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Avec leur pion à l’Élysée : Bilderberg sème le chaos en France

Dernière mise à jour, le 10 décembre 2018 à 11:16

Selon les observateurs, le groupe des Illuminati dénommé « Bilderberg », est derrière le chaos et la violence qui sévissent actuellement en France. Car le président français Emmanuel Macron [qui est leur pion] agit sur les injonctions du groupe Bilderberg pour maximiser leurs intérêts financiers à l’Hexagone. Et d’ajouter que Bilderberg c’est comme un voleur qui ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; les « gilets jaunes », se sont révoltés afin que les français aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance.

La France est en alerte rouge et Paris a commencé à se barricader à la veille d’un nouveau samedi de manifestations de « gilets jaunes », une crise sociale et politique qui ébranle le pays et sidère le monde. Commerces fermés, spectacles annulés, matches de foot reportés, programme du Téléthon et parcours de la marche pour le climat changés: partout dans l’Hexagone, des dispositions exceptionnelles sont en vigueur pour se prémunir d’une nouvelle flambée de violences, comme celles qui avaient entaché les manifestations du 1er décembre. La situation est suivie de très près à l’étranger. La plupart des capitales ont appelé leurs ressortissants à ne pas s’exposer. Bruxelles, Prague et Lisbonne leur ont même conseillé de reporter leur séjour à Paris.

« Ces trois dernières semaines ont fait naître un monstre qui a échappé à ses géniteurs », a estimé le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

Face au risque d’une nouvelle explosion de violences, un dispositif policier « exceptionnel » sera déployé sur tout le territoire avec 89.000 membres des forces de l’ordre, dont 8.000 à Paris.

Dans la capitale, pour la première fois depuis des décennies, l’État engagera des « VBRG », ces véhicules blindés à roue de la gendarmerie. Le GIGN et ses antennes régionales ont été mis en alerte renforcée.

Dénonçant la « stratégie du chaos » du gouvernement, un des représentants des « gilets jaunes libres », Benjamin Cauchy, a appelé à ne pas aller manifester à Paris, estimant que ce rendez-vous était « un traquenard ».

Eric Drouet, visé par une enquête après avoir appelé à entrer dans l’Elysée, a également appelé à laisser « Paris aux casseurs » et d’aller manifester « sur le périphérique » parisien à la place.

L’Elysée a opposé une fin de non recevoir à une délégation de ces « gilets jaunes » se voulant « modérés ». Une délégation de six « gilets jaunes libres », dont M. Cauchy, sont reçus vendredi à 20h30 par le Premier ministre.

Silencieux toute la semaine, Emmanuel Macron ne s’exprimera qu’en « début de semaine prochaine » sur la crise.

Une balle par courrier

La présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a affirmé que « les imprécations en faveur d’un renversement de la Vème République sont inutilement dangereuses », tout en s’en prenant, sans le nommer, à Emmanuel Macron, « un homme dénué d’empathie pour le peuple, engoncé dans la morgue des élites et le mépris de classe ».

Le gouvernement a multiplié les appels au calme, constatant que l’annulation de la hausse des taxes sur les carburants n’a pas suffi à apaiser la colère.

68% des Français soutiennent la mobilisation des « gilets jaunes », selon un sondage OpinionWay pour LCI publié vendredi, un chiffre stable par rapport à l’enquête de la semaine dernière.

L’exécutif craint une alliance entre ultradroite, ultragauche, « gilets jaunes » les plus remontés et jeunes de banlieue, dont certains se sont livrés à des pillages samedi dernier dans la capitale.

« Les gilets jaunes sincères ne peuvent pas servir de boucliers humains » à des « éléments politisés et radicalisés » qui cherchent à « renverser le pouvoir », affirme le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, alors que plusieurs responsables de la majorité font état de « remontées inquiétantes ».

Le député « marcheur » du Pas-de-Calais Benoit Potterie a déposé plainte après avoir reçu vendredi une balle par courrier à sa permanence. Elle était accompagnée d’un message manuscrit: « la prochaine fois tu la prends entre les deux yeux. »

Le CSA, tout comme le ministre en charge des médias Franck Riester, en ont appelé à la « responsabilité » des médias « à la veille d’une journée particulièrement difficile pour le pays tout entier ».

En régions, une interdiction de manifester a été décrétée dans quatre communes du Nord, tandis qu’à Montauban, 28 cocktails Molotov et trois bombes artisanales ont été saisis sur un rond-point occupé par des « gilets jaunes ».

« On barricade tout »

Plusieurs dizaines de « gilets jaunes » ont pénétré vendredi en début d’après-midi dans le siège de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

A Paris, 2.000 éléments de mobilier urbain ont été démontés. La tour Eiffel, le Louvre et plusieurs grands magasins seront fermés samedi, tout comme de nombreux commerces et restaurants.

« On barricade tout pour demain », explique Denis Thibaudet, un menuisier fixant des panneaux en bois pour protéger les vitrines d’une boutique de champagne, boulevard Malesherbes.

Les hôpitaux parisiens ont mis en place « un dispositif de vigilance renforcé », avec « des renforts médicaux et non-médicaux ».

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, en a appelé aux entreprises, soulignant que « tout le monde doit faire sa part » et évoquant le versement d’une prime exceptionnelle défiscalisée et exonérée de charges.

Cette prime a été qualifiée de « bonne idée » pour le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux. Mais les syndicats la jugent insuffisante.

La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) s’est alarmée des conséquences des manifestations et blocages des « gilets jaunes » sur l’économie des TPE et PME.

Une extension de la mobilisation des « gilets jaunes » à d’autres secteurs est également crainte, notamment chez les agriculteurs et dans l’éducation où la situation est très tendue.

Quelques milliers de lycéens ont défilé vendredi à Paris aux cris de « Macron démission ».

Dans les transports routiers toutefois, la CGT, après FO, a levé son appel à faire grève de manière illimitée à partir de dimanche soir.

GALERIES LAFAYETTE, PRINTEMPS ET BHV FERMÉS

Les grands magasins parisiens comme les Galeries Lafayette Haussmann et Montparnasse ainsi que le BHV Marais et les différentes enseignes du groupe Printemps seront fermés samedi en raison de la quatrième journée de manifestation des « gilets jaunes ».

Les groupes Galeries Lafayette et Printemps ont annoncé vendredi la fermeture « par précaution » de la plupart de leurs enseignes parisiennes samedi dans les quartiers à proximité des Champs-Élysées et de l’Opéra, mais aussi à Montparnasse ou encore à Nation.

« A la lumière des évènements qui touchent Paris depuis plusieurs semaines, et par principe de précaution, le groupe a décidé de fermer ses deux +flagships+ des Galeries Lafayette Haussmann et du BHV Marais de façon exceptionnelle », a indiqué vendredi le groupe Galeries Lafayette dans un communiqué.

Le groupe Printemps a pour sa part annoncé la fermeture de quatre magasins Printemps (Haussmann, Louvre, Nation, Italie) et quatre enseignes Citadium (Caumartin, Champs-Elysées, Beaubourg et Nation) après avoir reçu des informations « des autorités compétentes ».

La préfecture de police de Paris avait appelé jeudi les commerçants du secteur des Champs-Élysées à « fermer (leurs) portes et accès, mais aussi à sensibiliser leurs personnels sur les risques encourus ».

Les deux groupes ont insisté sur la nécessité de privilégier la sécurité de leurs clients et de leurs collaborateurs et annoncé la réouverture des enseignes dimanche.

L’Élysée redoute une « très grande violence » samedi et les services de renseignement ont fait passer tous les voyants au rouge en alertant sur la mobilisation d’une « ultradroite qui rêve de révolution et d’une ultragauche qui prône l’insurrection », selon une source au ministère de l’Intérieur.

Trois semaines après la première grande mobilisation contre la hausse de la taxe sur les carburants et pour davantage de pouvoir d’achat, le gouvernement va déployer pour cet « acte IV » du mouvement des « gilets jaunes » un dispositif « exceptionnel ».

89.000 membres des forces de l’ordre dans toute la France, dont 8.000 à Paris, sont mobilisés afin de tenter d’éviter les mêmes scènes d’émeutes que le samedi 1er décembre.

LA MOBILISATION LYCÉENNE NE FAIBLIT PAS AU LENDEMAIN DES INTERPELLATIONS DE MANTES-LA-JOLIE

La mobilisation lycéenne dans la foulée des « gilets jaunes » s’est poursuivie vendredi notamment avec une manifestation à Paris, au lendemain d’interpellations de masse à Mantes-la-Jolie que le gouvernement a justifiées par « un climat de violence exceptionnelle ».

L’ensemble des partis de gauche ont dénoncé une « humiliation » après la diffusion d’une vidéo, filmée au plus près des forces de l’ordre, montrant l’arrestation jeudi de dizaines de personnes, genoux au sol et les mains sur la tête, près d’un lycée de Mantes-la-Jolie.

Au total, 151 jeunes ont été arrêtés dans cette commune des Yvelines. Toutes les gardes à vue avaient été levées vendredi en milieu d’après-midi et au moins deux tiers des jeunes concernés ont finalement écopé d’un rappel à la loi, a indiqué dans la soirée le parquet de Versailles.

Les images « sont dures (…) mais je crois qu’il faut les replacer dans un contexte », a répondu le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, justifiant ces interpellations par de « véritables violences urbaines » dans cette commune.

Le ministre a notamment pointé du doigt la présence aux côtés des lycéens d’une centaine d’individus « encagoulés et armés de bâtons » qui ont notamment jeté des dizaines de bouteilles de gaz « robinet ouvert sur des barricades enflammées » juste avant les interpellations.

Plus tôt dans la journée, le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, a reconnu avoir été « choqué » par les images de l’interpellation, mais il a aussi invoqué « un climat de violence exceptionnelle ».

Une enquête sera menée sur les interpellations et sur l’origine de la vidéo, a ajouté M. Castaner, assurant que les conclusions seront rendues publiques et s’engageant à ce que « toute la transparence soit faite ».

Le Défenseur des droits a de son côté annoncé l’ouverture de sa propre enquête sur les « conditions » de ces interpellations, rappelant être notamment chargé de veiller au « respect de la déontologie » des forces de l’ordre et de défendre « l’intérêt supérieur de l’enfant ».

400 lycées perturbés

Sur le terrain, les lycéens poursuivaient leur mobilisation pour le cinquième jour afin de réclamer notamment l’abandon des réformes du bac, de la voie professionnelle ou de l’accès à l’université.

Selon les chiffres du ministère de l’Éducation en milieu d’après-midi, 400 lycées sont perturbés, dont 84 bloqués.

Plusieurs centaines de lycéens ont défilé à Paris aux cris de « Macron démission », « Macron t’es foutu, la jeunesse est dans la rue ».

Croisée dans le cortège, Léonie, élève en seconde au lycée Charlemagne à Paris, dénonce en bloc « les emplois supprimés dans le secondaire, le SNU (service national universel) qui va coûter des millions alors qu’on pourrait créer des postes, la réforme du bac et Parcoursup, qui instaure la sélection ».

Depuis le début de la semaine, la mobilisation semble s’être quelque peu durcie avec le signalement de nombreux incidents et heurts avec les forces de l’ordre.

Un policier a été sérieusement blessé lors d’une manifestation tendue dans la matinée à Mulhouse (Haut-Rhin). Dans le Bas-Rhin, huit personnes ont été interpellées puis placées en garde à vue.

Dans la matinée, la situation était également tendue en Seine-Saint-Denis et en Essonne, avec des voitures brûlées et feux de poubelle.

Au lycée Le Corbusier d’Aubervilliers (93), plusieurs enseignants, parmi lesquels l’ex-candidate à la présidentielle Nathalie Arthaud (LO), se sont mis en grève: « Les événements de Mantes-la-Jolie nous ont encouragés à dire notre opposition à cette répression qui monte en banlieue », a-t-elle dit.

Plusieurs interpellations ont eu lieu, notamment en région parisienne: 60 dans le Val-de-Marne, 25 dans le Val d’Oise, 40 en Essonne, 40 dans les Hauts-de-Seine, 26 dans les Yvelines.

A Lyon, la manifestation s’est rapidement durcie avec des jets de pierre et de bouteilles en direction des forces de l’ordre qui ont répondu par des gaz lacrymogènes.

Dans l’Hérault, 500 lycéens environ ont manifesté dans les rues de Béziers. A Toulon, sept manifestants ont été interpellés, notamment pour jets de cocktail molotov.

Quelque 200 personnalités, dont plusieurs députés de gauche, ont par ailleurs appelé le gouvernement à cesser « immédiatement » d’utiliser des lanceurs de balles automatiques (flash-ball), qui ont blessé ces derniers jours des lycéens à la tête.

(avec Afp)

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