dimanche , 26 mai 2019
Accueil / Afrique / Présidentielle : Montée fulgurante de Martin FAYULU en RDC
Campagne électorale : Martin FAYULU MADIDI, a Kisangani, décembre 2018.
Campagne électorale : Martin FAYULU MADIDI, a Kisangani, décembre 2018.

Présidentielle : Montée fulgurante de Martin FAYULU en RDC

Dernière mise à jour, le 13 décembre 2018 à 07:07

Avant même que le cortège de Martin FAYULU MADIDI dit Mafa n’atteigne la ville de Kisangani, l’on pourrait, sans équivoque, affirmer haut et fort que la messe a été déjà dite. Au regard de la présence impressionnante des militants de la coalition politique « Lamuka », venus en masse au lieu du rendez-vous, afin d’écouter le speech de leur candidat qui est en train de concourir à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018, des langues se délient, au point qu’au bout de quelques jours, les observateurs du microcosme politique en RDC parlent d’une montée fulgurante du Candidat numéro 4, « le Soldat du peuple ». De Beni à Butembo, de Goma à Kisangani, Mafa électrise la foule ! D’Isiro à Kisangani, « Mafa4 » n’a pas été tendre envers le Dauphin de Joseph KABILA. Il a, dans son adresse à de milliers de sympathisants qui se sont retrouvés à la place de la Poste à Kisangani, demandé à l’Union Européenne de renforcer les sanctions contre Ramazani SHADARY, candidat du FCC. A l’en croire, cette mesure va permettre de mettre fin au régime de Kabila. « L’Union Européenne a écouté les pleurs du peuple congolais à travers vous, fils et filles de Kisangani et Tshopo. Il faut renforcer ces sanctions, vous ne pouvez pas continuer à traiter avec des gens qui ont violé les droits humains », avait-il lâché dans la foulée, sous des acclamations frénétiques de ses sympathisants de « Lamuka ». Des responsables de cette grande institution occidentale ont confirmé, vendredi 07 Décembre 2018, que les interdictions de voyager et le gel des avoirs seraient renouvelés à l’encontre du candidat du parti au pouvoir, le PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary et 15 autres officiels congolais.

Avant même que le cortège de Martin FAYULU MADIDI dit Mafa n’atteigne la ville de Kisangani, l’on pourrait, sans équivoque, affirmer haut et fort que la messe a été déjà dite. Au regard de la présence impressionnante des militants de la coalition politique « Lamuka », venus en masse au lieu du rendez-vous, afin d’écouter le speech de leur candidat qui est en train de concourir à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018, des langues se délient, au point qu’au bout de quelques jours, les observateurs du microcosme politique en République Démocratique du Congo (RDC) parlent d’une montée fulgurante du Candidat numéro 4.

Accompagné de sa femme, sans oublier le tandem Adolphe Muzito et Eve Bazaïba, sa directrice adjointe de campagne, tout au long de sa tournée, les villes parcourues étaient paralysées pendant une bonne partie de la journée. Après Beni, Butembo, Goma, Bunia, Isiro, le samedi 8 décembre 2018, c’était le tour de la Ville de Kisangani de s’offrir celui que ses militants ont surnommé « le Soldat du peuple ».

Partout où il a mis ses pieds, en droite ligne de sa campagne électorale, dans la partie Est de la RDC, il n’a pas manqué de livrer, en quelques mots, l’économie générale de son programme de gouvernance dont la lutte contre la corruption, les tracasseries, la pauvreté l’insécurité, la lutte contre Ebola, le développement de l’industrie touristique…

Chemin faisant

Le Candidat numéro 4 avait donné le go de sa campagne électorale à Beni, cette ville assiégée par l’insécurité. A bord d’un jet privé, ce dernier a transité par la ville de Goma, jusqu’à atteindre la cité martyre de Beni, où les militants l’attendaient avec impatience. Saisissant cette occasion, Martin Fayulu s’était adressé tard dans la soirée de mercredi 5 décembre 2018, à la population de Beni, qui était réunie en plusieurs milliers d’hommes et femmes au rond-point du 30 Juin, situé à quelques encablures du Boulevard Nyamwisi.

Comme si cela ne suffisait-il pas, « Mafa4 », avait le jour suivant, réitéré sa position contre l’usage de la machine à voter, surnommée « de machine à tricher ». Il avait, comme à ses habitudes, dénoncé les pratiques surannées du régime en place qui, à ses yeux, n’a pas réussi à mettre fin à l’insécurité et à la pauvreté depuis 18 années de règne, sanctionnés par un bilan négatif.

Pour lui, la population devrait faire un choix judicieux et ne devrait, en aucun cas, voter pour Emmanuel Ramazani Shadary, qui est lancée dans la lignée de la continuité des œuvres de son mentor.

D’Isiro à Kisangani, le Candidat numéro 4 n’a pas été tendre envers le Dauphin de Joseph Kabila. Il a, dans son adresse à de milliers de sympathisants qui se sont retrouvés à la place de la Poste à Kisangani, demandé à l’Union Européenne de renforcer les sanctions contre Ramazani Shadary, candidat du FCC. A l’en croire, cette mesure va permettre de mettre fin au régime de Kabila. « L’Union Européenne a écouté les pleurs du peuple congolais à travers vous, fils et filles de Kisangani et Tshopo. Il faut renforcer ces sanctions, vous ne pouvez pas continuer à traiter avec des gens qui ont violé les droits humains », avait-il lâché dans la foulée, sous des acclamations frénétiques de ses sympathisants de « Lamuka ».

Après le raté de Kindu où son jet privé aurait été empêché d’atterrir, Martin Fayulu est annoncé à Lubumbashi, où il compte poursuivre sa pérégrination à Kasumbalesa-Likasi-Kamina et Kalemie. Dorénavant, avant la date finale du 23 décembre 2018, celle des élections, la bataille à la présidentielle se joue entre trois candidats, alors que d’autres ne font qu’une simple figuration.

(avec Merdi Bosengele)

A lire aussi

Mobutu : L’un des derniers maréchaux de l’Afrique subsaharienne

Avant même que les différents territoires de l’ex-Zaire n’aient été libérés entièrement, le nouveau libérateur …

Laisser un commentaire