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Martin FAYULU, banderole annonçant la présentation de son programme du Gouvernement.
Martin FAYULU, banderole annonçant la présentation de son programme du Gouvernement.

Présidentielle : À quoi joue Fayulu ?

Dernière mise à jour, le 8 décembre 2018 à 03:09

« Nous ne boycottons pas la tenue des élections, mais nous refusons plutôt l’utilisation de la machine à voter », ne cesse d’affirmer Martin Fayulu, à chacune de ses sorties médiatiques. Côté Udps de Felix Tshisekedi, bénéficiant du soutien de l’UNC de Vital Kamerhe et d’une bonne frange de la population, les partisans disent aller aux élections avec ou sans la machine à voter. Et pour preuve, les Udpsiens ont déjà commencé la campagne électorale. Mais jusqu’alors, on ne sait pas très bien si le point de vue de Fayulu est partagé par le MLC de Bemba, Ensemble de Katumbi, Nouvel Elan de Muzito et Congo na Biso de Matungulu. Puisque sur terrain, certains candidats députés, se réclamant de ces partis et regroupements politiques précités, battent déjà campagne. Des affiches collées çà et là en disent déjà long.

Il est désormais ragaillardi par les propos de Martin Fayulu, qui, sans s’aligner clairement derrière Fatshi, se dévoile implicitement par ses déclarations à travers la presse. Le candidat commun de la coalition « Lamuka » continue de boycotter l’usage de la machine à voter pour la présidentielle du 23 décembre prochain.

« Nous ne boycottons pas la tenue des élections, mais nous refusons plutôt l’utilisation de la machine à voter », ne cesse d’affirmer Martin Fayulu, à chacune de ses sorties médiatiques.

Côté Udps de Felix Tshisekedi, bénéficiant du soutien de l’UNC de Vital Kamerhe et d’une bonne frange de la population, les partisans disent aller aux élections avec ou sans la machine à voter. Et pour preuve, les Udpsiens ont déjà commencé la campagne électorale, bien avant le retour de leur leader au pays, mardi.

Mais jusqu’alors, on ne sait pas très bien si le point de vue de Fayulu est partagé par le Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean Pierre Bemba, Ensemble de Moise Katumbi, Nouvel Elan de Muzito et Congo na Biso de Freddy Matungulu. Puisque sur terrain, certains candidats députés, se réclamant de ces partis et regroupements politiques précités, battent déjà campagne. Des affiches collées çà et là en disent déjà long.

« A quoi joue donc Fayulu ? » s’interrogent certains analystes. Est-ce une stratégie concoctée à Genève pour embrouiller les cartes du camp FCC, en donnant de la chance au fils Tshisekedi, alors que le candidat n°4 Fayulu n’a pas de moyens pour battre campagne ? Est-ce plutôt le forcing vers le schéma transition sans Kabila ?

En tout cas, la suite des évènements apportera des réponses aux différentes interrogations. Qu’à cela ne tienne, au niveau de la Ceni, on ne tergiverse pas. « Les élections auront lieu le 23 décembre et le 25, on connaîtra le nouveau président ». Telle est la déclaration vedette de Corneille Nangaa, ces derniers temps. 

En tant qu’institution organisatrice des élections, la Ceni a raison de le dire. C’est sa voix qui compte et non celle d’un quelconque politicien. Surtout qu’à ce jour, le déploiement des matériels électoraux a dépassé la barre de 70 %. 

Dimanche dernier, la Centrale électorale a entamé le déploiement des matériels électoraux par route dans la province du Kongo central. Elle compte finir ce travail dès la première semaine du mois de décembre. Toutes les dispositions sont donc prises pour que les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales se tiennent à la date prévue, avec la machine à voter.

Dans ce cas, Martin Fayulu, à moins qu’il change de position, serait non partant et, de cette façon, Fatshi prendra d’épaisseur pour mieux affronter le potentiel candidat du FCC. Mais , à en croire ces mêmes analystes, tout se dessinera clairement à deux ou trois jours du vote. 

C’est en ce moment-là que les électeurs sauront, du moins pour la présidentielle, s’il y aura deux ou trois blocs de candidats en face d’eux. Mais pour l’instant, il y a déjà deux grands blocs, celui du tandem Fatshi-Kamerhe contre Shadary. Fayulu étant encore dans une position énigmatique. 

PIERRE LUMBI NOMMÉ DIRECTEUR DE CAMPAGNE DE MARTIN FAYULU

Le fin stratège Pierre Lumbi, héraut du G7, est nommé directeur de campagne du candidat commun de l’opposition à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018. Ainsi en a résolu Martin Fayulu, au terme d’une décision portant nomination des membres de l’Etat-major de sa campagne, signée lundi 26 novembre.

A en croire la même décision, Pierre Lumbi sera secondé par neuf directeurs adjoints, chargés des tâches spécifiques. Le cas notamment de Mme Eve Bazaïba du MLC, nommée directeur adjoint chargé de Médias et porte-parole. De son côté, Olivier Kamitatu de l’ARC, s’occupera de la Communication et de nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). 

Pour sa part, José Endundo du Parti démocrate-chrétien(PDC), prend en charge les relations diplomatiques. Pas tout. Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, patriarche de l’UNAFEC, a la charge de la campagne de Martin Fayulu dans l’espace grand Katanga. 

De son côté, Mathieu Kalele-Ka-Kabila, ministre honoraire des Mines sous la transition 1+4, est nommé directeur de campagne adjoint en charge de relations avec les organisations et personnalités politiques. Dans le collège des porte-paroles de l’Etat-major de campagne du candidat commun de l’opposition, aile Genève, on retrouve, entre autres, Jean-Bertrand Ewanga, secrétaire général adjoint de la plateforme katumbiste « Ensemble », Chérubin Okende, vice-président du parti Front social des indépendants et Sam Bokolombe, Prof de Droit à l’UNIKIN (Université de Kinshasa) et cadre de « Ensemble », très connu par la qualité de ses réflexions et ses prises de paroles à l’hémicycle. 

Outre le directeur, les directeurs adjoints, le trésorier général, le collège des porte-paroles…l’état-major de la campagne de Martin Fayulu comprend 26 coordonnateurs provinciaux et 18 coordonnateurs provinciaux adjoints. Le constitutionnaliste et sénateur Jacques Djoli s’occupera de sa circonscription de la Tshuapa. Boris Mbuku Laka, ancien 1er vice-président de l’Assemblée nationale sous Vital Kamerhe, devra vendre l’image de Martin Fayulu dans son territoire natal d’Idiofa, dans la province du Kwilu. Christophe Lutundula Apala, lui, s’occupera de la nouvelle province du Sankuru, issue du démembrement de l’ex-province du Kasaï-Oriental. 

Ainsi, à la lumière de cette décision rendue publique hier lundi, l’équipe de campagne de Martin Fayulu comprend dans l’ensemble, soixante-six personnes. Ci-dessous, la liste complète des majors de la campagne électorale du candidat commun de l’Opposition. 

(avec ForunDesAs, Grevisse KABREL)

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