, au terme d’une visite de travail de quelques jours dans les provinces du Haut-Katanga et du Tanganyika. Pendant son séjour dans le Haut-Katanga, le Chef de l’Etat a inauguré l’usine de fabrication des explosifs à usage civil de la SICODEX à Likasi et du nouveau bâtiment de la Direction provinciale de l’INPP/Katanga à Lubumbashi.

Campagne électorale

Pour que vœu du chef de l’Etat se réalise, celui de voir son dauphin remporter les élections, Emmanuel Ramazani devra séduire l’électorat à travers la campagne électorale. Et il est déjà en train de sillonner la RDC, dans la province de Kenge, où il s’est offert un bain de foule, fait savoir Forum des As.

Kenge est la 10ème province que le candidat du FCC visite en moins de 15 jours. Vêtu de safari bleu, écharpe nouée autour du cou, coiffé d’une casquette rouge floquée à son nom, Ramazani Shadary a été accueilli par le gouverneur de province, des députés, des membres du gouvernement central, et des cadres d’entreprises originaires du Kwango venus de Kinshasa, rapporte le journal.

Pendant ce temps, Félix Tshisekedi et Kamerhe en jet privé sont annoncés lundi 10 décembre à Kisangani, après avoir battu tous les records de mobilisation des foules à Goma, Beni, Butembo, Bukavu, Bunia et Isiro, dans le cadre de la campagne électorale pour la présidentielle, et les législatives nationales et provinciales, informe Le Phare.

La particularité de l’étape du chef-lieu de la province de la Tshopo est que les deux signataires de l’Accord de Nairobi vont voyager à bord d’un jet privé, fruit des contributions de leurs sympathisants. Leur message commun va de nouveau porter sur la lutte contre la pauvreté, l’insécurité et les antivaleurs telles que la corruption et l’impunité, la restauration de l’Etat de droit, la reconstruction et la modernisation des infrastructures de base, la relance de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage, la création d’emplois, croit savoir le quotidien.

De son côté, Martin Fayulu, candidat de la coalition Lamuka, devait mettre le cap dimanche sur la ville de Kindu. Mais, c’était sans compter avec le FCC, visiblement essoufflé, qui a empêché par tous les moyens le « soldat du peuple » d’atteindre le chef-lieu de la province du Maniema, regrette Le Potentiel, qui en déduit que le Front commun pour le Congo est aux abois.

L’Avenir soutient qu’en optant de commencer sa campagne par la partie Nord de la province du Nord-Kivu, il n’y a plus l’ombre d’un doute que Fayulu veut raviver les foyers de tensions et d’insécurité qui y sévissent, en vue de mettre la main à la gâchette dans l’objectif d’embraser le pays partant de l’Est de la RDC. Et ce, pour permettre à certains mafieux de la communauté internationale de venir imposer une transition sans Kabila et piller ainsi les richesses naturelles du pays.

Selon ce journal, le fait pour Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe de mettre le cap sur l’Est du pays, aussi pour débuter une campagne présidentielle aux chances pourtant amoindries, est perçue par plus d’un observateur comme une conjonction de deux ensembles aux objectifs communs ; de quoi donc se demander si la population peut faire confiance à l’un ou l’autre.

Fatshivit : le deal de Nairobi

Forum Des As revient sur le deal de Nairobi, qui – à l’en croire – est porteur de germes de conflit. De leur accord signé à Nairobi au Kenya, Félix Tshisekedi renonce quasiment à tous les secteurs régaliens de l’Etat. En d’autres termes, les domaines relevant de la souveraineté du pays. A savoir : la Justice, la Défense, les Finances… D’ores déjà, des observateurs estiment que le deal sur lequel repose CACH est porteur de germes de conflit à venir.

Une rivalité qu’ils situent à trois niveaux : institutionnel, constitutionnel et la mise en œuvre de l’accord. D’abord, par rapport à la logique institutionnelle. Le régime politique en RDC est le semi-parlementaire. La composition du gouvernement est fonction de rapport des forces au niveau de l’assemblée nationale. De ce point de vue, on ne peut donc pas, en amont, se répartir le portefeuille.

Réseau maffieux à la BIAC

Africanews consacre son titre phare à la BIAC, Banque internationale pour l’Afrique au Congo. Selon ce journal, un réseau maffieux, malignement monté par deux personnalités membres du Comité d’administration provisoire-CAP- mis en place par la Banque centrale du Congo-, martyrise les agents qui accusent 8 mois d’impaiement.

Lassés d’œuvrer dans un univers où le détournement et la corruption battent leur plein, les agents de la BIAC demandent aux Chef de l’Etat Joseph Kabila et son Conseiller Luzolo Bambi de tirer les choses aux clairs en rapports avec tous ces détournements organisés par la CAP et plus précisément par Kahasha et Tshinene.

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